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03/09/2025

Le prince et l'amour de Sika
Il était une fois un roi qui n’avait pas d’enfant.

Il consultait les vodouns* à tous moments, faisait des sacrifices tous les jours et implorait Dieu aussi souvent qu’il lui était possible.

Enfin, Dieu exauça ses prières et sa femme tomba enceinte. Neuf mois plus t**d, elle accouchait d’un très beau garçon.

Dans ce royaume, après chaque naissance, il fallait consulter le Fâ* qui déterminait les interdits aux nouveau-nés. D’après les révélations du Fâ , il serait interdit au petit prince de rencontrer une femme dès qu’il aurait atteint l’âge de cinq ans et ceci jusqu’à la fin de ses jours.

Aussitôt, le roi fit construire une grande maison entourée de hautes murailles. La place réservée au prince était perdue dans l’immensité de cette propriété et le chemin pour s’y rendre était très compliqué.

Mais le roi mettait ainsi tout en oeuvre pour respecter les messages du Fâ .

Le roi et la reine entouraient leur enfant de toute leur affection et le gardait jalousement car c’était leur unique héritier.

Quand le petit prince eut cinq ans, il fut effectivement isolé dans la maison qui lui était destinée. Il vécut désormais seul.

Chaque matin, un des sujets du roi lui apportait à manger. Le roi engagea un sculpteur pour lui apprendre à travailler le bois et le distraire un peu. Il vécut ainsi jusqu’à l’adolescence en s’occupant à fabriquer quelques objets en bois.

Mais dans ce pays, il y avait aussi une très belle jeune fille appelée Sika. « Sika» , dans la langue de ce pays, désignait l’or. Sika repoussait toutes les avances des jeunes gens de la région car aucun ne l’intéressait.

Tous les matins, elle allait au marché et passait devant la maison du prince sans savoir qui l’occupait. Cependant, à chaque passage, elle entendait des bruits bizarres qui venaient de l’intérieur du palais et qui l’intriguaient chaque jour davantage...

Un soir, poussée par la curiosité, la jeune fille décida d’aller voir ce qui se passait dans cette maison en rentrant du marché. Elle déposa son panier près du portail et entra. Elle se trouva bientôt dans un labyrinthe si compliqué qu’elle ne parvint pas à atteindre le lieu d’où venait le bruit. Elle rebroussa chemin pour ne pas se mettre en ret**d.

Le lendemain, au retour du marché, elle tenta une deuxième fois d’aller jusqu’à la source du bruit qui suscitait sa curiosité. Mais ce fut encore en vain.

Le troisième jour, elle n’alla même pas au marché. Bien décidée d’atteindre son but ce jour-là, elle déposa son panier d’akassa* au pied du portail et rentra dans le labyrinthe. Elle marcha, marcha, marcha un long moment sans se décourager.

Tout à coup, elle arriva devant la salle d’où venait ce bruit qui aiguisait sa curiosité depuis si longtemps. Sans faire le moindre bruit, elle poussa la porte et... que vit-elle? Un jeune homme dont la beauté extraordinaire l’immobilisa.

Ayant senti une présence non loin de lui, le prince se retourna et fut émerveillé, lui aussi, par la beauté de Sika. Mais hélas! il dut lui demander de s’éloigner. Comme elle ne bougeait pas, il ajouta :

" Le Fa* m’a interdit de voir toute femme depuis que j’ai atteint l’âge de cinq ans".

Médusée par le spectacle qu’elle avait sous les yeux, la jeune fille ne bougeait toujours pas. Et soudain, le beau prince s’effondra inanimé. Sika prit peur et détala aussi vite qu’elle put.

Le lendemain matin, le valet qui lui apportait à manger constata la mort du prince et courut chez le roi annoncer l’affreuse nouvelle. Le roi informa la reine et tous deux fondirent en larmes.

Revenu de son émotion première, le roi fit appeler le devin. Informé de la situation, celui-ci annonça que tout espoir n’était peut-être pas perdu. D’abord, il demanda la convocation de l’assemblée du peuple. Puis il fit creuser une fosse au milieu de la place publique et la fit remplir de tout ce qu’il fallait pour faire du feu. Tout cela fut fait promptement.

