Benho c

Benho c LA PLUME DE BAB
Romancier – entre rêve et réalité. Chaque mot est une émotion, chaque roman une confession.

📍DES LUMIÈRES☀️ J'ALLUMERAI,A L'ENCRE DE MA PLUME🎯
(2)

L’amour profond ne se prouve pas dans les moments faciles, mais dans la capacité à rester, comprendre et pardonner quand...
31/03/2026

L’amour profond ne se prouve pas dans les moments faciles, mais dans la capacité à rester, comprendre et pardonner quand tout devient compliqué
Bab stories

Chapitre 1 : Une vie qui n’était pas la leurOctave n’avait jamais connu la sécurité d’un foyer aimant. Depuis la mort de...
16/03/2026

Chapitre 1 : Une vie qui n’était pas la leur

Octave n’avait jamais connu la sécurité d’un foyer aimant. Depuis la mort de leurs parents, lui et sa petite sœur Mila vivaient chez leur tante dans un quartier populaire de Douala.

La maison était petite, étouffante et toujours bruyante. Les enfants de sa tante semblaient prendre un plaisir cruel à les harceler, et les rires dans les couloirs résonnaient comme des moqueries.

— “Regarde-les… ils ont encore volé ton morceau de pain, Mila !” murmura Octave en serrant les poings.

— “Ce n’est rien, je peux partager…” répondit Mila timidement, les yeux baissés, serrant sa petite main dans celle de son frère.

Octave sentit son cœur se serrer. Il avait appris à ignorer les insultes, mais chaque fois qu’il voyait sa sœur triste, il ressentait une douleur qu’aucune parole ne pouvait apaiser.

— “Ne laisse personne te dire que tu n’as pas de valeur, Mila. Tu es plus forte que tous ceux qui te regardent de travers,” dit-il doucement en lui caressant les cheveux.

La journée avançait, rythmée par les tâches imposées par leur tante : nettoyer le sol, faire la vaisselle, rapporter de l’eau…

tout semblait les rappeler à leur condition d’invités indésirables.

— “Encore eux !” ricana l’un des enfants de la tante, “Vous pensez vraiment pouvoir faire partie de ce quartier ? Vous n’êtes rien !”

— “Nous sommes ce que nous sommes… et ça suffit !” répondit Octave, la voix ferme. “Tu devrais apprendre à respecter les autres.”

Mila le regarda avec admiration. Malgré son jeune âge, elle sentait que son frère était prêt à tout pour la protéger.

Ce regard suffit à Octave pour continuer à tenir tête, même si chaque mot prononcé semblait lui coûter de l’énergie.

Le soir venu, ils s’installèrent sur le vieux matelas qui leur servait de lit. Mila tremblait légèrement sous ses couvertures.

— “Tu crois qu’on pourra un jour avoir une vraie maison, comme les autres enfants ?” demanda-t-elle d’une petite voix.
— “Oui, Mila… un jour, on aura notre maison.
Et on sera libres. Promis,” dit Octave en serrant sa sœur contre lui.

Pourtant, il savait que cette promesse n’était qu’un rêve fragile. La pauvreté les suivait partout, et chaque jour était un rappel cruel de ce qu’ils avaient perdu.

Octave ne savait pas encore que la chance et la tentation frapperaient bientôt à leur porte, que l’argent rapide viendrait avec son prix caché, et que la vraie épreuve de leur vie commencerait dans l’ombre d’un choix qui pourrait tout changer…

Et ce choix viendrait un soir précis… celui où tout allait basculer.

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Prologue : Le jour où tout a basculéIl y a des jours qui commencent comme tous les autres… et qui, en un instant, change...
16/03/2026

Prologue : Le jour où tout a basculé

Il y a des jours qui commencent comme tous les autres… et qui, en un instant, changent une vie pour toujours.

Pour Octave, ce matin-là, tout semblait normal. La ville de Douala s’éveillait doucement. Les bruits des moteurs, des marchands et des enfants dans les ruelles se mélangeaient comme une mélodie familière. Le soleil filtrait à travers les bâtiments en béton, posant des reflets dorés sur les murs décrépis.

Pourtant, sous cette apparente routine, quelque chose d’invisible était sur le point de se produire. Un choix, une rencontre, une opportunité… et tout basculerait.

