West Shefford: les chroniques du passé

West Shefford: les chroniques du passé À la recherche des traces laissées par nos pionniers(ères).

Lorsque vous naviguez sur notre page, vous vous attendez à lire sur l'histoire d'un lieu, sur des artéfacts, des découve...
06/14/2026

Lorsque vous naviguez sur notre page, vous vous attendez à lire sur l'histoire d'un lieu, sur des artéfacts, des découvertes historiques. Et avec raison! L'histoire et l'archéologie sont une grande passion pour moi. Par contre, ceux et celles qui me connaissent bien savent que j'en ai aussi une autre, depuis fort longtemps: les arbres! Et, surtout, les arbres rares, remarquables et de grande taille! Et parfois, ces deux passions s'entremêlent car, qui dit arbre de grande taille dit âge vénérable... des artéfacts vivants! Des témoins bien en vie d'un lointain passé, qui en ont vu des choses se tramer sous leur ramure... ce qu'ils pourraient nous raconter, c'est hallucinant!

Aujourd'hui, je vous fait part de 2 géants absolument éblouissants. Je vous laisserai le soin de songer, de façon personnelle, à tout ce qui s'est produit sur notre planète depuis qu'ils ont prit racine. Et aussi, réfléchissez à quel point leur environnement s'est métamorphosé depuis le début de leur existence.

Le premier (dont je n'ai malheureusement pas prit de photo lors de ma visite sur les lieux) doit avoir autour de 140 ans. Ce Pin Blanc est tout simplement ahurissant. Il se tient debout, bien en santé, juste à l'entrée du parc Davis, à Fulford. Il venait probablement à peine de germer lorsque que les 2 églises étaient en construction, au milieu des années 1860, en même temps où le magasin général Wright amorçait son commerce. Le bruit des charrettes amenant le grain au moulin tout près, ainsi que celui des gens affairés à la production d'outils à la "manufacture" de râteaux de l'autre côté de la rivière allait se mêler, au fil des années à venir, au doux son caractéristique du vent soufflant aux travers ses longues aiguilles. Je vous laisse une photo (qui le lui rend pas justice, il est beaucoup plus impressionnant en vrai) tirée de streetview.

Le deuxième est une sentinelle du passé plus urbaine. Selon les sources, il aurait déjà été sur place ou possiblement planté lorsque que la demeure qu'il guette depuis plus des 120 ans maintenant fut construite, au tout début des années 1900. Mais il n'y a pas que son âge qui soit remarquable; au-delà d'être plus que centenaire, il est aussi très rare. On ne voit pas souvent un membre de son espèce, qui est exotique, atteindre une telle stature au Québec. Il est considéré comme étant le deuxième plus grand représentant de son espèce justement dans la province. Et j'ai nommé, le Tulipier de Virginie de la rue Ste-Thérèse, à Cowansville. Les Tulipiers de Virginie, qui poussent de façon naturelle aux États-Unis, sont parmi les plus grands arbres feuillus d'Amérique du Nord.

En terminant, sans vouloir être moralisateur, juste un petit rappel... si l'envie vous prend d'aller faire un plein de bonheur historique en leur rendant visite, soyez courtois et respectueux envers ces reliques vivantes du passé. Le Pin Blanc est facilement accessible, mais le Tulipier se trouve sur un terrain privé alors prenez tout ceci en considération lors de votre visite. Quoiqu'il en soit, ils valent grandement le détour!

David pour les Chroniques du Passé

Ça fait un bail qu’on a donné des nouvelles, et pour cause! Le printemps est bien installé et nous sommes à quelques moi...
06/09/2026

Ça fait un bail qu’on a donné des nouvelles, et pour cause! Le printemps est bien installé et nous sommes à quelques mois seulement d’une grosse fin de semaine d’activités en lien avec le 200ème anniversaire du décès du fondateur de West Shefford, le capitaine John Savage. Toutes nos énergies sont présentement consacrées à la préparation de cet événement qui se voudra certes mémorable et haut en divertissement « historique ». Je vous publie une petite chronique à saveur arboricole sous peu, ne quittez pas votre appareil… à bientôt!

