05/31/2026
Le 18 mai dernier, c'était la Journée nationale des Patriotes pour le Québec. Instaurée en 2002 pour commémorer la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Au Canada autre signification : «Victoria Day» commémorant l'anniversaire de la reine Victoria.
Revenons aux patriotes, à ces gens ordinaires qui ont dit non, pas pour détruire, mais pour affirmer que leur voix comptait dans les décisions qui les concernaient. Deux-cents ans plus t**d, dans nos organisations, cette question est toujours vivante, sous différentes formes.
Voici un exemple tangible : un changement majeur arrive. Qu'il soit annoncé par courriel, dans une réunion surprise. Annoncé comme décidé, finalisé, irrévocable. L'émotion monte, la frustration résonne, la peur s'installe.
Ceux qui vont le vivre au quotidien, les gens du terrain, ton équipe, les gestionnaires de première ligne n'ont pas été consultés. Leurs réalités ignorées, leur intelligence opérationnelle, mise de côté. Et là, la réaction attendue doit être positive!
Le vrai problème : C'est que la plupart des gestionnaires ravalent, non pas parce qu'ils sont d'accord, mais parce qu'ils confondent loyauté organisationnelle et soumission silencieuse. Ils croient que résister, c'est ne pas jouer pour l'équipe.
Martin Luther King Jr. mentionnait que « : notre vie commence à prendre fin le jour où nous gardons le silence sur ce qui compte.»
Ton silence ne protège personne. Il valide ce qui devrait être remis en question. La nuance que Camus apporte dans cette approche n’est pas de bloquer le changement, mais de refuser la stratégie qui renie la dignité des gens qui vont vivre avec ce changement.
Ce n'est pas « Je veux que rien ne bouge.» C'est plutôt « Je crois que mes gens méritent d'être entendus avant que ça bouge.»
Un non qui contient un oui. Le oui à la valeur de ceux que tu diriges. Howard Zinn l'a formulé brutalement : « Vous ne pouvez pas être neutre sur un train en marche. Laisser passer en silence, c'est choisir. Et cette décision t'appartient.
Comment faire :
- Nommer vers le haut ce qui n'a pas été considéré;
- Demander un espace de consultation avant l'implantation, pas après;
- Porter la voix du terrain là où elle n'a pas été invitée;
- Ne pas laisser trop de place à l'égo émotif, mais ouvrir des canaux de discussions saines et responsables;
- Être clair : tu n'es pas contre le changement, tu es pour qu'il réussisse.
Mandela nous rappelait que « Le courage n'est pas l'absence de peur, c'est la victoire sur elle.»
La question est de savoir quelle sera ta réaction la prochaine fois qu’un changement surviendra. Est-ce que tu te lèveras pour influencer la stratégie ? Est-ce que tu te tairas ?
Vous ne me connaissez pas. Je suis Gino Gélinas — coach en leadership authentique. J'accompagne les gestionnaires qui choisissent d'être la voix de leur équipe, même quand c'est inconfortable.
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