08/05/2025
Déjà 10 ans pour 17Aylwin aujourd’hui.
Lorsque je me suis lancée en 2015, je ne savais pas du tout où cela irait. J’étais en plein milieu de mon MBA, mi-trentaine. Tout ce que je connaissais c’est le milieu culturel. Je voulais continuer à y travailler, mais où, pour faire quoi? Mon univers, ma passion. Je savais que je voulais y rester, mais comment, où, sous quelle forme? Repartir à zéro dans un autre domaine? Impensable. Issue d’une période sombre, c’est comme si tout naturellement les choses s’étaient mises sur mon chemin. Sans même le savoir, j’étais en train de poser les premières pierres de ce qui allait devenir, dix ans plus t**d, une entreprise à mon image. Humaine. Audacieuse. Libre.
Le 5 août 2015, je faisais ma présentation au SAJE espérant obtenir la Mesure de soutien aux travailleurs autonomes. J’avais passé des semaines à préparer ma présentation de 10 minutes, seule dans mon salon, animée d’un mélange d’angoisse et d’excitation. J’ai fait un beau powerpoint. J’ai fait des beaux petits documents de présentation pour le jury. Et il semblerait que j’ai été assez convaincante, car on m’a accepté sur le champ, au lieu de me revenir dans 48 heures avec une réponse, comme cela devait être. Le 5 août, c’est aussi la fête de ma grand-mère, qu’on appelait mamie, qui regardait probablement le tout d’où elle est.
S’en est suivi la mise sur pied du plan d’affaires, du logo, la recherche de clients. Au départ, je présentais mes services comme assistante personnelle. Et pour être honnête, je me suis faite jugée. Par certains collègues de classe, par certains professeurs. Certaines autres personnes que je rencontrais. Une MBA qui est “assistante personnelle”. Comme si c’était indigne. Comme si c’était un échec. Tout ce que je voulais, c’était me créer une job. Peu importe le titre qu’on lui donne. Être à la barre de ma propre entreprise. Faire les choses à ma manière. Sans boss. Pouvoir avoir le contrôle de mes horaires.
Mais tout ça, je m’en suis foutue. Même si cela faisait mal à entendre. J’ai persévéré. Et rapidement, mon service n’était plus un service d’assistante personnelle. Les besoins de mes clients étaient beaucoup plus grands, plus gros. J’ai rapidement pris en charge une bonne partie de leur vie, de leurs activités professionnelles. J’ai mis sur pied une marque, géré des projects d’envergures, fait de la direction de production de concerts, de tournée, de festivals, de disques. J’ai organisé des lancements, des événements. On m’a offert la direction des opérations d’un label de musique classique. J’assiste certains des plus grands artistes dans leur domaine respectif dans le développement de leur carrière. Je les conseille, je cherche, je trouve pour eux.
Aujourd’hui encore, quand on me demande ce que je fais dans la vie, je ris. Car honnêtement, j’ai probablement le pire “elevator pitch”. Parce qu’aucune phrase ne suffit vraiment à résumer tout ce que je peux accomplir. Et c’est bien ainsi. Ce qui relie tout ça reste le challenge: le goût d’apprendre chaque jour. De plonger dans l’inconnu. De me dépasser.
Ces 10 années m’ont emmenée plus loin que je ne l’aurais imaginé. J’ai grandi, j’ai trébuché, j’ai célébré. Et j’espère que les 10 prochaines seront tout aussi folles, inspirantes, remplies de feu et de rencontres.
Je tiens à remercier, du fond du cœur, mes clients – fidèles, curieux, passionnés – qui me font confiance depuis si longtemps. Mes anciens clients de qui j’ai appris, et m’ont permis d’être aussi polyvalente aujourd’hui. Ma famille, mes amis, qui ont crus en moi et qui m’ont encouragé à continuer, qui m’écoutent, me conseillent, m’aident à prendre des décisions. Et à tous ceux de l’industrie qui me réfèrent, qui parlent de moi avec respect : sachez que la durabilité de ces relations est, à mes yeux, l’actif le plus précieux de 17Aylwin. Une preuve vivante que la confiance et l’humain priment toujours.
Merci, merci pour ces 10 belles années. Le meilleur reste à venir.