04/05/2026
🔓 Votre cloud repose sur un noyau audité par 30 000 développeurs.
Et 732 octets suffisent à le casser.
CVE-2026-31431. Surnommée "Copy Fail". Une faille d'élévation de privilèges dans le sous-système crypto du noyau Linux (algif_aead). Divulguée par Canonical le 29 avril 2026. Ajoutée au catalogue CISA Known Exploited Vulnerabilities le 1er mai. Deadline FCEB : 15 mai.
Le mécanisme tient sur une page :
➡️ Un utilisateur local sans privilège ouvre un socket AF_ALG.
➡️ Il envoie 732 octets soigneusement crafted.
➡️ Il devient root.
Toutes les distros majeures depuis 2017 sont concernées. Ubuntu, RHEL, SUSE, Debian, Amazon Linux, Fedora, Arch. CVSS 7.8.
Et le détail qui dérange : par défaut, Docker, LXC et Kubernetes donnent à un processus dans le conteneur l'accès au sous-système AF_ALG. Si algif_aead est chargé sur l'hôte — ce qui est le cas standard — un container compromis devient un host compromis. Pas de rebond. Pas de finesse. Une fonction `kmemdup` qui copie au mauvais endroit, depuis neuf ans.
⚠️ Vous avez investi des millions dans la micro-segmentation, dans le service mesh, dans le runtime sandboxing. C'est sérieux. C'est mature. C'est "cloud-native".
Pendant ce temps, dans le kernel, depuis 2017, une bombe en dormance. Elle n'a pas été plantée par un APT. Elle a été plantée par une logique de cryptographie inattentive, validée par tous les processus de r***e, et ignorée par tous les fuzzers.
La vraie sécurité ne se mesure pas à votre dernier déploiement EDR.
Elle se mesure au temps qu'il vous faut pour patcher 100 % de votre flotte Linux — y compris les nœuds Kubernetes que personne n'a touchés depuis six mois.
👉 Aujourd'hui, savez-vous précisément combien de vos workloads tournent sur un kernel non patché ?