09/22/2026
Ma famille et moi avons été victimes d’actes criminels. La tempête a sévit en 2022.
Toute une crise s’en est suivie. Un torrent d’émotions, un profond sentiment d’injustice et beaucoup d’indignation.
Quatre ans plus t**d, il reste encore de la colère et de l’incompréhension, mais surtout une force. Celle issue du vécu, de l’identité qui se renforce, de la résilience et des frontières qui se dressent et qui se dessinent plus clairement.
On peut maintenant lire dans mon regard un peu de méfiance, des restes de trahison et beaucoup de déception. De la tristesse aussi, certainement. C’est la peur qui a fait son œuvre. L’instinct de survie qui s’est manifesté par nécessité et qui reste bien sensible, même une fois les ravages terminés.
Le corps se rappelle. Le cerveau reste en alerte. Prêt au prochain combat, même si c’est le calme plat.
Cette expérience de vie fait de moi, j’en suis sûre, même si je m’en serais bien passé, une meilleure aidante.
Je peux écouter, je peux entendre, mais surtout, depuis tout ça, y’a encore plus de choses que je peux réellement comprendre.
Je sais que c’est précieux d’être écouté•e et encore plus précieux d’être réellement compris•e et « détecté•e ». Pas juste par perspicacité, mais par solidarité de vécu.
Es-tu d’accord que se sentir écouté•e et entendu•e c’est bien, mais que de se sentir compris•e vaut plus que n’importe quoi d’autre, quand on consulte ?