28/07/2026
l'immortality de Notre langue national merci M.kadima
Jamais je ne frapperai mon enfant parce qu’il ou elle parle sa langue nationale. Jamais.
Pendant trop longtemps, une certaine éducation héritée de la colonisation a conduit beaucoup d’Africains à sous-estimer tout ce qui vient de chez eux. On peut parler parfaitement le français, l’anglais ou toute autre langue, mais cela ne garantit ni la capacité à résoudre les véritables problèmes de sa société, ni la créativité, ni le sens de l’innovation. Pourtant, nous avons les mêmes cerveaux que tous les autres peuples.
Beaucoup finissent par avoir honte de leurs véritables noms africains, mais sont fiers de porter des prénoms étrangers. Certains rejettent la couleur de leur peau au point de dépenser des fortunes pour tenter de ressembler à d’autres. D’autres délaissent leurs cheveux naturels au profit de cheveux importés. Trop souvent encore, nous valorisons davantage ce qui vient d’ailleurs que ce que nous produisons nous-mêmes.
Aucun peuple ne peut être durablement respecté s’il ne commence pas par se respecter lui-même. Une langue n’est pas seulement un moyen de communication : c’est aussi un outil de transmission, d’influence et de souveraineté culturelle.
L’intelligence ne se mesure pas au nombre de langues étrangères que l’on parle. Elle se mesure à la capacité de comprendre les problèmes de son peuple, d’y apporter des solutions et de faire progresser sa société.
C’est ce que j’enseignerai à mes enfants : aimer leurs langues, leurs véritables noms, leur couleur de peau, leur histoire et leur terre.
J’utilise le français pour communiquer avec les francophones. Cela ne prouve en rien mon intelligence. Je peux exprimer les mêmes idées en lingala, en swahili ou dans toute autre langue que je maîtrise.
Soyons des bâtisseurs, des créateurs et des transformateurs, pas seulement des parleurs.