22/12/2022
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SAISON 2.
Épisode 2_6.
***ONDONA***
Sur cette route dont les feuilles d’arbres sont secouées par le vent de la matinée et les oiseaux encore dans leurs nids en train de faire la grâce matinée, Dona, qui a fait une semaine enfermée, profite de la fraîcheur qui la frôle en passant par la vitre du siège passager où elle est assise.
— Du vent frais, ça fait du bien hein ? lui demande Ion en lui jetant un coup d’œil.
Elle ne répond pas et continue à regarder par la vitre.
Pour attirer son attention, il remet la chanson « le diable ne négocie pas » et là, elle se retourne et le regarde.
— Où sommes-nous ? En Afrique du Sud ? Hein ?
Il ne répond pas et à la place, il se met à chanter afin de la taquiner en faisant comme s’il s’en fout de la question qu’elle lui a posée.
— Devil doesn’t bargain hmh, devil doesn’t bargain, hmh.
Elle est choquée mais surtout, impressionnée par sa voix d’homme tendre qui berce ses oreilles.
— Je ne savais pas qu’en plus d’être dealer, tu étais aussi choriste !
Ion rit.
— Comme ça Dona MAYUS me tutoie maintenant ! Continue dans cette lancée ma lionne ! dit-il en lui faisant un clin d’œil puis en affichant un sourire tout mignon.
Quand elle entend « ma lionne », elle pense à sa mère et à ce qu’elle lui avait dit et elle se dit intérieurement « ma mère m’avait dit que l’homme de ma vie m’appellerait ainsi. Il est le seul qui l’a fait. La première fois c’était chez STARBECK et maintenant c’est ici ».
Tout en plissant les yeux, elle le regarde et lui dit d’une voix colérique :
— JE NE SUIS PAS TA LIONNE !
— Mes oreilles sont en parfait état tu sais !
Elle ne comprend pas ce qu’il veut par la dire et elle le montre par son expression faciale. Il voit cela et se rattrape :
— Ce que je veux dire c’est que tu n’as pas besoin de crier pour que je t’entende !
Elle sent qu’il se moque d’elle et elle n’aime pas. Depuis le début, il la pousse toujours à bout la preuve, des fois elle ne veut même pas parler mais elle se retrouve en train de le faire parce qu’elle le provoque toujours.
— Je parle comme je veux !
— D’accord ma lionne !
— JE NE SUIS PAS TA LIONNE J’AI DIT !!!!!
Elle crie tellement fort qu’il se voit garer la voiture au bord de la route et le regarde avec un air étonné.
— Pourquoi ? lui demande-t-il.
Elle le regarde et ne cerne pas la question qu’il a posée.
— Je veux dire, pourquoi ce caractère ? Pourquoi n’es-tu pas comme les autres femmes ? Pourquoi es-tu si froide, si difficile et toujours nerveuse ? Pourquoi ce caractère d’homme ? Tu crois vraiment qu’avec ce comportement tu auras un trophée ?
Elle ne dit rien pour un départ. Les yeux plisseés, elle regarde les oiseaux qui sont sortis de leurs nids et s’envolent dans le ciel pendant que les questions qu’il lui a posées résonnent encore dans sa tête puis, elle le regarde et dit :
— Donne-moi une raison pour laquelle je te répondrais !
Il avale sa salive et dit :
— Bien évidemment aucune ! Nous ne sommes ni frère et sueur, ni amis, ni amants, ni fiancés…
Qui se retourne, le regarde et rajoute :
— … ni mariés ! Tu n’as donc aucune raison de répondre mais c’est bien dommage pour toi…
Elle ne comprend pas pourquoi est-ce qu’il dit que c’est bien dommage pour elle et elle décide de ne pas lui poser la question.
Il hausse le volume de la chanson qui ne fait que se répéter et il accélère la voiture qui roule désormais à la vitesse maximale et durant le reste du trajet de l’aller, plus personne ne parle.
Ion reste calme et préfère se concentrer sur le volant et la musique plutôt que sur cette Dona qu’il trouve vraiment étrange mais, intéressante dans la mesure où plus elle est comme elle est, plus cela l’intrigue et le pousse à vouloir faire ressortir la vraie version d’elle-même et non cette carapace car aucune femme ne naît ainsi…
Elle de son côté ne dit plus rien. Elle préfère se taire et penser à comment est-ce qu’elle va faire pour s’enfuir avec ses amies.
