01/22/2022
Il y a longtemps que j’ai écrit sur ma page!
Bonjour!
Comment va votre confinement? Comment vous portez-vous en ce moment? Comment allez-vous...VRAIMENT ?
C’est la question qui s’impose à moi, ces temps-ci. Et plus encore depuis que j’ai perdu mon dernier parent, mon paternel, un mois avant Noël. Et hop! Me voilà rebrousser chemin pour rebrosser le portrait de mon enfance. Refaire le chemin, défaire le chemin, me remettre sur MES rails et me demander si je vais VRAIMENT bien!
Ce décès me ramène à moi. Et si je croyais bien allée, hé bien, c’est ratté!!! J’ai été surprise d’autant d’affliction! Et vlan! Arrêt de travail un premier mois, puis un deuxième, y aura-t-il un troisième mois, une année? Si vous saviez comme cela me fait du bien et je n’en savais rien! Vous voyez comme on peut penser bien aller et que ... non, finalement, pas tant que ça !!!
Ça vous est arrivé?
Je ne sais pas si l’effet pandémique amplifie ces remises à neuf, mais, dans mon cas, c’est assez intense! Un tsunami de questions m’a submergé suite à ce décès et je ne suis pas encore revenue à la surface… je ne fais pas encore de surplace, je me noie, un peu, pour apprendre à mieux nager par la suite!
Face à cette tristesse débordante inattendue, je me devais de consulter un psy! Ce que je fis et il m’a fait réaliser que j’étais «conditionnée», mais pas de façon à m’épanouir, plutôt à m’assombrir! Alors, les questions ont fusées : Qui était-il pour moi, ce père sévère, froid, sans affection (c’est ce dont je me souviens et qui m’a marqué!) ? Comment notre relation m’a-t-elle forgée? Qu’est-ce que je retiens de notre histoire? Comment ai-je conjugué avec ce qu’il m’a légué comme éducation? Qu’est-ce que je m’attendais de cette relation? Que suis-je devenue? Celle que j’ai voulu? Ou celle qui a tout fait selon ses règles à lui… pour se faire aimée de lui? Celle qui veut être aimée de tous et qui se perd dans des conditionnements acquis depuis l’enfance? Parce que l’on peut utiliser les conditionnements appris en pensant qu’ils sont les meilleurs à suivre pour, dans mon cas, être aimé et m’épanouir! Hé bien, non! Ce n’était pas le bon chemin à suivre!
Je suis en train de lire « Les vilains petits canards» de Boris Cyrulnik et voici ce qu’il écrit dans son introduction :
« Il se dirigea vers eux, la tête basse, pour leur montrer qu’il était prêt à mourir. C’est alors qu’il vit son reflet dans l’eau : le vilain petit canard s’était métamorphosé en un superbe cygne blanc...» (d’après Hans Christian Andersen – 1805-1875 – Le vilain petit canard).
Comme tout est subjectif, voici ma vision de ce passage en rapport à mon histoire: Je suis restée conditionnée à être ce que je ne suis pas VRAIMENT! Il revient, ce mot!!! Le petit canard est en soi, un canard, et non un cygne blanc. Dans son cas, c’est une fin heureuse! On l’a aimé, on lui a donné confiance en lui et on l’a aidé à se forger une belle image de lui-même et probablement tel qu’il est VRAIMENT, au fond de lui. Combien s’en sortent de la sorte? Voyez-vous comment nous pouvons être conditionnés? J’ai été conditionné à me conformer à des règles que mes parents m’ont inculquées. Et ces règles m’emprisonnent. Je n’ai pas su m’en départir et réaliser qu’elles m’empêchaient d’être moi-même. Ce qui fait de moi, une autre personne que je suis en réalité ! En fait, elles cachent un côté de moi que je ne veut pas dévoiler. Un côté qui me fait honte, comme le vilain petit canard! On m’a dit, dernièrement que l’on doit désobéir à nos parents si l’on veut devenir adulte! Le saviez-vous? Hé bien, il était temps que je l’apprenne… maintenant qu’ils sont décédés !!! :-)
On peut croire que l’on va bien jusqu’à ce qu’un événement vienne nous heurter et brasser tout ce qui se cache dans notre inconscient et une fois que ces inconsciences sont ramenées à la surface de la conscience, l’espoir de bien aller se ravive!! Ouf! Heureusement!!!
Je réalise donc, avec de l’aide et bonheur, que je peux me métamorphoser et ceci grâce au décès de mon père… un père que j’idéalisais, un père dont je cherchais sans cesse un regard d’amour et puis, il est parti… emportant avec lui, cet espoir. Je me suis senti ravagée plus que je ne l’aurais pensé. Alors, j’ai consulté ma montre…Et ouf! j’ai encore du temps devant moi pour me déconditionner et devenir un beau cygne blanc!!!
J’espère que vous allez VRAIMENT bien ! :-) Sinon, gardez espoir, il y a toujours de la lumière quelque part… en vous!!! Creuser, ça vaut la peine!