Afrimyth

Afrimyth Afrimyth est un univers cinématographique panafricain où les mythes africains, l’histoire réelle et le monde moderne coexistent et s’entremêlent.

C’est parti !!!
04/08/2026

C’est parti !!!

22/07/2026

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Ce passage 😂❤️ Emma Padonou
20/03/2026

Ce passage 😂❤️ Emma Padonou

Épisode 5Une chaleur légendaire la traversa. Son corps entier sembla connaître des mouvements qu’elle n’avait jamais app...
15/02/2026

Épisode 5

Une chaleur légendaire la traversa. Son corps entier sembla connaître des mouvements qu’elle n’avait jamais appris : ses mains, ses pieds, chaque muscle s’animait d’une précision et d’une force surnaturelles. En quelques secondes, les bandits furent projetés, frappés, neutralisés, sans qu’Ayélé ne touche le sol avec brutalité.
— « Qu… quoi ? » balbutia Mael, encore étourdi, en voyant les voleurs allongés, KO, autour d’eux.
Mina, bouche bée, renifla un rire nerveux :
— « Euh… tu viens de… faire quoi exactement ? »
Ayélé, haletante, sentit son cœur battre au rythme de la mer. Elle posa une main sur le collier, qui pulsait encore doucement, comme pour lui murmurer : « C’est toi… c’est ton héritage. »
— « Je… je ne sais pas… » murmura-t-elle, la voix tremblante mais fière.
Mael se releva lentement, le visage marqué par le choc, et murmura :
— « Aye… c’était… incroyable… »
Mina, reprenant son souffle, tapa sur l’épaule d’Ayélé, un large sourire aux lèvres :
— « Bon, on va dire que t’as assuré… mais je dois comprendre ce qui vient de se passer même ! »

Ayélé esquissa un sourire timide, encore submergée par l’adrénaline et la révélation de sa force. Pour la première fois, elle comprit que ce collier n’était pas un simple bijou : il était la clé de son héritage et de sa puissance.

La nuit sur la plage reprit son calme, mais rien ne serait plus jamais comme avant. Les vagues continuaient de frapper le sable, témoins silencieux d’une jeune héritière qui venait de se découvrir.

Chapitre 3 : Les secrets révélés

Le soleil perçait timidement entre les nuages, illuminant la ville. La tension de la nuit passée semblait à peine croyable à présent.
Mina, assise sur une pierre, tapotait ses genoux en riant :
— « Franchement, Aye… t’as vu ça ?! Comme dans un film de super-héros ! Je ne sais pas si je dois être impressionnée ou juste avoir peur que tu me fasses ça à nouveau… »

Ayélé caressa le collier, toujours posé contre sa poitrine, un peu honteuse de l’énergie qu’il avait libérée :
— « Je… je ne sais pas… Ça m’est juste arrivé… je ne contrôle pas vraiment. »
Mina éclata de rire :
— « ‘Juste arrivé’ ? Tu viens de mettre KO cinq mecs comme si tu jouais à un jeu vidéo ! Et nous, on était là, à se faire regarder comme des touristes ! »
Mael, assis un peu en retrait, caressa son visage endolori de la veille. Il esquissa un sourire :
— « C’est vrai… mais bon, au moins on est vivants… et toi, tu… t’es incroyable. »
Ayélé soupira.
— « Ça me fait peur aussi… et ça ne résout pas les vrais problèmes. Ici, en Afrique, le premier monstre à combattre, ce n’est pas des bandits de plage… c’est la faim, la corruption, et tous ces… trucs invisibles qui empêchent les gens de vivre dignement. »
Mina fit mine d’être sérieuse, mais son sourire en coin trahissait son amusement :
— « Eh bien, si tu veux protéger le monde avec des coups de pied et des poings magiques, il va falloir commencer par distribuer des sandwichs et dénoncer des pot-de-vins ! »
Mael hocha la tête, souriant malgré la douleur de sa joue.
— « On va devoir comprendre ce collier… et ce que tu es vraiment, Aye. »