Octave, seize ans, était déjà habitué à la misère. Depuis la mort de ses parents, lui et sa petite sœur Mila avaient grandi dans un foyer froid, logés chez leur tante. La maison n’était ni accueillante ni chaleureuse. Les enfants de sa tante ne les acceptaient pas vraiment, et chaque jour apportait son lot de moqueries, de jalousie et d’humiliations.

Octave avait appris à ignorer les insultes, à supporter les regards méprisants et les brimades quotidiennes. Mais sa sœur… Mila, douce et courageuse malgré son jeune âge, subissait silencieusement tout ce qu’Octave avait juré de protéger. Chaque soir, lorsqu’il la voyait s’endormir fatiguée et affamée, il se promettait :

“Je te sortirai de cette vie, Mila. Un jour, je te protégerai et rien ni personne ne nous fera plus souffrir.”

Mais Octave ignorait encore que cette promesse le conduirait sur un chemin dangereux. Un chemin où l’argent pouvait sembler facile et rapide… mais où chaque centime pouvait coûter bien plus que la pauvreté elle-même.

Ce jour-là, il allait découvrir que certaines richesses attirent les faux amis et les intentions cachées. Que derrière les sourires et les apparences se cachent souvent des pièges. Et que parfois, ceux qui paraissent être là pour nous… ne s’intéressent qu’à ce que nous possédons, jamais à ce que nous sommes.

Alors que le soleil disparaissait derrière les toits et que la nuit s’installait doucement sur la ville, Octave sentait un frisson parcourir son dos. Ce soir-là, il allait faire un choix. Un choix qui le mènerait dans un monde de tentation, de danger… et de drame.

Ce soir-là… tout allait basculer. ⚡

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"Bonne semaine ! – BAB STORIES"
16/03/2026

"Bonne semaine ! – BAB STORIES"

10/03/2026

Le nguémé

10/03/2026

Le billet de kolo

J’AI NETTOYÉ DES TOILETTES À NEW YORK PENDANT 15 ANS POUR CONSTRUIRE LA MAISON DE NOS RÊVES. À MON RETOUR, MA MÈRE M’A D...
19/02/2026

J’AI NETTOYÉ DES TOILETTES À NEW YORK PENDANT 15 ANS POUR CONSTRUIRE LA MAISON DE NOS RÊVES. À MON RETOUR, MA MÈRE M’A DIT QUE LA MAISON APPARTENAIT À MON FRÈRE PARCE QUE « LUI A UNE FAMILLE ET TOI, TU ES SEULE ».

J’envoyais 80 % de mon salaire chaque mois. J’ai manqué des funérailles, des mariages et ma propre jeunesse. Quand je suis arrivée avec mes valises, on s’attendait à ce que je dorme sur le canapé tandis que ma belle-sœur profitait de mon whirlpool bath. Ils ne savaient pas que le terrain avait un secret légal qui les mettrait à la porte. ✈️🏠🔨 👇

Je suis partie de mon village à 19 ans, avec un sac à dos rempli de p€urs et une promesse sacrée à ma mère : « Je vais travailler dur, maman. Je vais te sortir de cette pauvreté et nous aurons la plus belle maison du quartier. » Elle m’a bénie en pl€^urant et m’a juré qu’elle garderait chaque centime que j’enverrais.

Pendant 15 ans, ma vie aux États-Unis fut une routine grise de chlore, d’eau de javel et de douleurs dorsales. Je travaillais à n€ttoyer des bureaux la nuit et à garder des enfants la journée. Je vivais dans un sous-sol partagé avec cinq autres personnes pour économiser le loyer. Je ne m’achetais pas de vêtements neufs. Je ne partais pas en vacances. Je n’avais pas de petit ami, car « je n’avais ni temps ni argent pour me distraire ». Ma seule joie était le jour de paie, quand j’allais à l’agence de transfert pour envoyer 2 000 dollars à ma mère.
Chaque mois, elle m’envoyait des photos sur WhatsApp. D’abord les fondations, puis les murs en brique, ensuite les finitions de luxe, le sol en marbre, la cuisine intégrale qui m’avait coûté six mois de salaire.

« Elle devient magnifique, ma fille », disait-elle dans ses messages vocaux en pl€urant. « C’est ton palais. Ici, nous t’attendons. »
La construction s’est terminée il y a six mois. J’ai décidé qu’il était temps de rentrer. Je voulais dormir dans mon lit, dans ma maison, et prendre ma mère dans mes bras. Je n’ai pas annoncé la date exacte pour leur faire la surprise.