Ils ne t**dent pas à arriver là où sont les boutiques de shopping.
Mais avant de déverrouiller les portières, Ion lui dit :
— Si tu essaies de faire un coup bas, non seulement tes amies en paieront le prix fort, mais je vais me chargerai personnellement de te montrer qu’entre nous deux, c’est moi qui suis l’HOMME !
Il sort de la voiture. Il veut ouvrir sa portière pour qu’elle sorte mais elle le devance en le faisant.
Il veut tenir sa main pour qu’ils entrent dans la boutique mais elle refuse en se reculant.
— Le contraire m’aurait étonné ! dit-il d’un air de rien.
Ils entrent dans la boutique et il se présente à l’accueil.
— Bonjour, j’aurais besoin d’un lot de sacs pour shopping s’il vous plaît, merci !
— Bonjour monsieur, un instant s’il vous plaît !
En attendant, il met les mains dans les poches et regarde Dona qui a les bras croisés avec un visage attaché. Il ricane mais légèrement.
— Quoi ? lui demande-t-elle.
— Rien ! dit-il.
— Voici les sacs monsieur !
On lui tend un lot de plusieurs sacs.
Il enlève ce qui les réunit et le jette dans la poubelle.
— Tu peux choisir ce que tu veux !
— Je n’ai besoin de rien ! répond-t-elle froidement au point où le caissier l’entend.
Nerveux, il tire sa main et l’amène dans un coin mais il ne la tire pas brutalement sinon quelqu’un va appeler la police pour violence contre une femme.
— Hey, écoute moi très bien ! Je t’ai t’ai pas encore pliée en deux par respect pour la femme dont je fus éperdument amoureux (il parle de Linda, la prostituée qui lui avait redonné goût à la vie) mais si tu continues dans cette lancée, je ne répondrais plus de moi ! CHOISIS CE QUE TU VEUX ET MAINTENANT !!!!
Il serre sa main et elle commence à avoir mal.
— Lâ… Lâche-moi !
Il la serre encore bien avant de la lâcher.
— Je ne veux rien j’ai dit !
Ion se met à rire pour exprimer sa colère.
— Tu veux me faire comprendre que nous avons fait tous ces kilomètres pour rien c’est ça ?
Il jette les sacs par terre et veut la brutaliser mais il constate qu’il y a des gens qui passent. Il ramasse les sacs et lui dit :
— Bien ! On verra qui a le dernier mot !
Il tire sa main et lui dit :
— Tu porteras ce que je prendrai pour toi dans ce cas !
— Si vous voulez me rendre féminine c’est que vous perdez votre temps ! Laissez-moi choisir ce que je veux.
Il ricane légèrement.
— Tu as bien réfléchi, bravo ! Sers-toi !
Elle se met à ramasser des pantalons jeans, des collants et jogging sportifs, ses leggings et des ensembles pantalons et t-shirt, des sous-vêtements et plus précisément des boxeuses, des bonnets et plusieurs autres choses du même style.
— Incroyable ! Murmure Ion en les mettant dans les sacs.
— J’ai fini ! Dit-elle.
— C’est tout ? Et tu ne les essaies pas ?
Ella ne dit rien.
Il soupire et s’en va payer 7000$ à l’accueil.
— Suis-moi !
Elle le suit. Il met ce qu’elle a pris derrière et le fait entrer dans le voiture et il verrouille la voiture sans entrer.
— N’oublie pas ce qui se passera si tu essaies de faire un coup bas ! lui répété-y-il avant de s’en aller.
Elle essaie tant bien que mal d’ouvrir la portière mais en vain.
Ion quant-à-oui retourne dans la boutique, voit une dame qui travaille là vu son uniforme et il lui dit :
— Bonjour, elle est retournée dans la voiture parce qu’elle ne se sent pas bien ! Pourriez-vous m’aider à choisir du matériel pour maquillage pour elle s’il vous plaît ? Vous avez le même teint hein…
Il sourit pour être sympa.
— Bien sûr monsieur, avec plaisir !
Ils se baladent dans la boutique et elle choisit le fond de maquillage qui ira avec Dona et tout ce qu’il faut pour se maquiller.