Ayélé se leva, déterminée, et fit quelques mouvements spontanés, presque instinctifs. Chaque geste, chaque déplacement était précis, harmonieux. Mina l’observait, fascinée :
— « Bon, ok… d’accord, t’as des réflexes de dingue. Mais ça me rappelle que dans les films, tout ça, c’est pour les bancs. Pas pour nous… enfin, pas encore. »

Ils commencèrent alors une petite enquête improvisée sur la plage, entre éclats de rire de Mina et observations de Mael. Ayélé, concentrée, touchait le collier, sentant comme un fil invisible qui la reliait à une mémoire ancienne.
— « Écoutez… » dit-elle doucement. « Je crois que ce collier… ce n’est pas seulement un objet magique. Il y a quelque chose derrière. »

Ils découvrirent rapidement qu’il existait des trésors et artefacts dont l’histoire ne parlait jamais, trop puissants ou dangereux, gardés secrets pour protéger ceux qui les possédaient et éviter les convoitises. Mina haussa les épaules, mi-sérieuse :
— « Donc, ce que tu portes là… c’est un genre de coffre-fort magique ? »

Ayélé sourit, un peu triste et fière à la fois.
— « Plus que ça. Une Agojié, il y a longtemps, a enfermé sa puissance dans ce collier. Elle voulait continuer à protéger le Danhomey… notre Bénin… pour toujours, à travers sa digne descendance. »

Mael, touché, murmura :
— « Alors… c’est à toi maintenant. À toi et à nous, de faire en sorte que ça serve… pas à nous faire peur ou nous rendre célèbres. »

Mina soupira, en jouant avec une mèche de cheveux :
— « Eh bien, jeune héritière… on a du pain sur la planche. Mais au moins, t’as des techniques de combat… et un collier magique. Si on ne sauve pas le monde, au moins on pourra effrayer les voleurs de plage. »

Ayélé sourit, touchée par la loyauté de ses amis. Elle se redressa, tenant le collier contre sa poitrine, sentant la force de ses ancêtres et la responsabilité qui l’attendait. Cette journée de recherches, de découvertes et de rires légers fut le premier pas vers une vie où son héritage ne serait plus un secret, mais une arme pour protéger son pays et ses proches.

Épisode 4Les ombres de la villeDepuis les événements du 7 décembre, Cotonou a changé. Officiellement, tout est sous cont...
15/02/2026

Épisode 4

Les ombres de la ville

Depuis les événements du 7 décembre, Cotonou a changé.
Officiellement, tout est sous contrôle.
Officieusement, les rumeurs circulent.
— « Ils disent que certains mutins n’ont jamais été arrêtés », murmure Mina un soir.
— « Des gens armés ? Ici ? »
— « Oui… et qu’ils cherchent quelque chose. »
Ayélé frissonne sans savoir pourquoi.
Elle repense aux mots de sa grand-mère.
À l’objet confié.
À la sensation, parfois, que la ville l’observe.

La nuit qui approche

Ce soir-là, après une longue journée de cours, Ayélé et Mina quittent la bibliothèque t**d.
La pluie menace.
Les lampadaires clignotent.
— « On prend le raccourci », propose Mina.
Ayélé hésite.
Son cœur bat plus vite, sans raison apparente.
— « Tu as peur ? » plaisante Mina.
— « Non… juste… attentive. »
Elles s’engagent dans la rue étroite.
Ayélé ne le sait pas encore, mais Cotonou s’apprête à lui révéler ce que la FSS ne lui a jamais appris :
certaines héritières ne choisissent pas leur destin. Elles s’y réveillent.

Le soleil venait de disparaître derrière l’horizon, et la lumière rougeoyante s’effilochait sur les vagues. La Plage de l’Amazone, habituellement paisible à cette heure, était presque vide. Seuls quelques pêcheurs rangeaient leurs filets et le bruit lointain des zemidjans se mêlait au ressac des vagues.