Je suis arrivée un jeudi à midi. Le taxi m’a déposée devant la maison. Elle était imposante : trois étages, balcons en fer forgé, un jardin splendide. J’étais immensément fière. Tout ce sa^crifice en valait la peine.
J’ai sonné.
Une femme que je ne connaissais pas a ouvert. Jeune, en pyjama, un bébé dans les bras.
—Oui ? Que vendez-vous ? —m’a-t-elle demandé avec indifférence.
—Je ne vends rien —ai-je répondu, confuse—. Je suis Elena, la fille de Carmen. C’est ma maison.
La femme m’a regardée de haut en bas. Je portais des vêtements simples, usés par le voyage.
—Ah, la sœur de Javi ! Javi ! —a-t-elle cr^!^é à l’intérieur— ! La fille du Nord est arrivée !
Mon frère Javier est apparu. Javi, celui qui avait 12 ans quand je suis partie. Maintenant, c’était un homme de 27 ans, avec un ventre rond et l’air à peine réveillé.

—Elena… —a-t-il dit, sans grande émotion—. Je pensais que tu nous aurais prévenus.
Aucun câlin chaleureux. Ils m’ont laissée entrer comme une visite g^€^nante. À l’intérieur, j’ai vu mes meubles : les canapés en cuir que j’avais choisis dans un catalogue, la télévision de 80 pouces.
Ma mère est descendue. Elle avait l’air bien, en bonne santé, avec des bijoux dont je ne me souvenais pas lui avoir achetés.
—Ma fille ! —m’a-t-elle prise dans ses bras, mais je sentais sa tension—. Quelle surprise. Pourquoi ne nous as-tu pas prévenus ? La maison est un peu en désordre.
—Je voulais vous surprendre —ai-je souri, posant mes valises—. Maman, je suis épuisée. Je veux monter dans ma chambre, la principale, celle avec le balcon. J’ai besoin d’une do**he.
Un silence pesant s’est installé dans le salon. Ma belle-sœur a laissé échapper un petit rire m^0^queur et est partie à la cuisine.
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Javier s’est gratté la tête. Ma mère s’est fr^0^tté les mains nerveusement.
—Tu vois, Elena… —a commencé maman—. Cette chambre est utilisée par Javier et sa femme. Ils ont déjà un bébé et ont besoin d’espace.
J’ai senti un pincement au ventre.
—D’accord… je peux rester dans la deuxième chambre, celle des invités, le temps qu’on s’organise.

—C’est la chambre du bébé et des jeux —a interrompu Javier rapidement.
J’ai regardé autour de moi.
—Alors, où vais-je dormir ?
—Nous avons aménagé la chambre de service sur le toit —a dit ma mère, évitant de me regarder—. Elle est petite mais très privée. Tu y seras à l’aise jusqu’à ce que… enfin, jusqu’à ce que tu décides quoi faire.
—Jusqu’à ce que je décide quoi faire ? —ai-je répété, sentant la chaleur monter—. Maman, je ne viens pas en visite. Je viens vivre ici. C’est ma maison. Je l’ai payée. Chaque brique, chaque meuble, chaque assiette.
Ma mère a soupiré, comme pour expliquer l’évidence à un enfant lent.
—Ma fille, ne sois pas égoïste. Tu es seule. Tu n’as ni enfants ni mari. Javier est l’homme de la famille, il a besoin de la maison pour élever ses enfants, mes petits-enfants. L’argent que tu as envoyé… eh bien, les enfants aident leurs parents, c’est la loi de Dieu. Ce n’était pas un prêt. C’était un cadeau.
—Un cadeau ? —ma voix tr^€^mblait—. Vous me dites que j’ai travaillé 15 ans comme une esclave pour offrir un manoir à mon frère qui n’a jamais travaillé de sa vie ?
—Ne parles pas ainsi à ta mère ! —a cr^!^é Javier en s’avançant—. Ici, je suis celui qui prend soin de maman ! Tu es partie vivre ta vie f^0^lle aux États-Unis, tu nous as aba^^ndonnés. Et maintenant tu exiges des lu^xes. Si tu veux rester, tu iras dans la chambre du toit et tu paieras une mensualité pour les charges, parce que l’électricité coûte cher.

