08/27/2026
Hier, j’ai perdu un de mes petits poussins. Il avait à peine 3 semaines.
Et je dois vous avouer quelque chose : ça m’a rendue vraiment triste.
Ça m’a même étonnée. Je vis entourée d’animaux, je connais la vie, la mort, les petits drames qui arrivent parfois sans prévenir. Mais celui-là m’a laissé une drôle de sensation de vide.
Je crois que ce qui me dérange le plus, c’est de ne pas comprendre.
Il a décliné très vite. J’ai cherché, essayé de comprendre ce qui se passait, fait ce que je pouvais… et il est mort.
Et moi, je suis restée avec mon « pourquoi ? ».
Ça m’a fait penser à toutes ces fois dans ma vie où les choses ne se sont pas passées comme je l’avais imaginé. Des projets auxquels je croyais qui n’ont pas fonctionné. Des directions que j’ai dû abandonner. Des portes qui se sont fermées alors que j’aurais vraiment préféré qu’elles restent ouvertes.
Aujourd’hui, avec le recul, je peux voir que certaines de ces déceptions m’ont obligée à me réinventer. À faire des choix différents. À revenir davantage vers moi. Et finalement à devenir beaucoup plus proche de la Valérie que je suis vraiment.
Mais sur le moment, je ne le savais pas.
Et peut-être que c’est ça que ce petit piou-piou vient me rappeler aujourd’hui.
Nous voulons tellement comprendre ce qui nous arrive. Trouver la raison, l’explication, le fameux « pourquoi ».
Mais parfois, nous ne l’avons pas.
Et je ne suis même pas certaine que tout arrive nécessairement « pour une raison ». Certaines choses arrivent, simplement. Elles nous attristent, nous déçoivent, bouleversent ce que nous avions prévu… et nous ne savons pas encore ce que nous allons en faire.
Peut-être que le plus difficile n’est pas toujours ce qui nous arrive.
Peut-être que c’est d’accepter, pendant un moment, de ne pas savoir pourquoi.
Aujourd’hui, je n’ai toujours pas trouvé de sens à la mort de mon petit piou-piou.
Alors, pour une fois, je vais simplement accepter d’être triste.
Et me rappeler quelque chose que la vie m’a déjà montré plusieurs fois : ce n’est pas parce que je ne vois pas encore la suite du chemin qu’il n’y en a pas une.