Ayélé marchait lentement, le collier discret sous son pull. Mina, toujours enjouée, jonglait avec son téléphone et les ombres du soir, tentant de faire sourire Ayélé. À côté d’elles, Mael suivait d’un pas tranquille, regardant la mer plus qu’elles. Son silence était rassurant, mais ce soir-là, il pesait différemment.
— « Tu es sûre que ça va, Aye ? » demanda Mina, rompant le silence.
— « Je… je ne sais pas. J’ai l’impression que tout peut basculer d’un instant à l’autre. » répondit Ayélé, sa voix tremblante malgré son effort pour rester calme.
Mina la regarda, un sourire en coin :
— « C’est toujours toi, à te faire des films. Viens, respire un peu. Regarde le ciel… » Elle leva la main vers le crépuscule.
Mais Ayélé ne pouvait détacher son esprit des visions de Nènè et des temples profanés. Elle sentit le collier vibrer faiblement contre sa poitrine, comme une pulsation synchrone avec son propre cœur. Une tension invisible s'installe, une énergie prête à éclater.

Mael s’arrêta et posa doucement sa main sur l’épaule d’Ayélé.
— « Je suis là… peu importe ce qui arrive. »
Elle esquissa un faible sourire, reconnaissante, mais la peur persistait. Mina, voyant ce mélange de fatigue et de terreur, lança une boutade pour alléger l’atmosphère :
— « Bon, si on se fait attaquer par des fantômes ce soir, je te préviens : je cours en premier. »
Comme si elle se doutait instinctivement de ce qui allait se passer.

Le crépuscule s’éteignait sur la plage de l’Amazone. Le sable était froid et humide, les vagues crachaient leur écume comme pour avaler le ciel sombre. Mina, Ayélé et Mael avançaient, riant faiblement pour masquer la tension des derniers jours. Mais l’air pesait lourd. L’obscurité se densifiait, et derrière eux, des silhouettes surgissaient : cinq jeunes hommes, silhouettes maigres et visages tendus, armés de bâtons et de chaînes rouillées.
— « Donnez-nous vos affaires ! » cracha l’un d’eux en Fon, le plus grand, le sourire cruel.
Mael plaça instinctivement son corps devant Ayélé et Mina.
— « Laissez-les tranquilles… » tenta-t-il de raisonner.
Mais avant même qu’il ait terminé sa phrase, un coup violent s’abattit sur sa joue. Il s’effondra au sol, étourdi, la bouche ensanglantée. Ayélé hurla :
— « Mael ! »
Mina, loin d’être effacée, se mit devant Ayélé.
— « Vous allez me passer sur le corps si vous voulez quelque chose ! » cria-t-elle, poings serrés.

Un des voleurs leva son bâton, et Mina encaissa le premier coup sur son épaule, se décalant juste à temps pour ne pas tomber complètement. La douleur lui lança un éclair dans tout le corps, mais elle ne fléchit pas, serrant les dents.

Ayélé, figée, regardait la scène. La peur bouillonnait en elle, un mélange de rage et d’impuissance. Ses genoux fléchissent. Tout lui revenait : sa grand-mère debout, droite malgré l’épreuve, ses mots, le collier, l’héritage des Agojié…
— « Tiens-toi droite et fière, jeune héritière… Une Agojié ne fléchit le genou que devant son ROI… »

La voix résonna dans sa tête comme un tonnerre intérieur. Le monde sembla ralentir. Le collier sur sa poitrine s’illumina soudain, projetant une lumière dorée, pure et puissante, autour d’elle. Ses amis, Mael et Mina, figés dans l’incompréhension, ne comprenaient pas ce qui se passait...