Comme d’habitude, tout le monde était au rendez-vous. Alors, le devin fit allumer le feu et réclama le corps du prince qu’il fit jeter dans les flammes. Puis il invita le couple royal à rejoindre leur fils bienaimé dans le brasier. Le roi et la reine refusèrent catégoriquement en ajoutant qu’ils préféraient vivre pour faire d’autres enfants.

Alors, à la surprise générale, une jeune fille se détacha de la foule et se dirigea vers la fosse embrasée en chantant. C’était Sika et son chant disait:

Honte, honte, honte,

C’est une honte !

Avez-vous vu ?

C’est une honte !

Le père qui a cherché les feuilles la nuit ne s’est pas jeté dans le trou.

La mère qui a préparé la tisane la nuit ne s’est pas jetée dans le trou.

Honte, honte, honte...»

A ce moment, comme elle était arrivée au bord de la fosse, elle se précipita dans le feu. Un silence de mort plana sur toute la foule jusqu’à ce que tout fut consumé. Alors, dans le recueillement général, le devin s’approcha de la fosse et, d’un geste majestueux, aspergea les cendres d’un liquide magique.

Et, brusquement, dans un tourbillon extraordinaire, tout le monde vit apparaître au bord de la fosse Sika et le prince plus rayonnants de beauté que jamais personne n’aurait pu les imaginer...

* Les vodouns : les dieux, les fétiches dans la religion animiste du Bénin.
* Le Fâ : l’oracle
* L’akassa : La pâte de maïs
Source : Bénin langue

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À tous nos frères en difficultés, que Dieu vous vienne en aide. Sachez que seuls ceux qui sont morts ont perdu tout espoir
Demain sera meilleur

22/03/2025

Porto-Nonvi Porto-Novo, Ville Capitale
Papa Hondo un ancien

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22/02/2025

L'Église du christianisme céleste (ECC) est une Église d'institution africaine fondée par le pasteur Samuel Biléou Joseph Oshoffa le 29 septembre 1947 à Porto-Novo (Bénin). Principalement implantée en Afrique au départ, elle est actuellement présente partout dans le monde même si elle reste concentrée dans les communautés d'origine africaine, particulièrement béninoises et nigérianes. C'est une des Églises les plus importantes issues du mouvement aladura. En 2001, elle était la deuxième Église du Bénin par le nombre de ses pratiquants (près d'un demi million).
Le mouvement a été fondé par Samuel Bilewu Joseph Oshoffa, un ancien charpentier né au Dahomey (actuel Bénin) en 19094. Éduqué dans la religion protestante (pentecôtisme), il aurait eu une révélation divine le 23 mai 1947, au cours d'une éclipse solaire, dans une forêt où il s'était perdu. Le 29 septembre 1947 il s'est senti appelé à fonder une nouvelle église.
Il se sentit appelé à prier, à guérir les malades et à ressusciter les morts et fonda son église en septembre 1947. Considéré comme prophète, révérend, pasteur et fondateur, il occupa le poste suprême du mouvement qu'il venait de fonder. L'hégémonie qu'il exerçait en matière de doctrine et de discipline rendit sa succession problématique, après son décès en 1985 à Lagos (Nigeria).

L'Église du Christianisme Céleste est reconnue et autorisée en 1965 par l'État du Dahomey (ancien nom du Bénin). Elle lance à partir de 1976 une campagne d'évangélisation dans les anciennes colonies de l'Afrique occidentale française (AOF) devenues indépendantes en 1958 et 1960, et au Nigeria, où serait née la mère de Samuel B. J. Oschoffa.

À partir de la fin des années 1990, cette église a affiché sa volonté d'utiliser internet comme un moyen privilégié d'évangélisation permettant aussi aux nombreuses branches de l'église existant au sein de la diaspora africaine (Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, France, États-Unis) de garder le contact entre elles ainsi qu'avec le Nigeria, pays où l'église est la plus populaire.

L'Église du christianisme céleste est une église dite prophétique, d'obédience chrétienne située dans la tradition des églises aladura (fondées au Nigeria dans les années 1920). Les fidèles portent le nom de Chrétiens célestes. Le nom Christianisme Céleste vient de la vision par laquelle Jésus aurait annoncé que les membres de l'Église l'adoreraient comme le font les anges dans le ciel.

