06/01/2026
Pour les familles fortunées, le 1er trimestre n’était pas une question de performance, mais de structure.
Les marchés ont fait ce qu’ils font toujours en période de pression : ils ont évolué rapidement, réagi aux nouvelles et changé de leaders.
Mais l’enjeu principal se situait ailleurs: la liquidité a été mise à l’épreuve.
Le crédit privé, qui a connu une croissance importante au cours de la dernière décennie, a fait face à une hausse des demandes de rachat. Plusieurs fonds ont réagi exactement comme prévu, en limitant l’accès. Ce n’est pas une faiblesse. C’est une caractéristique de la classe d’actifs.
Mais cela soulève une autre question : les portefeuilles sont-ils construits avec une compréhension claire du moment où le capital est réellement disponible, et pas seulement de la façon dont il est censé performer ?
Dans le même temps, le risque géopolitique est passé d’une préoccupation secondaire à un facteur déterminant. Les chocs énergétiques ont alimenté l’inflation. Les anticipations de taux ont été ajustées. Les leaders de marché ont changé.
Rien de tout cela n’est inhabituel; ce qui importe, c’est la façon dont ces forces interagissent lorsqu’elles se produisent simultanément.
C’est là que la construction de portefeuille devient plus qu’une simple allocation ; il est question d’alignement.
L’horizon de placement, les besoins de liquidité et la gouvernance doivent tous être cohérents — surtout dans des environnements où l’accès au capital ne peut être tenu pour acquis.
Car le véritable risque n’est pas la volatilité, mais le fait d’être contraint de prendre des décisions au mauvais moment.