Épisode 3 : Chapitre 2 : LA VILLE QUI NE DORT JAMAISCotonou ne dort jamais vraiment. Même quand la nuit s’étire, la vill...
15/02/2026

Épisode 3 :

Chapitre 2 : LA VILLE QUI NE DORT JAMAIS

Cotonou ne dort jamais vraiment.
Même quand la nuit s’étire, la ville respire encore — klaxons lointains, groupes électrogènes, éclats de rire étouffés, prières murmurées, rêves suspendus.
Pour Ayélé, Cotonou n’est pas seulement une ville.
C’est une promesse.
Et une épreuve.

La FSS : entre vocation et vertige
La Faculté des Sciences de la Santé (FSS) s’impose comme une forteresse moderne : bâtiments clairs, amphithéâtres bondés, silhouettes pressées en blouses blanches, regards fatigués mais habités par l’ambition.
Ayélé marche vite. Toujours.

Sac sur l’épaule, cahiers serrés contre elle, écouteurs dans les oreilles sans musique. Elle aime entendre le monde.
— « Tu révises encore ? » lance Mina, sa meilleure amie, en la rattrapant à l’entrée du bâtiment principal.
Mina était musulmane de naissance, mais surtout fille de son temps.

Chez elle, la religion n’avait jamais été un champ de bataille intérieur. Elle faisait partie du décor, comme les salutations du matin ou les repas partagés. Elle respectait les bases, connaissait les prières, observait certaines traditions familiales… mais ne laissait jamais la foi diriger chacun de ses pas. Mina croyait à l’essentiel : être droite, être loyale, être humaine.
Et surtout, vivre.

Là où Ayélé était réserve et silence, Mina était éclat de rire. Là où Ayélé portait le monde sur ses épaules, Mina savait l’alléger. Elle parlait vite, riait fort, et ne supportait pas les atmosphères trop lourdes. Dès que la pression montait — examens, stages, avenir incertain — elle lançait une remarque piquante, parfois impertinente, toujours juste, qui faisait retomber la tension comme un ballon crevé.
— « Hé, on va pas sauver le pays aujourd’hui, on veut juste valider l’UE ! »

Toujours coiffée avec audace, Mina changeait de style comme d’humeur : tresses colorées, chignon haut, foulard noué façon urbaine. Elle transformait chaque détail en affirmation de soi. Son apparence était une déclaration silencieuse : je suis libre, et je l’assume.

À la FSS, on la repérait de loin. Non pas parce qu’elle parlait plus fort que les autres, mais parce qu’elle faisait du bien à ceux qui l’entouraient. Mina avait ce don rare de rendre les journées supportables. Elle n’aimait pas les drames inutiles, encore moins les secrets trop lourds — sauf quand ils concernaient ceux qu’elle aimait.

Car derrière la légèreté, Mina était farouchement loyale.
Une amie qu’elle choisissait, elle la défendait. Une injustice, elle la relevait. Elle ne promettait pas beaucoup, mais ce qu’elle promettait, elle le tenait. Avec Ayélé, cette loyauté prenait une forme presque instinctive. Elle sentait bien que son amie cachait quelque chose, une douleur, une profondeur qu’elle ne forcerait jamais.
— « T’inquiète. Le jour où tu parles, je suis là. Et le jour où tu veux juste rire… je suis là aussi. »

Mina rêvait d’une vie simple mais digne : réussir ses études, gagner son indépendance, voyager, aimer sans se perdre. Elle croyait que la science pouvait changer des vies, et que l’humour pouvait sauver des âmes.
Elle était l’inverse d’Ayélé…
et pourtant, son équilibre parfait.
— « Si je m’arrête, j’ai l’impression que tout s’écroule », répond Ayélé sans ralentir.
Mina sourit, mais son regard est sérieux.
— « On ne peut pas sauver tout le monde, Aye. Même pas soi-même. »
Ayélé ne répond pas.
Elle pense à Ouidah.
À l’enterrement.
À ce qu’elle porte désormais en silence.

