20/03/2026
Journée nationale de signatures samedi 21 mars 2026
à Genève: au marché de Rive dès 9h00 et dans les Rues Basses dès 11h00
à Lausanne: au marché à la Place de la Palud
à Fribourg: au marché
à Neuchâtel: à la Croix du Marché (entre la Fontaine du Banneret et la Fontaine de la Justice)
Bonjour le monde. En Suisse, la révision partielle de la loi sur les télécommunications (LTC) propose un changement structurel faisant décliner la protection des riverains. Actuellement, quiconque est exposé à une intensité électrique supérieure à 10% de la limite peut formuler une opposition gratuite contre un projet de station 5G. Cette opposition suspend le projet. C’est l’application du «droit d’être entendu» conféré par l’article 29 alinéa 2 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse.
Le changement de loi prévoit de rompre ce lien entre la protection contre les rayonnements non ionisants et la procédure d’autorisation de construire. D’abord, le voisinage ne pourrait plus agir gratuitement. Il serait contraint d’engager une procédure de recours payante, nécessitant des milliers de francs. Ce changement crée une inégalité flagrante d’accès à la justice: la défense de sa santé et de son environnement deviendra un privilège réservé à ceux qui disposent de moyens.
Pourtant, la nécessité d’une telle vigilance est avérée. L’Ordonnance sur la protection contre les rayonnements non ionisants empêche de dépasser des limites (art.65 et annexe 2). Selon l’article 684 du Code civil suisse, la pollution par les rayonnements qui a un effet dommageable est interdite. Or, mes expertises ont montré qu’il arrive que la limite soit dépassée de plus de trois fois dans les fiches mises à l’enquête. Loin d’une hypothèse théorique, c’est un constat documenté:
https://www.pierredubochet.ch/autorisation-retiree.html
Le changement de la loi prévoit également que le recours n’aurait plus d’effet suspensif. Si cette révision de la loi entre en force, les stations-relais pourront être construites et exploitées, malgré d’énormes dépassements potentiels des limites jusqu’à l’issue d’une décision entrée en force, ce qui peut nécessiter plusieurs années.
L’absence de sanctions pécuniaires, même pour des dépassements massifs, reste discutable.
Est-il raisonnable de faciliter la tâche aux opérateurs de téléphonie mobile en misant toutes nos connexions sur la 5G? La dépendance à la 5G rend notre société vulnérable.
La téléphonie sauve des vies. On nous a privés de la téléphonie filaire alimentée par batteries, capable de fonctionner durant des jours lors de pannes générales, pour la remplacer par des solutions fragiles : la VoIP et la 5G. La première s’interrompt dès que le réseau électrique est coupé, la 5G dispose d’une autonomie moyenne de 30 à 75 minutes.
L’exemple espagnol du 28 avril 2025 est un signal d’alarme. À 12h33, un effondrement du réseau électrique non tributaire d’une panne a paralysé l’Espagne. En 90 minutes, presque aucune communication mobile n’est possible. Le réseau électrique n’est rétabli complètement que le lendemain matin à 4h00.
En Suisse, la dépendance à une technologie aussi fragile ne devrait pas être une fatalité.
La Suisse est en re**rd dans la connexion par fibre optique, le moyen le plus fiable, le plus évolutif, le plus économe en énergie de transférer des données. Du fait de l’emploi de fréquences largement supérieures, la fibre optique supplantera toujours les ondes radio. Malgré une couverture de 72% des ménages, le taux de raccordement à la fibre optique plafonne à 51% en Suisse.
Si vous estimez qu’il est important d’éviter cette centralisation des décisions au détriment des riverains, des municipalités et des cantons, rejoignez plus de cinq mille signataires, signez vous aussi et renvoyez la pétition avant jeudi 26 mars, pour rejeter le projet de modification de la loi.