— Tenez monsieur !
— Merci ! J’aurais aussi besoin du matériel pour faire pousser les cheveux sans oublier pour les ongles ! Je suis vraiment navré du dérangement… Ajoute-t-il il en faisant un clin d’œil à la dame.
Elle sourit parce que cela vient d’un beau-gosse et elle accepte de l’aider !
— Votre femme est chanceuse ! lui dit-elle.
Il ricane mais avec charismatique.
— Pourquoi ricanez-vous ? lui demande-t-elle en faisant de même.
— Non, pour rien ! Merci !
Elle l’aide à choisir ce qu’il a demandé et lui explique l’utilisation du produit pour faire pousser les cheveux.
— Merci beaucoup !
Il sort un billet de 500$ dollars dans sa poche et lui donne.
Elle n’en croit pas ses yeux. C’est pourboire le plus élevé qu’elle ait reçu.
— Oh merci beaucoup beaucoup monsieur !
Il lui lance un dernier sourire et elle aussi puis, il continue son chemin.
Il prend des sacs et imagine Dona avec.
« Celui-ci lui ira bien, celui ci non ».
Il en prend plusieurs et il faut de même avec les chaussures mais avant, il se demande qu’elle est sa pointure.
« Je doute fort qu’elle me le dise. Je vais prendre du 38 et 39 et s’il y en a qui ne lui va pas, ça ira à ses amies ! »
Il prend les plus belles paires de talons de la boutique.
Après avoir tout mis dans les sacs, il s’en va choisir des robes. Il revoit sa silhouette dans ses pensées et imagine ce qui pourrait lui aller.
Il lui prend des robes moulantes, des pantalons féminines et sexy, de belles lingeries et des parfums.
Il va à l’accueil et paie pas moins de 57.000$ puis, il sort, déverrouille la voiture et met tout ce qu’il a pris derrière avant de s’asseoir sur son siège conducteur.
Dona regarde tous les sacs qu’il a mis derrière et elle fait « hum » dans sa gorge sans rien dire.
— As-tu besoin de quelque chose d’autres ?
— Oui, des formats et crayons pour faire des portraits.
Il plisse les yeux et la regarde, tout ébahi.
— Tu fais des portraits ?
Elle le regarde sans rien dire.
— Quelle belle découverte ! dit-il avant de démarrer.
Il se rendent dans une boutique et il l’a laissé choisir tout ce qu’elle veut pour son matériel de portraits et ils retournent dans la voiture.
— N’as-tu pas besoin de changer de décors de la chambre que tu occuperas ?
Elle ricane mais légèrement et c’est la première fois qu’il voit cela. Il trouve qu’elle le fait très bien et que son léger sourire est très beau.
— Non merci, je n’en ai pas besoin.
Il fait « hum » dans sa gorge et il démarre.
Durant le retourné, personne ne parle.
Il mime sa chanson en conduisant et alors qu’il arrive sur une route déserte, Dona passe sa main sous son siège discrètement, sort une arme et la pointe sur sa tête :
— Gare toi dans la champs et surtout n’essaies pas de te défendre parce que je ne vais pas hésiter à te tirer une b***e dans le crâne. lui dit-elle d’un ton très froid.
Il reste figé tel un poteau devant le volant et il se met à ralentir:
— Pose-moi cette arme !
— Ce qui est marrant c’est que tu crois vraiment que je vais la poser ! Gare dans les champs j’ai dit SINON JE VAIS TIRER !!!!
Il soupire, se dirige vers le champ et garde.
— Bien ! Descends de la voiture ! lui demande-elle en descendant elle même.
Il ne dit rien et exécute et la regarde avec un regard très noir.
— Bien ! Lève les mains et approche toi !
Il exécute et s’approche tout doucement d’elle.
— C’est bon, ne bouge plus ! dit-elle toujours en point larme sur lui.
Elle s’avance vers lui et fouille la première poche mais elle sent que ce sont des billets qu’elle prend et jette par terre d’ailleurs.
— Quelqu’un le trouvera et ça l’aidera ! dit-elle.
Puis, elle fouille une autre poche et y sort un téléphone.
Elle s’éloigne un peu de lui, toujours avec l’arme pointe sur lui.
Elle appuie sur blé cité pour déverrouiller et elle voit sa photo quand il était plus jeune avec une femme très belle et sensuelle (cette femme c’est Linda).
