08/24/2026
La rentrée est passée. Le chalet est fermé. La boule au ventre du dimanche soir est revenue et ce n'est plus de la fatigue.
Votre poste n'a pas changé cet été, mais possiblement que votre tolérance, elle, a chuté. Face à ce malaise, on choisit régulièrement l'un de ces deux extrêmes. Endurer, en espérant que ça passe. Ou tout balancer sur un coup de tête. Les deux options coûtent souvent très cher. Endurer reporte le problème. Le geste impulsif le déplace sans le régler. Dans les deux cas, vous n'avez rien gagné.
Dre Estelle M. Morin, de HEC Montréal, le mentionne sans détour : le travail sert à s'accomplir, à exercer ses talents, à laisser une trace. Un poste qui devient vide de sens ne se répare pas en serrant les dents.
William Bridges l'a démontré : chaque transition commence par une fin. Pas par une sortie précipitée, mais par un deuil qu'on prend le temps de faire.
Les études convergent vers les mêmes causes. Gallup le confirme : les employés quittent leur gestionnaire, pas leur entreprise. Randstad Canada le corrobore : la moitié des employés qui jugent leur gestionnaire inefficace prévoient partir dans l'année. 65% se sentent sous-reconnus.
Avant de vous demander si vous devez partir, demandez-vous :
Mes valeurs correspondent-elles encore à ce que cette organisation récompense, ou je fais semblant depuis trop longtemps.
Ma relation avec mon gestionnaire ou mon équipe est-elle vivante, ou maintenue par peur du conflit.
Est-ce que je me sens reconnu, ou est-ce que je performe dans le vide.
Se les questionner seul, un dimanche soir, ne suffit pas. C'est là que la plupart restent coincés entre l'endurance et l'impulsion.
Herminia Ibarra a étudié des centaines de transitions réussies. Aucune ne s'est faite en solo. Toutes sont passées par l'échange, l'aide extérieure. Consulter n'est pas une faiblesse. C'est ce qui distingue une transition réfléchie d'un saut dans le vide.
Susan David renforce cette approche : l'inconfort est le prix d'entrée d'une vie qui a du sens, mais il faut le structurer.
Je vous propose trois actions, pas seulement des intentions :
Nommez vos non-négociables :Trois valeurs, écrites et comparez les avec votre réalité actuelle.
Consultez avant d'agir. Une personne de confiance, un coach, un mentor qui n'a rien à perdre dans votre décision. Son rôle : vous confronter juste assez, pas pour vous rassurer.
Bâtissez un plan de transition daté. Des jalons concrets, pas un vague "on verra". Un plan entraîne une action.
La croisée de chemin n'est pas un problème à endurer en silence, ni une porte à claquer sur un coup de tête. C'est une transition à construire, avec de l'aide, et un échéancier clair.
Vous ne me connaissez pas! Je suis Gino Gélinas, coach en leadership authentique. Bienveillant, mais confrontant, une transition qui dure ne se décide pas seul, ni sur un coup de tête. Elle se planifie, avec du soutien.