21/01/2026
Le chômage en Afrique : arrêtons de mentir à la jeunesse
Assez d’hypocrisie. Assez de discours faciles. En Afrique, le chômage n’est pas seulement le fruit de l’échec de l’État. La vérité que personne n’ose dire, c’est que la jeunesse africaine porte aussi une lourde part de responsabilité.
À chaque crise, le même refrain : « c’est la faute du gouvernement ». Certes, les États africains ont leurs torts. Mais soyons honnêtes : combien de jeunes passent leurs journées à attendre un emploi qui leur tombe du ciel ? Combien refusent des opportunités parce qu’elles ne correspondent pas à leur “statut”, à leur diplôme, ou à l’image qu’ils se font de la réussite ?
La jeunesse africaine veut des résultats immédiats sans accepter le processus. Elle veut un salaire stable sans passer par l’apprentissage. Elle veut la réussite sans l’échec, le confort sans l’effort. Pendant ce temps, le monde avance sans elle.
On préfère critiquer l’État sur les réseaux sociaux plutôt que d’apprendre un métier. On préfère accuser le système plutôt que de se remettre en question. On rêve d’emplois de bureau climatisés pendant que des secteurs entiers manquent de main-d’œuvre, d’idées et d’innovation. Ce n’est pas l’absence d’opportunités qui tue l’avenir, c’est le mépris du travail “non prestigieux”.
Le diplôme est devenu une excuse. Une justification à l’inaction. Beaucoup de jeunes sont diplômés mais incompétents, informés mais incapables de produire, connectés mais improductifs. La connaissance sans action ne nourrit pas. Elle ne paie pas les factures.
Oui, l’État doit faire mieux. Mais l’État ne peut pas rêver, travailler et se battre à la place de toute une génération. Le développement ne se décrète pas, il se construit. Et ceux qui attendent que tout change avant de bouger resteront les victimes d’un système qu’ils refusent de défier.