P.S.: quelque chose de très gros se trame pour lundi prochain, le 15 juin. Le « yiable est dans les détails » qu’ils disent… je vous laisse un indice! On s’en reparle 😁

Hier soir, pour une énième fois, nous sommes retournés à L'Espace culturel St. John dans le but d'en redécouvrir la pier...
05/05/2026

Hier soir, pour une énième fois, nous sommes retournés à L'Espace culturel St. John dans le but d'en redécouvrir la pierre angulaire (LES pierres angulaires en fait, mais ceci est une autre histoire!!). Ces pierres furent déposées lors de cérémonies Franc-Maçonniques, le 18 mai 1882. Nous avions essayé plusieurs méthodes au cours des derniers mois, incluant la caméra endoscopique, la résonnance magnétique, le retour par fréquence de résonnance et harmoniques, etc. Il faut comprendre qu'il n'y a pas de marques à proprement dit sur les pierres pour nous donner une indice de leur positionnement. Pas de date, pas de symboles spéciaux. Nous avons, encore une fois, épeluché des tonnes de documents anciens. Bien qu'il y ait une description générale des cérémonies dans les minutes des francs-maçons, reprise dans différents articles de journaux de l'époque, il n'y a aucune mention de l'emplacement exact de ces pierres. Pour garder l'histoire courte, ce n'était pas évident à repérer… jusqu'à ce que mes yeux se posent finalement sur un tout petit détail, hier soir. À force de scruter les fondations aux endroits les plus propices (les coins, mais surtout le coin nord-est, comme le veut la tradition, du haut des fondations jusqu'à 10 pieds sous le sol), l'emplacement réel (et peu probable) nous avait échappé. Mais voilà que tout s'éclaircit d'un seul coup: les marques de soulèvement des pierres par la méthode des pinces, clairement visibles (photos 1 et 2)! Les deux pierres qui portent ces marques sont les 2 seules à en être munies sur l'ensemble de toutes les pierres formant la structure des fondations. Il y'a 2 petits trous sur chaque pierre, situés sur les faces opposées. Ces trous servaient à recevoir la pointe des pinces, ces dernières resserrant leur emprise de plus en plus à mesure que l'ont levait la pierre. Elles étaient donc prêtes et adaptées aux outils utilisés lors de la cérémonie protocolaire des francs-maçons, tandis que les ouvriers affectés à l'érection du reste des fondations (en blocs de syénite/granite eux aussi) avaient utilisé une autre méthode de levage. Il était dès lors clair qu'on avait affaire à blocs différents des autres. De plus, ils sont situés sur le coin nord-est, mais pas le même coin nord-est que précédemment anticipé. Et le cerise sur le sundae… la pierre angulaire est supposée renfermer une capsule temporelle, selon les écrits, dans laquelle les gens de l'époque auraient déposé quelques reliques des temps anciens; journaux, brève histoire de la première église, etc. Cette boîte est réputée être en étain (ou en fer recouvert d'étain). Et devinez quoi… avec l'aide de nos détecteurs de métaux, nous avons obtenu une signature claire comme quoi il y'aurait bel et bien un objet métallique situé derrière les pierres en question. Le temps est donc venu de commencer à préparer l'extraction de cet objet du passé et d'y découvrir ce que nos ancêtre y ont jadis laissé ans le but d'entrer en contact avec la postérité, façon bien à eux de nous en apprendre un peu plus sur qui ils/elles étaient il y'a de cela plus de 140 ans... À suivre!

Last night, for the umpteenth time, we returned to the St. John Cultural Center to rediscover its cornerstone (or rather, cornerstones, but that's another story!). These stones were lowered during Masonic ceremonies on May 18, 1882. We had tried several methods over the past few months, including endoscopic cameras, magnetic resonance imaging, resonance frequency analysis, and harmonics, etc. It's important to understand that there are no markings on the stones themselves to give us any clue as to their position. No date, no special symbols. We have, once again, poured over tons of old documents. Although there is a general description of the ceremonies in the Freemasons' minutes, repeated in various newspaper articles of the time, there is no mention of the exact location of these stones. To keep the story short, it wasn't easy to spot… until my eyes finally fell on a tiny detail last night. After scrutinizing the foundations in the most promising spots (the corners, but especially the northeast corner, as tradition dictates, from the top of the foundations down to 10 feet below ground), the actual (and unlikely) location had eluded us. But then everything suddenly became clear: the marks left by the lifting of the stones using the tongs method were clearly visible (photos 1 and 2)! The two stones bearing these marks are the only two to have them among all the stones forming the foundation structure. There are two small holes on each stone, located on opposite sides. These holes were used to receive the tips of the tongs, which tightened their grip as the stone was lifted. They were therefore ready and adapted to the tools used during the Freemasons' ceremonial ritual, while the workers assigned to erecting the rest of the foundations (also made of syenite/granite blocks) had used a different lifting method. It was thus clear that these were different blocks from all the others. Moreover, they are located in the northeast corner, but not the same northeast corner as previously anticipated. And the icing on the cake… the cornerstone is supposed to contain a time capsule, according to writings, in which people of that era deposited some relics from ancient times: newspapers, a brief history of the first church, etc. This box is reputed to be made of tin (or iron coated with tin). And guess what… with the help of our metal detectors, we obtained a clear signal indicating that there is indeed a metallic object located amidst the stones in question. The time has therefore come to begin preparing for the extraction of this object from the past and to discover what our ancestors left behind there in order to make contact with people of the future, their way of teaching us a little more about who they were more than 140 years ago... To be continued!

