23/05/2026
CYBERCHANTAGE : QUAND UNE RUPTURE TOURNE À L’EXTORSION
« Ce qui est mis en ligne ne disparaît jamais vraiment. » Avec l’essor des smartphones et des réseaux sociaux, des contenus privés peuvent être diffusés sans consentement et rester accessibles durablement, avec de lourdes conséquences pour les victimes. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’histoire de notre victime.
S.G.T entretenait une relation amoureuse intense et passionnée avec sa petite amie. Mais des incompréhensions ont conduit à leur séparation.
Cette rupture a été difficilement acceptée par la jeune femme. Animée par un esprit de revanche, elle a alors entrepris de faire pression sur S.G.T en le menaçant de divulguer des images intimes, aussi bien à son épouse qu’au grand public via Internet. Pour éviter cette diffusion, elle lui a imposé une série d’exigences financières et matérielles particulièrement élevées : le versement mensuel de 500 000 FCFA, l’achat d’un téléphone portable, l’acquisition d’une maison et d’un véhicule, l’importation de mèches en provenance de Chine ainsi que le financement de l’ouverture d’un magasin.
Face à ce chantage, S.G.T, inquiet pour sa réputation ainsi que pour sa vie familiale, a décidé de saisir la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Alertée, la PLCC a ouvert une enquête. Les investigations ont permis d’interpeller Y.A.M.
Lors de son audition, celle-ci a reconnu être à l’origine des menaces, tout en affirmant ne pas avoir procédé à une diffusion publique des contenus incriminés sur Internet. Elle a toutefois admis avoir transmis ces images intimes à des tierces personnes, en l’occurrence sa secrétaire et l’épouse de la victime.
Pour finir, Y.A.M. a été conduite devant le parquet pour menace de publication d’images à caractère sexuel sur Internet, conformément à la loi n° 2013-541 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.