23/02/2026
đšđź Fabrice Sawegnon sur la façon dont il relĂšve le dĂ©fi humain au sein du BBR :
« Câest un Ă©norme challenge, et câest dâailleurs lâune des raisons pour lesquelles nous avons fermĂ© le BBr - Boulay Beach Resort pendant six mois, afin de renouveler le personnel et les mĂ©thodes. Pour moi, le premier dĂ©fi est avant tout un dĂ©fi humain.
Vous allez peut-ĂȘtre rire, mais au BBR, Ă la cuisine, des cuisiniers volaient des poulets. Ă la rĂ©ception, certains employĂ©s avaient des numĂ©ros Mobile Money cachĂ©s pour encaisser les clients Ă cĂŽtĂ©. Au service technique, il y avait des agents qui rentraient chez eux avec des tables Ă repasser ou des fers Ă repasser. Au bar ou Ă la restauration, des serveurs tenaient de petits carnets en cachette pour facturer les clients eux-mĂȘmes et encaisser lâargent directement.
Et lĂ , je ne parle mĂȘme pas encore de la compĂ©tence du personnel ni de la vision. Je parle simplement de droiture et de valeurs. Des personnes viennent travailler dans une entreprise avec lâintention, consciemment ou non, de la faire couler.
Câest extrĂȘmement difficile. Le vrai gros challenge chez nous, ce sont les valeurs. Jâen parle souvent, mais les gens ne comprennent pas toujours. Les vraies valeurs : lâhonnĂȘtetĂ©. Il faut mettre en place des contrĂŽles, et câest terrible.
Le premier sujet est humain. Ensuite, il y a le partage de la vision. Parfois, nous avons des collaborateurs qui nâont pas beaucoup voyagĂ©, donc qui ne comprennent pas lâexpĂ©rience que nous voulons vendre. Il faut alors former, expliquer, accompagner. Mais tant quâils ne lâont pas vĂ©cu et compris, câest compliquĂ©.
Quand jâai lancĂ© le Life Star, jâai pris le DJ du Life Star et je suis parti avec lui Ă Paris đ«đ·. Je lâai envoyĂ© pendant une semaine dans une grande boĂźte de nuit dâun ami qui marchait trĂšs bien, pour lui montrer ce quâest la musique internationale. Je ne voulais pas de musique ethnique, mais une programmation internationale. Il est revenu Ă Abidjan, et il a cartonnĂ© pendant dix ans. VoilĂ .
Parfois aussi, il y a un manque de sens des responsabilitĂ©s. Quelquâun voit quelque chose par terre et se dit : âCe nâest pas mon travail.â Pourtant, moi, quand je vois un papier au sol, je le ramasse, mĂȘme si je suis le propriĂ©taire des lieux. Je le fais parce que je suis exigeant envers mes clients et envers lâexpĂ©rience que je veux leur offrir. Mais certains membres du personnel se disent : âCe nâest pas Ă moi de le faire.â
Souvent, ils ne font pas la meilleure chose Ă faire. Ils font juste ce quâils ont Ă faire. Or, ce nâest pas suffisant. Il faut toujours faire la meilleure chose Ă faire. »
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