Voici une animation de différentes méthodes anciennes pour le levage de pierres, incluant celle par les pinces. Following is a brief animated feature of ancient methods used for the lifting of stones, including the tongs method:

https://www.instagram.com/reel/DTDpS6FiFYb/?fbclid=IwY2xjawRnCZxleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFUWG9adjVmS3ZLeUVNelhzc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHnebsDL5vrWfwmtknhWJ6BNQLcRml6vycvmi0vQlCbU-uTvNbft7nUrMrsy8_aem_Ua7I7RrZ0CaaP_wbi4pFpA

04/26/2026

Petite vidéo rapido-presto (anglo) dans laquelle je sollicite l'aide de nos abonnés-es dans le cadre de nos recherches historiques qui vont bon train... n'hésitez pas à la visionner et répondre aux questions si vous en êtes capable! Merci!

A quick vid (anglo) in which I'm humbly asking for our followers' help in identifying some relics and more in order to give us a hand in our research! Have fun finding some answers and/or giving us your theories! Thanks!

Un ami m'a récemment confié avoir un grand intérêt pour l'histoire de Boscobel (près de Béthanie), et plus particulièrem...
04/16/2026

Un ami m'a récemment confié avoir un grand intérêt pour l'histoire de Boscobel (près de Béthanie), et plus particulièrement pour son église anglicane (aujourd'hui disparue), St. John the Divine. Construite en 1873, elle fut vendue pour 600 $ en 1949, puis démolie. Le bois fut réutilisé par l'acheteur du terrain pour construire une maison à Granby. Je n'ai pas encore approfondi le sujet, mais l'histoire de cette église s'annonce déjà passionnante. Il semblerait qu'il s'agisse de la deuxième église de Boscobel. Je n'ai pas encore trouvé de photo (certains d'entre vous en possèdent certainement), mais je souhaite partager avec vous les images suivantes. Bien qu'elles ne représentent pas l'église St. John the Divine, ces trois églises partagent un lien avec le temple de Boscobel. En effet, avant sa démolition, la chaire fut donnée à l'église anglicane de Morin Heights, les fonts baptismaux à l'église anglicane de Rawdon et la cloche à l'église Saint-François-des-Oiseaux de Saint-Sauveur. Et devinez quoi… elles semblent toutes posséder encore ces reliques. Retracer l'histoire est passionnant et toujours plein de surprises. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir, et des liens avec notre passé qui ne demandent qu'à être suivis pour redécouvrir leurs fascinantes origines qui, loin d'être disparues, ne se sont souvent que dispersées au fil du temps.

Certaines prises de vue peuvent paraître "drabes", vide de sens précis... jusqu'à ce qu'on leur en donne un. En prenant ...
03/29/2026

Certaines prises de vue peuvent paraître "drabes", vide de sens précis... jusqu'à ce qu'on leur en donne un. En prenant soin de préciser, par exemple, que l'on y voit les champs cultivés par le capitaine Savage et son gendre Hezekiah Wood, il y'a de cela plus de 200 ans... Et que nos pionniers, tout en travaillant d'arrache-pied, avaient essentiellement la même vue en fond de plan, le mont Brome (ou mont Spruce à l'époque), pistes de descente en moins.

Some shots may seem boring, devoid of meaning... until one is given to them. By taking care to specify, for example, that here we see the fields cultivated by captain Savage and his son-in-law Hezekiah Wood, more than 200 years ago... And that our pioneers, while working painstakingly, essentially had the same view in the background, Brome mountain (or Spruce mountain, at the time), minus the ski slopes, of course.

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