09/22/2026
Il y a une semaine, Trois-Rivières accueillait près de 5 000 personnes venues de partout au Québec pour le rassemblement national du mouvement Le communautaire à boutte. J’y étais comme bénévole. ✊
Ce mouvement fait réfléchir à une question qui rejoint directement mon travail: est-ce que couper est toujours synonyme d’économiser?
Pas nécessairement.
Quand on sous-finance le filet social, la facture ne disparaît pas. Elle se déplace ailleurs.
Quand le communautaire manque de ressources :
→ les équipes s’épuisent
→ des services sont réduits ou disparaissent
→ les besoins non répondus s’accumulent
→ la pression augmente sur d’autres services publics
Et éventuellement, ça coûte plus cher à l’ensemble de la société: en santé, en services sociaux, en prévention et en qualité de vie.
Investir dans le communautaire, c'est investir dans la prévention, dans le tissu social et dans notre capacité collective à intervenir avant que les situations deviennent des crises.
Dans ma pratique, on regarde toujours le coût réel à long terme, et pas seulement la dépense qu’on voit aujourd’hui.
De voir autant de personnes rassemblées ça a permis de rappeler quelque chose d’important : derrière les budgets et les chiffres, il y a des personnes. Des intervenant·es, des bénévoles, des équipes qui accompagnent des personnes qui en ont besoin.
Et quand près de 5 000 personnes se déplacent pour dire qu’elles sont à boutte, je pense que ça mérite au minimum qu’on s’arrête pour écouter.
Investir dans notre filet social, c’est aussi s’investir à bâtir un avenir prospère et durable. 🌱