Ma belle-sœur est apparue depuis la cuisine, mangeant une pomme.
—En plus, cette décoration américaine que tu as payée est de ma^^uvais goût, mais nous allons la supporter —a-t-elle dit.
Je suis restée p^^ara^^lysée. La douleur était si forte que je ne pouvais pas respirer. Ma mère, pour qui j’avais donné ma vie, me re^^léguait dans la chambre de service de ma propre maison, tandis que mon frère pa^^rasite vivait comme un roi avec mon argent.
—Très bien —ai-je mu^^rmuré.
—Tu vois ? Je savais que tu comprendrais —a souri maman, soulagée—. Monte tes affaires, mais fais attention à ne pas rayer les murs.
Je suis montée sur le toit. La chambre était un cube de 3x3 mètres, avec un vieux matelas et de l’humidité au plafond. Depuis la fenêtre, je pouvais voir le jardin arrière où Javier avait installé un grand barbecue et une piscine gonflable.
Je n’ai pas déballé.
À la place, j’ai sorti de mon sac une vieille chemise en plastique jaunie.
Ce que ma mère et mon frère avaient oublié, ou peut-être jamais compris par ignorance, c’est qu’avant de partir aux États-Unis, je ne faisais pas confiance à l’envoi av^€^ugle d’argent. J’avais 19 ans, mais je n’étais pas stupide. Le terrain sur lequel la maison a été construite appartenait à mon déf^^unt grand-père. Avant de partir, ma mère m’avait demandé de le mettre à mon nom « pour faciliter les démarches » parce qu’elle avait des d^€^ttes et cra^!^gnait une saisie.
J’ai acheté le terrain légalement à mon grand-père pour une somme symbolique avant qu’il ne m^€^ure. L’acte était à mon nom uniquement : Elena Martínez.
Et selon la loi de ce pays, tout ce qui est construit sur un terrain appartient au propriétaire du terrain.
Cette nuit-là, je n’ai pas dormi. Le lendemain matin à 9h00, je suis partie sans bruit. Je suis allée directement à une agence immobilière puis à un cabinet d’avocats.
Je suis revenue à 16h00. Ils étaient tous dans le salon, regardant la télévision.
—Tu as trouvé un travail ? —a demandé Javier sans me regarder—. Nous avons besoin d’argent pour le supermarché.
—Non —ai-je dit, me mettant devant la télé et l’éteignant.
—Hé ! —a prot^€^sté ma belle-sœur.
—Vous avez une semaine —ai-je dit calmement.
—Une semaine pour quoi ? —a demandé maman.

—Pour partir. J’ai mis la maison en vente.
Javier a éclaté de rire.
—Tu ne peux rien vendre. Maman est la propriétaire morale.
Je leur ai lancé la copie certifiée des actes et l’avis d’€xp^^ulsion notarié que j’avais en main.
—Il n’y a pas de propriétaires moraux, Javier. Il y a des propriétaires légaux. Le terrain est à moi. La maison est à moi. Et j’ai déjà accepté une offre d’un investisseur qui veut en faire des bureaux. Nous avons signé le contrat de promesse de vente il y a deux heures.
Ma mère a pris les papiers. Ses mains ont commencé à tr^€^mbler en lisant mon nom en lettres majuscules.
—Elena… tu ne peux pas nous faire ça. C’est la maison de ton frère. Où allons-nous avec le bébé ?
—Je ne sais pas, maman. Peut-être que Javier ira à New York nettoyer des toilettes 16 heures par jour. On dit que ça paie bien si on est prêt à perdre sa dignité et sa santé.
—Tu es in^^grate ! —a cr^!^é ma mère, se levant pour me frapper.
Javier l’a retenue, mais il était pâle. Sans la maison, ils n’étaient rien.
—Vous avez une semaine —ai-je répété—. Et je vais à l’hôtel. Je d^€^teste respirer le même air que vous. Ah, et maman… l’argent de la vente, je ne le partagerai pas. C’est ma retraite. Je vous ai soutenus 15 ans. Maintenant, c’est à toi de subvenir aux besoins de ton fils pr^€^féré.
Je suis sortie en entendant les cr^!^s, les pl^€^urs et les mal^€^dictions. Je me suis sentie l^€^gère. Pour la première fois en 15 ans, je n’avais plus aucun fardeau sur les épaules.
Aujourd’hui, ma tante m’a appelé pour dire que je suis un m^0^nstre, que ma mère a de l’hyp^€^rtension et que Javier cherche désespérément un endroit où loger. J’ai bl^0^qué son numéro.
Le chèque de la vente arrive dans dix jours. Je pense m’acheter un petit appartement en bord de mer, juste pour moi, et dormir jusqu’à midi pour le reste de ma vie.
Le sa^ng fait un parent, mais la loyauté fait une famille. Et moi, apparemment, je suis ^0^rpheline.

