28/04/2018
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: les 5 de la .
En substance, l’argument est le suivant : si ces principes permettent aux entrepreneurs de transformer le monde extérieur (nouveaux marchés, nouveaux produits, nouvelles attitudes, nouvelles valeurs, etc.), ils doivent permettre également aux managers de transformer l’intérieur, c’est-à-dire l’organisation.
L’appropriation de ces principes doit permettre de développer ce que j’appelle le leadership effectual. Ces principes sont au nombre de cinq. Regardons le principe numéro 1 : « Démarrer avec ce qu’on a. »
PARTIR DE CE QU’ON A SOUS LA MAIN : ENTREPRENEURS
Alors que l’on présente souvent la démarche entrepreneuriale comme guidée par une vision qui doit être définie préalablement (on part d’une idée et on la met en œuvre), l’observation de l’entrepreneuriat tel qu’il se fait montre que c’est rarement le cas. Ikea se crée en 1943 et met dix ans à avoir son idée de vente de meubles en kit.
Facebook commence comme une blague de potache. La grande idée est la résultante d’une trajectoire entrepreneuriale. Elle n’est pas nécessaire au départ même si certains entrepreneurs, comme Elon Musk avec Tesla, sont de brillants contre exemples.
La plupart des entrepreneurs, au contraire, partent de ce qu’ils ont sous la main, c’est à dire de leurs ressources disponibles. Au lieu de se dire “Je veux inventer l’Internet 5.0”, ils se disent plutôt : je dispose de 10.000€, de pas mal de temps, je suis expert en moulage plastique et je programme un peu en Java. Et je connais pas mal de gens dans l’industrie plastique. Que puis-je faire à partir de ça ? Métaphoriquement, ils ouvrent leur frigo et se demandent « Qu’est-ce que je peux cuisiner avec ça ? »
En partant de leurs ressources disponibles, plutôt que d’un rêve, ils peuvent donc commencer immédiatement sans rien avoir à demander à personne, et à partir de matière concrète. Ils ne rêvent pas de ce qu’il faudrait idéalement faire, ils commencent tout de suite à faire quelque chose. Ils ne font pas de plan sur la comète. Ils sont immédiatement dans l’action à partir de matière concrète sur laquelle ils ont plein contrôle.
De manière intéressante, les organisations appliquent spontanément ce principe en cas de crise majeure. Elles oublient alors organigrammes, descriptions de poste, objectifs annuels… Tout le monde est mobilisé en partant de ce qu’on a et de la réalité (la crise) pour se demander “que pouvons-nous faire ?” C’est donc un mode parfaitement envisageable pour toute organisation, y compris en dehors d’une situation de crise.
Nous reviendrons dans nos prochains numéros sur les quatre (4) autres principes de la transformation.
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