12/05/2026
Pétition pour défendre notre viticulture!
Sauver la viticulture Suisse
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Ces dernières semaines, certaines prises de position, notamment relayées par la Neue Zürcher Zeitung et des acteurs du négoce, participent à entretenir un feu contre les vignerons suisses.
Sous couvert de défendre le libre marché, ces discours évitent une réalité pourtant connue du terrain :
Aujourd’hui, les vins suisses représentent environ 37% du marché national, preuve qu’ils sont demandés et reconnus et non un marché de niche.
Le problème n’est pas la demande. Il réside dans la manière dont la valeur est répartie.
Dans le système actuel, les marges réalisées sur les vins importés peuvent atteindre plusieurs fois leur prix d’achat, tandis que la production locale reste sous pression.
Ce déséquilibre, bien connu de la branche, profite principalement aux intermédiaires et reste largement invisible pour le consommateur.
Le libre marché ne doit pas dominer la production indigène au nom d’intérêts personnels. Dans ce contexte, Guy Parmelin agit totalement dans son rôle : ouvrir les marchés implique aussi de savoir les équilibrer.
Nous rappelons que quand un vin européen est acheté moins cher qu’une bouteille d’eau et revendu jusqu’à vingt fois son prix au consommateur, ce n’est plus du libre marché.
C’est un modèle construit sur la marge, pas sur la production et c'est un encouragement à l'esclavage moderne.
Certe cette cette mesure federale se basant sur des contingents de raisins n’est pas parfaite, elle pourra évoluer par la suite.
Mais la rejeter en bloc serait une erreur.
Dire non est facile.
Dire oui et l’améliorer, c’est prendre ses responsabilités. Et donner un départ pour une production locale vivante et responsable.
Pour donner corps à cette réalité du terrain, nous lançons une pétition :
sauver nos vignerons, c’est poser la première pierre d’une défense plus large de notre production locale pour une économie durable.
Notre viticulture suisse traverse aujourd’hui une période critique. Entre la pression des importations à bas prix, les marges parfois jusqu’à 200 % sur les vins importés et l’évolution des habitudes, de nombreux vignerons peinent à é...