Amitié sous pression

À la FSS, la compétition est invisible mais constante.
Personne ne crie, personne ne menace — mais chaque note, chaque classement, chaque regard compte.
Dans l’amphi, les étudiants se battent contre la fatigue, la peur de l’échec, la pression familiale.
— « Ma mère a déjà annoncé au quartier que je serai docteur », murmure un étudiant derrière elles.
— « Moi, mon père a vendu un terrain », souffle un autre.
Ayélé écoute.
Elle comprend trop bien.
Mina se penche vers elle :
— « Et toi ? Pourquoi la médecine ? »
La question est simple.
La réponse ne l’est pas.
— « Parce que certaines blessures ne se voient pas », dit finalement Ayélé.
Mina ne plaisante pas cette fois.

Les rêves et les silences

Le soir, elles révisent dans une chambre étroite à Akpakpa.
Ventilateur capricieux. Lumière jaune. Cahiers ouverts, esprits fatigués.
— « Un jour, je quitterai ce pays », dit Mina en s’allongeant sur le lit.
— « Pas moi », répond Ayélé.
— « Pourquoi ? »
— « Parce que quelqu’un doit rester. »
Un silence.

Ayélé se lève, va à la fenêtre.
En bas, la rue vit encore.
Elle sent parfois quelque chose vibrer en elle — une chaleur sourde, une tension étrange, comme si son corps réagissait à autre chose que le stress.
Elle n’en parle à personne.

Les cours s'enchaînent, précis et exigeants. Les TP, les examens, les stages hospitaliers : chaque jour était un test de résistance physique et mentale. Et dans cette routine, les tensions intérieures qu’elle traînait depuis Ouidah ne la lâchaient pas.
Elle avait des amis, bien sûr. Mais même parmi eux, elle restait partiellement distante. Mina était son ancre : rieuse, spontanée, capable de transformer un couloir silencieux en éclat de rire. À ses côtés, Ayélé retrouve un souffle, un instant de normalité. Mais elle savait que ce n’était qu’une trêve temporaire. Les cauchemars, ses visions de la pluie, de Nènè, du coffret… tout revenait la nuit, la laissant épuisée et inquiète de ce qu’elle pouvait devenir si jamais le collier réagissait.

Parmi les autres, Mael Francisco, son petit ami, était une présence calme et rassurante. Originaire d'Agoué d’ethnie Agouda, Maël était simple, travailleur, discret. Il ne parlait pas beaucoup, mais ses gestes, sa constance, sa patience parlaient pour lui. Il l’aimait sincèrement, et il voyait la fragilité sous son masque de force. Mais Ayélé, encore sous le choc des événements à Ouidah et du poids du collier, restait distante. Elle ne voulait pas l’entraîner dans son monde d’ombres et de secrets.
— « Maël… je… je peux pas. Pas maintenant. » avait-elle murmuré un soir, alors qu’ils marchaient après un cours trop long.

Et lui, fidèle, avait simplement hoché la tête, comprenant sans poser de questions inutiles. La patience de Maël devenait pour elle un refuge silencieux : il était là, stable, et elle pouvait s’y accrocher sans effort.

La vie étudiante apportait son lot de pressions supplémentaires : examens à venir, dossiers à rendre, rivalités pour les stages les plus intéressants. Mina, toujours prête à lancer une pique pour désamorcer, constate souvent :
— « Ayélé, t’as l’air de porter le monde sur tes épaules. Laisse-en un peu pour nous autres, sinon on va finir écrasés aussi. »

Les moments calmes étaient rares, et même ces instants étaient teintés par l’attente d’un basculement imminent. Ayélé sentait au fond d’elle que quelque chose allait survenir, un événement qui mettrait fin à cette illusion de normalité. Et plus les jours passaient, plus la tension s’accumulait.

