01/29/2026
ChatGPT va abrutir la race humaine.
Voilà ! C'est dit. Sorry.
Et c'est exactement ce qui va arriver si on continue à utiliser l'intelligence artificielle (IA) comme un bouton magique qui sait tout et qui fait tout.
Un chercheur de l'Université de Montréal, Serge Larivée, l'explique bien : « L'intelligence est justement la capacité à résoudre des problèmes ». Et si on se contente d'accepter les réponses de ChatGPT (ou autre) sans se demander « pourquoi ? », on commence déjà à laisser une partie de cette intelligence de côté.
Mais il y a une autre façon de faire.
Hier soir, j'étais en train de déployer une application web sur un serveur. Un peu de code, des lignes de commande, des configurations techniques... Je vous passe les détails. Normalement, j'ai très peu de connaissances là-dedans, donc ça m'aurait pris une journée entière, voire plus, à chercher partout sur le web les solutions à mes embûches.
Mais voici ce que j'ai fait :
J'ai utilisé l'IA pour m'assister vers mon objectif. Mais avant de copier-coller, en mode zombie, chaque ligne de code ou modification technique que l'IA me proposait, je lui ai demandé de m'expliquer ce qu'elle faisait. Pourquoi cette commande ? Quel est son rôle ? Comment elle fonctionne ? J'ai même validé certaines parties plus « risquées » de mon processus avec deux autres IA et j'ai consulté un document technique.
Et vous savez quoi ? Au bout d'à peine 60 minutes, j'ai commencé à comprendre. À déchiffrer les abréviations. À prendre des décisions humaines et éclairées, plutôt qu'aveugles.
Je n'ai pas perdu en compétence. J'en ai gagné !
C'est ça, l'usage responsable de l'IA.
On peut choisir d'être un mouton qui accepte aveuglément ce qui sort de la machine. Ou on peut choisir d'utiliser l'IA comme un outil d'apprentissage disponible 24/7.
L'IA, c'est un accélérateur. Une bibliothèque à portée de main. Un mentor patient qui répond à toutes vos questions.
Mais seulement si vous prenez le temps de lui demander « pourquoi ? ».
Et les chiffres le confirment. En 2025, une enquête de KPMG auprès de 684 étudiants canadiens révèle que 48% d'entre eux estiment que leurs compétences en pensée critique se sont détériorées depuis qu'ils utilisent l'IA régulièrement.
Alors voici mon partage de conscience : ne laissez pas l'IA penser à votre place. Utilisez-la pour apprendre plus vite, pour explorer des domaines que vous ne maîtrisez pas encore, pour comprendre ce que vous faites. Pas seulement aller vite dans un brouillard total.
Sinon, d'ici quelques générations, l'humain ne saura plus rien faire sans son assistant virtuel.
Et ça, pour vrai, c'est un futur que je ne souhaite pas pour ma descendance !
🧠 Votre matière grise vous remercie d'avance.