Elle reste figée dessus pendant un instant tout en jetant un coup d’œil sur lui puis, elle lui demande :
— C’est quoi le mot de passe ?
Il ne répond pas.
— C’EST QUOI LE MOT DE PASSE J’AI DIT ????
Il ricane légèrement.
Énervée, elle tire sur le sol « Pammmmm ».
Il est choqué et comprend de plus en plus qu’elle ne rit pas.
— Dois-je répéter ma question ?
— Le code c’est « Linda » lui dit-il calmement.
Ella tape « linda » mais ça ne fonctionne pas.
— CE N’EST PAS ÇA !!!!!!
— Certaines lettres sont écrites en majuscules et d’autres en minuscules.
Elle comprend qu’il se moque de lui alors qu’elle est pressée pour déverrouiller et alerter la police locale et celle du Nigeria avant de le leur rendre et d’aller chez leur moment où ses amies et elles sont séquestrées, c’est-à-dire chez le parrain.
— Je vais compter jusqu’à trois et si à trois tu n’as toujours rien dire, j’appuierai sur la gâchette.
Ion sert les dents.
— UN, DEUX…
Il ne dit rien.
— TROIS !!!!
Tout d’un coup, elle tire sans pitié set ke coup par tour droit dans le ventre d’Ion qui se voit projeté en arrière mais sans tomber sur le dos.
Il se courbe en tenant son ventre et en faisant mine d’avoir mal.
Dona s’approche vers lui :
et rend l’arme sur sa tête.
— La prochaine b***e ira dans ton crâne !
Il lève la tête, la ret**de et subitement, il se lève et bondit sur elle,
Elle tombe par terre et il est au-dessus d’elle mais elle a toujours l’arme en main et elle essaie tant bien que mal de titrer sur lui mais il la la maîtrise. Elle essaye de se débattre et plus elle le fait, plus elle se fatigue. Elle décide de ne plus bouger.
— Fatiguée ? lui demande-t-il avec son haleine fraîche pendant que la bonne odeur de sa peau et de son parfum parcourt les narines de Dona.
Les deux se regardent dans les yeux pendant quelques secondes où plus rien ne semble plus être autour d’eux.
— Tu as vraiment cru que…
Il ne finit pas sa phrase qu’elle crache sur son visage.
— LÂCHE-MOI !!!!!
Il sert les dents avec son bras tout en la maîtrisant puis, il la débarrasse de l’arme qu’elle a et la jette loin avant de le regarder une fois de plus dans les yeux.
— Je t’ai dit que si tu essayais de faire un coup bas, je te montrerais que c’est moi l’HOMME hein !?
Elle ne dit rien et continue à le regarder.
Tout doucement, il approche son visage du sien et les lèvres aussi…
La respiration de Dona s’accélère.
Il rapproche ses lèvres au même niveau que les siennes et les deux se frôlent et avant que Dona n’ait le temps de faire quoique ce soit, il l’embrasse et elle semble réceptive mais ce ba**er ne dure que quelques secondes puisqu’elle mord ses lèvres et il se relève vite.
— LÂCHE-MOI ET N’OSE PLUS JAMAIS LE REFAIRE !!!! Lui crie-t-elle.
Il rit, se lève et la tire sa main pour qu’elle fasse de même puis, il la porte de force comme les mariés portent leurs femmes et l’amène dans la voiture.
— DEPOSE-MOI VITE ESPÈCE D’IDIOT !!!!! dit-elle en essayant de se débattre mais c’est trop t**d.
Une fois qu’il l’a fait asseoir, il ouvre le coffre et retire les armes qu’il y a.
— Voleuse d’arme !
Il verrouille la voiture avec sa montre connectée et s’en va récupérer l’arme qu’ils ont laissé dans le champ et en rentrant, il voit son argent qu’elle a jeté par terre et il s rappelle de ce qu’elle lui a dit à propos et il décide de le laisser là.
Il retourne dans la voiture mais avant, il met les armes derrière le coffre.
Ilet le moteur en marche, la regarde et lui dit en souriant :
— Je crois que ton comportement commence à m’exciter !!!!
Puis, il démarre la voiture.
À suivre…
LES ÉCRITS D’UNE INCONNUE.