10/28/2021
Savez-vous que les mots que nous utilisons avec les enfants peuvent faire toute une différence à eux seuls? Le sujet des écrans/tablettes/jeux/télévision/cellulaires, etc. est souvent abordé par les parents qui me consultent, comme étant une grande source de conflits familiaux et de réactions négatives de la part des enfants. Nous sommes habitués, dans le train train quotidien, que les enfants aient accès à ces moyens de divertissement. Toutefois, lorsque vient le temps de quitter la maison, de manger, de faire les devoirs, de se coucher, de faire une tâche demandée, etc., les faire quitter ce divertissement peut devenir ardu. Pourquoi en est-il ainsi?
Pour beaucoup d'enfants, ces appareils sont ancrés en eux comme étant acquis. Ils savent, pendant toute leur journée, que ce soir en arrivant de l'école, ils prendront leur tablette et joueront à leurs jeux préférés. Ils savent aussi que s'ils ne passent pas une belle journée à l'école, ils risquent d'avoir comme punition le retrait de leurs divertissements primaires. Or, lorsque vient le temps de les quitter, ils ne veulent pas, ne sachant pas si demain ils seront punis. Parfois même, ils deviennent insensibles aux punitions et des symptômes anxio-dépressifs peuvent apparaître.
Il existe une façon très simple d'y remédier: changer cet acquis en le faisant devenir un privilège. Ainsi, on évite d'entraîner l'enfant dans des conséquences négatives et on augmente les chances de garder l'harmonie avec eux. On fait ça comment?
- On les enlèvent de l'accessibilité des enfants;
- Lorsque l'enfant veut l'utiliser, on lui dit par exemple: tu as terminé tes devoirs, bravo, je te permet alors le privilège d'utiliser ta tablette pendant 15 minutes.
- Quand l'enfant a bien intégré la notion de privilège, on s'assure que leur utilisation fasse suite à une bonne action.
De cette façon, l'enfant comprend que c'est l'adulte qui détient la "pouvoir" de l'appareil et apprend aussi à développer de nouveaux divertissements. De plus, on évite les crises reliées aux punitions, car on n'enlève rien à l'enfant, au contraire, on lui rajoute la possibilité d'un privilège. Il sait alors qu'il peut aussi avoir le "pouvoir" de recevoir ce privilège en effectuant les tâches demandées. Il risque même de devenir davantage productif, car il a la sécurité de la prévisibilité, sachant qu'il ne peut perdre sa tablette, mais bien la gagner!