12/03/2024
Les miliciens wazalendo sont prêts à lutter contre les rebelles du M23 aux côtés de l’armée congolaise et à soutenir la réélection de Félix Tshisekedi.
Ils n’ont pas soif que de victoires. L’heure matinale n’empêche pas les « wazalendo » – « patriotes » en kiswahili – d’enchaîner les bières dans un bar de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Encadré de deux comparses, Tsongo Balume, un pseudonyme, a opté pour une « Turbo King », la brune des « hommes forts et virils ». Le milicien de 26 ans au physique robuste, aguerri par des années de conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), n’a pas besoin de préciser contre qui il combat : « des étrangers venus nous envahir », dit-il pour désigner les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par le Rwanda voisin selon plusieurs rapports, dont ceux des experts des Nations unies.
A gauche, Luanda (le nom a été modifié), 39 ans, appartient au groupe armé APCLS, membre de la coalition wazalendo. Dans un bar à Goma, le 29 novembre 2023. A droite, la main blessée au pouce de Tsongo Bakume (le nom a été modifié), 26 ans, membre du groupe armé Maï-Maï Mazembe, dans un bar de Goma, le 28 novembre 2023. PHILÉMON BARBIER / HORS FORMAT POUR « LE MONDE »
« Avant, nous aussi, on nous appelait rebelles. Aujourd’hui, on nous appelle wazalendo et on ne se cache plus », explique d’un air go