Serviteur William Nelson Atoundem

Serviteur William Nelson Atoundem Serviteur panafricain engagé pour le développement de l’Afrique. Nous sommes des miracles vivants, respirants, et marchants

Expert en analyse d’affaires et transformation digitale, au service de la jeunesse, de l’entrepreneuriat et de la diaspora africaine, avec foi, excellence et intégrité.

Trump est de nouveau au centre de l’actualité internationale avec son voyage en Chine, entouré d’une délégation de grand...
05/14/2026

Trump est de nouveau au centre de l’actualité internationale avec son voyage en Chine, entouré d’une délégation de grands patrons américains : Elon Musk (Tesla, SpaceX), Tim Cook (Apple), Jensen Huang (Nvidia), mais aussi des dirigeants de la finance, de l’agro‑alimentaire, de l’aéronautique et d’autres secteurs stratégiques.

Ce déplacement vise à défendre les intérêts économiques des États‑Unis, à négocier des accords commerciaux et à peser sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle, aux puces électroniques, aux véhicules électriques ou encore à la finance mondiale.

Ce choix d’accompagnateurs n’a rien d’un hasard : ce sont des acteurs qui contrôlent des secteurs clés, capables de signer des contrats lourds, d’ouvrir des marchés et d’influencer des chaînes de valeur entières.

Et ce n’est pas une exclusivité de Trump : avant lui, d’autres présidents américains ont déjà mobilisé des délégations économiques structurées lors de visites de haut niveau.

Quand une grande puissance organise un déplacement présidentiel, on voit très vite quelles sont ses priorités réelles. Aux États‑Unis, quand le président se déplace, il s’entoure de ceux qui pèsent dans l’économie réelle : patrons de la tech, de la finance, de l’industrie, de l’agro‑alimentaire, de l’aéronautique. Chaque profil a une fonction précise : ouvrir des marchés, sécuriser des contrats, négocier des accès, faire avancer des dossiers concrets.

En Afrique, le contraste est souvent brutal. Lorsqu’un chef d’État effectue une visite officielle, la composition de la délégation raconte une tout autre histoire. On voit beaucoup de personnalités politiques, de membres de l’entourage, de responsables sans portefeuille économique clair. Les entrepreneurs, eux, sont rarement au centre du dispositif, encore moins les innovateurs de la tech, les industriels émergents ou les acteurs de la transformation locale.

Si le président d’un pays se rend à l’étranger sans emmener avec lui ceux qui créent de la valeur, de l’emploi et des produits exportables, il réduit son propre poids dans la négociation. Un PDG de la fintech, de l’agritech ou de l’énergie renouvelable camerounaise peut défendre des dossiers très concrets face à un partenaire étranger. Un communicant sans mandat économique clair, non.

Tant que nos dirigeants considéreront l’avion présidentiel comme une extension du palais plutôt que comme un outil de projection de puissance économique, nous resterons spectateurs des grands mouvements du commerce mondial. Ce n’est pas qu’il manque des talents en Afrique, c’est qu’on ne les embarque pas au bon endroit, au bon moment, avec le bon niveau de responsabilité.

Serviteur William Nelson Atoundem

On a encore une vidéo choquante qui tourne. Des Camerounais humiliés et maltraités par des employeurs chinois, sur notre...
05/04/2026

On a encore une vidéo choquante qui tourne. Des Camerounais humiliés et maltraités par des employeurs chinois, sur notre propre sol, dans notre propre pays. On va encore faire la même danse : choc, indignation, lives enflammés, insultes contre « les Chinois », quelques hashtags… puis silence. Jusqu’à la prochaine vidéo.

Le problème, ce n’est pas « les Chinois » en tant que peuple. Demain, ce seront des Libanais, des Indiens, des Européens, peu importe. Le vrai problème, c’est un État qui permet, protège et récompense un système où des étrangers peuvent traiter les citoyens comme du bétail sans jamais craindre de vraies sanctions. Des entreprises étrangères maltraitent des Camerounais depuis des années : coups, humiliations, salaires de misère, horaires abusifs, menaces de renvoi. Tout le monde le sait. Et pourtant, ces mêmes entreprises continuent d’obtenir des marchés, des contrats, des avantages.

Mais il faut qu’on ait le courage de dire une chose dure : pour l’instant, on n’y peut pas grand-chose. Pas parce que nous serions maudits, mais parce que nous sommes malades. On souffre, en tant que peuples noirs, d’un syndrome dont j’ai entendu parler récemment, que j’ai approfondi à l’Université Laval : le syndrome de l’« impuissance apprise », théorisé par le psychologue Martin Seligman.

C’est quoi, l’impuissance apprise ? Seligman l’a découverte en travaillant d’abord… sur des chiens. Il les plaçait dans une situation où ils recevaient des chocs électriques qu’ils ne pouvaient pas éviter. Quoi qu’ils fassent, ils ne pouvaient pas arrêter la douleur. Après un certain temps, les chiens ont « appris » qu’ils n’avaient aucun contrôle sur ce qui leur arrivait. Plus t**d, on les a mis dans une autre cage, séparée en deux par une petite barrière : d’un côté, le sol envoyait des chocs ; de l’autre, il n’y avait plus de choc. Il suffisait de sauter de l’autre côté pour être en sécurité.