Elle essayait de suivre les cours, d’aider Mina à réviser, de sourire à Maël… mais le collier pesait sur elle comme une promesse silencieuse d’orage. Chaque bruit dans le couloir, chaque regard insistant d’un professeur, chaque appel du téléphone semblait résonner avec la mémoire des temples profanés à Ouidah.
C’était un équilibre précaire. Entre rires, camaraderie et devoirs, Ayélé avançait, consciente que la vraie vie, celle qui la mettrait face à son héritage, n’avait pas encore commencé.

Épisode 2 : Rétro – 7 décembre : la fracture Le colonel Akpalo n’était pas un soldat ordinaire. Ancien stratège des forc...
13/02/2026

Épisode 2 :

Rétro – 7 décembre : la fracture

Le colonel Akpalo n’était pas un soldat ordinaire.
Ancien stratège des forces spéciales, il croyait moins au pouvoir des institutions qu’à celui des forces dormantes — ces récits anciens que l’État moderne avait enterrés sous le béton, les lois et les discours.
Il avait lu. Beaucoup. Trop.

Des archives interdites, des récits effacés, des rapports classés non exploitables. Une idée s’était imposée à lui :
Le pouvoir réel ne se conquiert pas seulement par les armes, mais par ce que les ancêtres ont laissé derrière eux.
Le coup d’État n’était jamais censé être une fin.
Seulement une clé.

02 h 10 : l’étincelle
À 02 h 10, le téléphone vibra sur le bureau du Colonel Benoît Bora Adjinakou, Directeur du cabinet militaire du Président.
— « Ils sont chez moi… cagoulés. Armés. »
La ligne tremblait.

Le message était clair : ce n’était pas une attaque isolée, mais une opération coordonnée.
Quelques minutes plus t**d, le Général Amani Isaac Sodji, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, confirma les soupçons :
— « Ce n’est pas du banditisme. C’est une tentative de déstabilisation nationale. »
Le mot fut lâché.
Coup d’État.

La riposte

À la tête de la Garde Républicaine, le Commandant Cyriaque Robert Kodjo déclencha l’alerte maximale. Il se rendit lui-même sur le terrain.

— « Personne ne passera. Pas cette nuit. »
Les événements s’enchaînèrent avec une brutalité méthodique.
Barricades, axes verrouillés, drones de surveillance. La ville dormait encore quand la guerre silencieuse commença.

L’assaut de l’aube

Vers 05 h, les mutins passèrent à l’étape suivante :
la résidence présidentielle.
Des véhicules blindés ouvrirent la marche. Ils comptaient sur la surprise. Ils la trouvèrent… mais à l’envers.
Le Président, présent sur les lieux, refusa d’être évacué.
— « Je reste. »
Pendant 45 minutes, l’affrontement fut total.
Tentatives d’infiltration par les ruelles, tirs croisés, manœuvres de contournement. Mais chaque accès était tenu.
La surprise changea de camp.

Le repli et la révélation

Acculés, désorganisés, les mutins se replièrent vers leur base de Togbin.
Le colonel Akpalo. comprit alors que la prise du pouvoir par la force brute venait d’échouer.
Mais ce n’était pas la fin.
C’était une bifurcation.

L’encerclement

La base fut encerclée.
Mais elle se trouvait en pleine zone urbaine. Une attaque frontale provoquerait trop de pertes civiles.
À 18 h, une décision lourde fut prise :
faire appel à la coopération sous-régionale sous mandat de la CEDEAO.
Le Nigeria répondit.
Des frappes chirurgicales, précises, détruisirent les engins lourds. Le plan des mutins — prendre l’aéroport et des sites stratégiques — s’effondra.
La base fut abandonnée.

La fuite vers Ouidah

Cette nuit-là, le colonel Akpalo disparut.
Il savait désormais une chose :
le pouvoir qu’il cherchait ne se trouvait ni dans les palais, ni dans les casernes.
Il était ancien.
Scellé.
Et protégé par des temples que l’État avait cessé de regarder.
Ouidah n’était pas un refuge.
C’était une destination.