Elle affirme s'inspirer de Dieu par la manifestation du Saint-Esprit au milieu des fidèles. Son enseignement doctrinal est fondé sur la Bible et toute croyance animiste issue des religions traditionnelles africaines en est exclue, comme dans les autres églises de la mouvance Aladura, à ceci près :
« La manière dont cohabitent l’attachement aux ressources d’une culture divinatoire traditionnelle et la conversion aux vertus du prophétisme des Églises de l’Esprit reste troublante et objectivement ambiguë. (...) Les noms des orisha sont remplacés par l’invocation répétitive des noms saints de Jehovah ou de Jésus-Christ... (...) Les sacrifices aux dieux et les travaux des couvents du Vodu sont relayés par les offrandes de fruits, la flamme des bougies et la fumée de l’encens, l’imposition de l’huile sainte et la purification de l’eau bénite, mais surtout par l’efficacité absolue de la prière.»

L'Église est régie par douze recommandations principales, comprenant plusieurs interdits, notamment alimentaires, communs à d'autres monothéismes :

Le tabac, l'alcool et la consommation de porc sont interdits. Les fidèles doivent se déchausser pour la prière et dans les lieux de culte. Les sexes sont séparés à l'église : les hommes s'asseyent du côté droit et les femmes du côté gauche. Les femmes en période menstruelle et celles qui ont récemment accouché sont dites impures et ne peuvent fréquenter l'Église avant sept jours dans le premier cas et quarante-et-un dans le second cas. Seuls les hommes qui ont reçu l'onction sont autorisés à accéder à l'autel. Les femmes doivent se couvrir la tête dans les lieux de prière et lors du port de la soutane (habits de prière que portent les chrétiens célestes pour symboliser l'égalité entre les fidèles). Ces soutanes sont de couleur blanche, associées à Moïse .

Le port d'habits noirs ou rouges (couleurs « diaboliques ») est déconseillé, sauf pour raisons professionnelles. Pour les prières et les cultes, seules les bougies blanches sont autorisées .
Les temples de l'Église du christianisme céleste font face à l'Est

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Celestial Church of Christ » (voir la liste des auteurs).
A. Adetonah, Lumière sur le Christianisme Céleste, brochure, 1972, 85 p.
Le Christianisme Céleste en France et en Belgique, Cairn.info [archive]
Albert de Surgy, L'Église du christianisme céleste un exemple d'Église prophétique au Bénin, Karthala, Paris, collection Chrétiens en liberté, juin 2001.
(en) Deidre Helen Crumbly, Spirit, Structure, and Flesh: Gendered Experiences in African Instituted Churches Among the Yoruba of Nigeria p. 54 on, University of Wisconsin Press, 2008 (ISBN 978-0-299-22910-8, lire en ligne [archive]), p. 182
Constitution CCC, clause 16 ; 2
A. Adetonah, Lumière sur le Christianisme Céleste, brochure, 1972.
(en) Partridge, Christopher, New Religions A Guide, New York:Oxford, 2004 (ISBN 0-19-522042-0)
Jacob Obafẹmi Kẹhinde Olupọna, Terry Rey, Òrìşà devotion as world religion: the globalization of Yorùbá religious culture, Univ of Wisconsin Press, 2008, 609 p. (ISBN 0-299-22464-3, lire en ligne [archive]), p. 257-258
Afro-Christianisme et politique de l'identité : L'Église du christianisme céleste versus celestial church of Christ, André Mary, Archives de sciences sociales des religions 118 (avril-juin 2002) p. 45-56 [archive]
Francois Pêcheux, Au bout c'est la mer le fleuve Oueme (Bénin), France 5, 1ere Diffusion 16/08/2023
Constitution CCC, clause 177
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Pont métallique/Porto-Novo Apparemment, s'il n'y a pas mort d'homme rien de significatif ne sera fais. N'attendez pas qu...
15/09/2022

Pont métallique/Porto-Novo
Apparemment, s'il n'y a pas mort d'homme rien de significatif ne sera fais. N'attendez pas que quelqu'un meurt pour partager, c'est le moment, car cela fait des années que nous dénonçons l'état de dégradation du pont.

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22/11/2021

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