01/28/2026
Le 28 janvier ne devrait pas être perçu comme une date symbolique à célébrer, mais comme un moment de lucidité collective. À mesure que le numérique s’impose dans chaque sphère de nos vies, la question de la protection des données révèle un enjeu bien plus vaste : celui de la préservation réelle de nos libertés fondamentales.
Dans une société où l’accès aux services, aux droits et même à la participation citoyenne passe de plus en plus par des outils numériques, il devient essentiel de s’interroger sur la part de responsabilité que chacun est prêt à assumer, citoyens, institutions et décideurs afin que les droits humains ne deviennent pas conditionnels à la maîtrise technologique.
Peut-on encore parler d’égalité lorsque l’usage du numérique devient obligatoire? Ne devrions-nous pas reconnaître un droit fondamental à l’intégrité numérique, incluant la possibilité de refuser certains usages technologiques sans subir de préjudice?
Garantir la liberté de choix, c’est aussi prévenir l’exclusion et les discriminations envers celles et ceux qui n’ont ni l’accès, ni les compétences nécessaires pour évoluer dans un environnement toujours plus numérisé.
La protection des données ne peut plus être pensée uniquement comme une obligation juridique : elle est désormais indissociable de la dignité humaine, de l’inclusion sociale et de la justice numérique.