10/13/2026
Un employé de bureau répond à ses courriels à 22h.
Un opérateur accepte un troisième quart supplémentaire cette semaine.
Un travailleur de la construction saute sa pause pour ne pas ret**der l'équipe.
Dans bien des milieux, ça s'appelle ''être occupé''.
À partir d'un certain point, ça devient un facteur de risque, au même titre qu'un plancher glissant et le risque est encore plus à prendre au sérieux lorsqu'on le combine avec l'utilisation d'un chariot élévateur, d'un équipement dangereux ou un encore d'un échafaudage, par exemple.
La différence est qu’on ne le voit pas venir de la même façon.
Un plancher mouillé, on le remarque.
La surcharge, elle, s'installe tranquillement, surnoisement et personne ne s'en rend compte.
Il existe quatre signaux, principaux, qui indiquent que la charge a dépassé ce qu'une personne peut gérer de façon sécuritaire, peu importe le métier:
1- La récupération ne suffit plus. La fatigue, ou les courbatures, sont encore là au début du quart suivant.
2- Des erreurs apparaissent sur des gestes qui sont supposés être maîtrisés depuis des années.
3- Les raccourcis de sécurité se multiplient. Cadenassage, inspection avant utilisation, harnais. C'est souvent l'étape qui protège, qui saute en premier.
4- L'irritabilité ou le retrait deviennent la norme, pas l'exception.
L'erreur la plus fréquente est de traiter la surcharge comme un manque d'organisation ou d'endurance individuelle.
Un travailleur peut être aussi expérimenté que possible, si le volume dépassé est structurel, aucune endurance personnelle ne comble l'écart.
Une personne qui tient le coup en silence aujourd'hui, que ce soit devant un écran ou sur un chantier, est exactement le genre de personne qui risque de se blesser demain.