10/18/2026
« Le temps long, nécessaire à la nature, est quelque chose que nous devons réapprendre. » Francis Hallé
En forêt, le temps ne se mesure pas toujours à l’échelle d’une vie humaine.
Lors d’un martelage, un garde forestier peut entrer dans une parcelle où les choix ont été faits trente ans plus tôt par une autre génération.
Aujourd’hui, c’est à son tour de désigner les arbres, d’observer, de décider, de transmettre.
Et lorsque viendra le prochain passage, ce seront peut-être d’autres forestiers qui poursuivront ce travail.
Cette conscience du temps long fait partie du métier : agir aujourd’hui sans forcément voir soi-même l’aboutissement de ses choix.
Nous retrouvons cette même réalité avec le projet Arbre-Lien.
Face à nos calendriers politiques, financiers ou institutionnels, qui attendent souvent des résultats rapides et visibles, la forêt impose une autre temporalité.
Certaines transformations demanderont des décennies.
Le temps de l’arbre n’est pas le nôtre.
Mais peut-être pouvons-nous apprendre à le rejoindre ?