— « Repli vers l’ouest ! » cria leur chef, un homme au regard froid, obsédé par les récits d’artefacts capables de changer l’équilibre.
Acculés, ils prirent la route de Ouidah, visant les temples anciens. La confrontation s’acheva avec des profanations.

Les funérailles

Le lendemain, sous un ciel lavé par la pluie, Ouidah pleura Nènè. Les chants funèbres montaient, graves. Ayélé, silencieuse, sentit le poids de l’artefact contre sa poitrine. Personne ne le vit. Personne ne devait.
Une silhouette observait de loin, téléphone à l’oreille.
— « Elle l’a. Confirmez la phase suivante. »

Retour à Cotonou

Deux jours plus t**d, Ayélé reprit la route pour Cotonou. La FSS l’attendait, les cours, la vie normale — du moins en apparence. Dans le taxi, l’artefact vibra faiblement lorsque la Place de l’Amazone apparut.
Ayélé inspira profondément.

— « Je reviens… mais rien ne sera plus comme avant. »
Au-dessus de la ville, les nuages s’ouvrirent un instant. Quelque chose venait de s’éveiller.

Épisode 1 :Chapitre 1 : La Nuit des Cendres Nuit pluvieuse – 8 décembre, OuidahLa pluie tombait dru sur la route côtière...
13/02/2026

Épisode 1 :

Chapitre 1 : La Nuit des Cendres

Nuit pluvieuse – 8 décembre, Ouidah

La pluie tombait dru sur la route côtière lorsque le taxi-brousse franchit l’entrée d’Ouidah. Il était presque minuit. Ayélé, le visage collé à la vitre embuée, sentit un frisson lui courir le long de l’échine. La ville n’avait pas cette respiration habituelle : trop de silences, trop de lumières éteintes, et cette odeur âcre — bois brûlé, métal, peur.

— « C’est étrange ce soir… » murmura le chauffeur sans la regarder. « Ils sont passés il y a quelques heures. »
Ayélé serra son sac contre elle. Les mutins. Elle avait vu les alertes, les messages paniqués, mais rien ne préparait à ce décor : une échoppe éventrée, des traces de pneus profondes menant vers les quartiers anciens, et, au loin, les tambours des temples soudainement muets.
Quand elle descendit près de la maison de sa grand-mère, la pluie redoubla. Les battants de la porte étaient entrouverts.

Nènè — la transmission

À l’intérieur, Nènè gisait sur le lit, le souffle court. Les bougies formaient un cercle irrégulier, certaines encore fumantes. Ayélé tomba à genoux.

— « Nènè… je suis là. »

Les yeux de la vieille femme s’ouvrirent, lucides malgré la douleur.

— « Ils ont profané les lieux… mais ils n’ont pas pris l’essentiel. Approche. »
Sous le plancher, Nènè révéla un compartiment ancien. Elle plaça dans la paume d’Ayélé un artefact sombre, veiné de lueurs faibles, presque électriques.

— « Ce n’est ni magie seule, ni science seule. C’est la mémoire des Agojié… verrouillée. Tu es la clé. »
La pluie couvrait leurs voix. Nènè serra la main de sa petite-fille une dernière fois.

— « Protège Ouidah. Protège Cotonou. Quand la peur reviendra… rappelle-toi qui tu es. »

Le souffle s’éteignit. L’artefact pulsa, une fois.
Nènè n’était pas née gardienne. Elle était devenue nécessaire.
Jeune femme, elle avait connu une Ouidah vivante, traversée de chants, de marchés et de récits chuchotés au clair de lune. Elle marchait droite, parlait peu, observait beaucoup. On la disait instruite « à l’ancienne » — capable de reconnaître une plante à son odeur, un mensonge à une hésitation, une menace à un silence trop long.