Les chiens qui n’avaient jamais connu la première situation ont immédiatement sauté pour fuir la douleur. Mais ceux qui avaient été conditionnés avant, ceux qui avaient appris que « quoi que je fasse, ça ne sert à rien », se couchaient et subissaient les chocs, sans même essayer de sauter. Ils avaient intégré l’idée que leurs actions ne changent rien. Ils étaient libres de bouger, mais prisonniers dans leur tête.

C’est ça, l’impuissance apprise : quand tu as tellement été frappé, humilié, trahi, que ton cerveau finit par enregistrer un message simple : « de toute façon, ça ne sert à rien ». Tu peux avoir la force physique, l’intelligence, la colère, mais intérieurement, tu es convaincu que lutter est inutile. Alors tu finis par ne plus essayer, ou seulement symboliquement.

Maintenant, transpose ça à notre histoire. Pendant des siècles, on a vu nos ancêtres enchaînés comme des animaux, fouettés, jetés à la mer. On a connu la colonisation, les massacres, les indépendances confisquées, les leaders assassinés souvent avec la complicité de leurs propres frères, les coups d’État, les dictatures, les répressions sanglantes. Tu marches pour tes droits, on tire sur ton frère, parfois sur ordre d’un dirigeant qui a la même couleur de peau que toi. Tu votes, on truque. Tu dénonces, on t’achète ou on t’écrase.

À force d’échouer, d’être trahi, d’être frappé, d’avoir vu ton frère être fusillé par le bourreau via son propre frère, tu envoies un message silencieux à tes enfants : « attention, ne va pas trop loin, ça ne changera rien, tu vas juste souffrir ». La peur, la fatigue, la résignation deviennent héréditaires. C’est comme si, de génération en génération, on transmettait ce réflexe des chiens de Seligman : on voit la barrière, mais on ne saute plus.

Ce syndrome n’est pas propre au Cameroun. Les mêmes réalités se vivent en Afrique du Sud, où des Noirs brûlent les commerces d’autres Noirs africains. On le voit dans d’autres pays africains, dans les bidonvilles, dans les quartiers oubliés, dans certaines diasporas où l’on accepte des humiliations quotidiennes au travail parce que « c’est déjà bien d’avoir un job ». Partout où l’on retrouve des Noirs écrasés par des systèmes violents, on retrouve ce même sentiment : « on n’y peut rien ».

L’impuissance apprise, c’est ça : à force de perdre, tu arrêtes de jouer, même quand tu as une chance de gagner. À force d’être trahi, tu arrêtes de faire confiance, même quand quelqu’un est sincère. À force d’être frappé, tu lèves les mains avant même que le coup parte. À force de voir tes luttes finir dans le sang ou la corruption, tu te dis que ça ne vaut plus la peine de risquer ta peau.

La première étape pour sortir de cette maladie collective, c’est de la reconnaître. Dire clairement : nous ne sommes pas maudits, nous sommes blessés. Nous ne sommes pas incapables par nature, nous sommes conditionnés par l’histoire. L’impuissance apprise n’est pas une identité, c’est un état psychologique. Et tout état psychologique peut être déconstruit, mais pas tant qu’on refuse de le nommer.

Tant qu’on pense que « c’est comme ça, on n’y peut rien », on reste comme les chiens de Seligman, couchés de notre côté de la cage, à subir des chocs alors qu’il existe une barrière à franchir. Ce n’est ni simple, ni magique, ni rapide, mais c’est possible. Dans les expériences, il fallait parfois que quelqu’un prenne le chien, le soulève et le fasse passer lui-même de l’autre côté pour lui réapprendre qu’une autre réalité existait. De la même façon, il nous faut des expériences concrètes de victoire, de justice, d’organisation réussie pour reprogrammer notre cerveau collectif.

On peut continuer à dénoncer les Chinois, les Libanais, les Occidentaux. Mais tant qu’on ne s’attaque pas à la fois à un État qui ne protège pas les siens, et à ce syndrome de l’impuissance apprise qui paralyse les nôtres, notre indignation restera un cri dans le vide. Le jour où nous reconnaîtrons cette maladie et où nous commencerons à nous soigner, ce jour-là, une simple vidéo ne sera plus seulement un choc émotionnel, mais peut-être le point de départ d’un vrai basculement.

Lire l’article complet sur mon blog : https://williamatoundem.wordpress.com/2026/05/04/analyse-organisationnelle-et-comportementale/

Serviteur William Nelson Atoundem

05/04/2026

Pendant des siècles, on a vu nos ancêtres enchaînés comme des animaux, fouettés, jetés à la mer. On a connu la colonisation, les massacres, les indépendances confisquées, les leaders assassinés souvent avec la complicité de leurs propres frères, les coups d’État, les dictatures, les répressions sanglantes. Tu marches pour tes droits, on tire sur ton frère, parfois sur ordre d’un dirigeant qui a la même couleur de peau que toi. Tu votes, on truque. Tu dénonces, on t’achète ou on t’écrase.

À force d’échouer, d’être trahi, d’être frappé, d’avoir vu ton frère être fusillé par le bourreau via son propre frère, tu envoies un message silencieux à tes enfants : « attention, ne va pas trop loin, ça ne changera rien, tu vas juste souffrir ». La peur, la fatigue, la résignation deviennent héréditaires. C’est comme si, de génération en génération, on transmettait ce réflexe des chiens de Seligman : on voit la barrière, mais on ne saute plus...

Adresse

Ottawa, ON

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Serviteur William Nelson Atoundem publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Serviteur William Nelson Atoundem:

Partager