20/08/2026
🇫🇷🇨🇭Quand le porte-parole peut lui aussi devenir une partie de la crise
En communication de crise, il existe une règle fondamentale : tout ce que l’on sait ne doit pas nécessairement être communiqué.
Lorsqu’une personne traverse une situation grave et fortement médiatisée, les avocats, les conseillers et les porte-parole doivent comprendre que chaque déclaration peut avoir des conséquences juridiques, réputationnelles et humaines.
Révéler des détails intimes sur l’état physique d’une personne, sur d’éventuelles séquelles médicales ou sur son corps peut alimenter les gros titres, accroître les spéculations et porter inutilement atteinte à sa vie privée. Il est possible de communiquer sur la gravité d’une situation sans exposer publiquement des informations cliniques qui appartiennent à la sphère personnelle.
C’est pourquoi les avocats et les professionnels des relations publiques devraient travailler de manière coordonnée. L’avocat protège la stratégie juridique ; le professionnel de la communication protège le message, la réputation et l’exposition publique. Ensemble, ils doivent définir à l’avance ce qui peut être communiqué, qui doit prendre la parole, comment répondre aux médias et quelles informations doivent rester confidentielles.
Une crise n’est pas le moment d’improviser devant un microphone.
Parfois, une phrase prononcée avec l’intention d’expliquer ou de défendre une situation peut finir par provoquer une deuxième crise communicationnelle.
Communiquer de manière stratégique ne signifie pas tout dire. Cela signifie savoir quoi dire, quand le dire et, surtout, savoir ce qu’il faut protéger.