Dans sa jeunesse, Nènè avait aimé. Elle avait rêvé d’ailleurs, de voyages et d’études qu’elle n’entreprit jamais, par choix autant que par devoir. Quand les troubles vinrent — politiques, sociaux, invisibles — elle resta. Elle resta quand d’autres partirent.
La nuit où elle devint dépositaire, elle n’était pas seule. Elles étaient plusieurs femmes, descendantes indirectes des Agojié, liées non par le sang pur mais par la transmission. L’artefact ne choisissait pas la plus forte, mais la plus stable. Nènè fut celle qui ne fuyait pas.

Les années passèrent. Les autres moururent, s’éloignèrent ou renoncèrent. Nènè demeura, veillant sur un héritage qu’elle ne devait ni utiliser ni révéler.
Puis vint Ayélé.

Lorsque la mère d’Ayélé mourut trop tôt — emportée par une maladie rapide, presque honteuse — le père disparut peu après, happé par une migration sans retour. Sans débat, sans cérémonie, Nènè prit l’enfant.

— « Elle est à moi maintenant. »
Elle l’éleva sans lourdeur mystique, sans discours grandiloquents. Ayélé apprit d’abord à vivre avant d’apprendre à se souvenir. Les contes venaient après les devoirs. Les légendes après les repas. Toujours comme des histoires, jamais comme des ordres.
Nènè savait que l’artefact attendrait.

Le soir du 8 décembre, quand les mutins profanèrent les lieux et que le temps pressa, Nènè comprit que son rôle touchait à sa fin. Elle transmit sans peur. Non parce qu’elle savait tout, mais parce qu'elle en savait assez.
Elle mourut comme elle avait vécu : debout dans l’invisible.

AGOJIÉ – Le Prix du Serment est une fiction afro‑contemporaine mêlant réalités béninoises, mythologie et science‑fiction...
29/01/2026

AGOJIÉ – Le Prix du Serment est une fiction afro‑contemporaine mêlant réalités béninoises, mythologie et science‑fiction.

Étudiante à la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou, Ayélé Hountondji tente de reprendre une vie normale après la mort brutale de sa grand‑mère à Ouidah. Mais un héritage ancien, lié aux légendaires Agojié, s’éveille en elle au moment où le pays fait face à une menace invisible : la convoitise d’artefacts capables de soumettre la volonté humaine.

Entre amitiés étudiantes, pression sociale et deuil, Ayélé découvre qu’elle est bien plus qu’une descendante : elle est appelée à devenir une Amazone moderne, gardienne d’un serment ancestral. Tandis qu’un chef de mutins, guidé par des rites interdits, tente de reconstituer une élite de guerrières soumises, le destin d’Ayélé se resserre autour d’un choix irréversible : à qui prêter serment.

Ancré dans le Bénin d’aujourd’hui — de Cotonou à Ouidah — AGOJIÉ – Le Prix du Serment ouvre la voie à un univers narratif africain connecté, où l’héroïsme naît de la mémoire, de la transmission et du courage de se tenir droite quand tout vacille.

Premier tome de l’AFRIMYTH UNIVERSE (AU).

AGOJIÉ – Le Prix du SermentUne étudiante.Une nuit.Une vérité enfouie.« Certaines lignées ne meurent jamais… »Ayé pensait...
25/01/2026

AGOJIÉ – Le Prix du Serment
Une étudiante.
Une nuit.
Une vérité enfouie.
« Certaines lignées ne meurent jamais… »
Ayé pensait vivre une vie normale.
Jusqu’à cette nuit sur la plage.
La peur. Le sang. L’impuissance.
Puis une voix.
« Tiens-toi droite et fière, jeune héritière. »
Le passé s’éveille.
Les Agojié reviennent.
Et un serment réclame son prix.
Pendant que des hommes traquent les artefacts anciens,
une question s’impose :
Devant qui fléchiras-tu le genou ?
🔥 AGOJIÉ – Le Prix du Serment
Un roman afro-fantastique.
Quand l’Afrique révèle ses héroïnes.

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