Suis-je un m^0^nstre d’avoir vendu la maison et laissé ma mère et mon frère avec un bébé à la rue, ou était-ce un acte de justice nécessaire pour récupérer ma vie ?

Selon vous, que devrais-je faire?

17/02/2026

le voisin chaud

17/02/2026

Rien ne changera

ON NE POSTE PAS TOUT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX – Partie 2 : L’IntrusionDepuis cette nuit, Sélène ne dormait plus. Chaque v...
17/02/2026

ON NE POSTE PAS TOUT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX – Partie 2 : L’Intrusion

Depuis cette nuit, Sélène ne dormait plus. Chaque vibration de son téléphone lui faisait bondir le cœur, chaque reflet dans le miroir la glaçait. Même les sons les plus anodins — le froissement du papier, le bourdonnement d’un frigo, le vent contre les vitres — prenaient une signification sinistre.

Un matin, elle appela Clara en urgence :

— Clara… il se passe quelque chose de… de réel… quelque chose de mauvais ! murmura-t-elle, la voix tremblante.
— Quoi ? Je croyais que c’était juste des images bizarres…
— Non ! Les ombres… elles bougent… elles sont là… dans mon appartement… sur mes photos… sur mon téléphone !

Clara fronça les sourcils :

— Sélène… respire… tu sais bien que ce sont peut-être juste des hallucinations. Le stress, la fatigue… tu n’as presque pas dormi…
— Ce n’est pas ça ! cria Sélène. Je te jure ! Hier soir, j’ai vu… derrière moi… une silhouette dans le miroir. Elle m’a observée !

Un silence tomba. Puis Clara murmura :

— Écoute… peut-être que tu devrais… te déconnecter complètement… partir d’ici quelques jours… juste toi… loin de tout…

Sélène secoua la tête :

— C’est impossible. Je ne peux pas. Tout est lié à mon travail… à mes followers… je… je dois poster… je dois être connectée…

Elle raccrocha, mais le sentiment d’oppression ne la quitta pas. Chaque notification semblait une respiration, chaque vibration, un battement de cœur étranger. Et puis, ce fut le message qui fit basculer la réalité :

"Tu crois encore que tu contrôles… mais c’est nous qui contrôlons."

Sélène hurla et jeta son téléphone sur le canapé. Il s’alluma de lui-même, montrant une vidéo en direct : elle était filmée dans son propre appartement. Elle regarda derrière elle… vide. Pourtant, sur l’écran, la caméra semblait montrer une silhouette qui avançait lentement vers elle.

— Non… non… non… souffla-t-elle, recroquevillée sur le sol.

La silhouette devint plus nette. Un visage sombre, sans traits distincts, mais avec des yeux qui brillaient d’un noir profond, la fixait à travers l’écran. Puis la voix surgit, sifflante, comme un écho :

— Tu as trop montré… tu as trop regardé…

Sélène recula, trébucha contre le canapé, et son regard croisa le miroir. La silhouette était là. Réelle. Sa respiration s’accéléra :

— C… c’est impossible… balbutia-t-elle.

Le soir même, elle décida de sortir de l’appartement. Elle avait besoin d’air, d’être entourée de monde. Mais partout où elle allait, son téléphone vibrait. Chaque notification semblait la suivre. Dans le café, un message :

"Tu ne peux pas échapper… nous te voyons."

Elle balbutia :

— Qui êtes-vous… ? Que voulez-vous ?

Le silence lui répondit. Mais la caméra de son téléphone semblait montrer quelque chose que ses yeux ne pouvaient voir. Une main noire, indistincte, effleurant le bras d’une passante. Une ombre qui se faufilait derrière des inconnus. Chaque mouvement était capté, amplifié, puis retourné contre elle.

De retour chez elle, Sélène parla à voix haute, comme pour se convaincre :

— Ce n’est pas réel… ce n’est pas réel…

Mais alors que ses mots se perdaient dans l’appartement, le miroir la renvoya : la silhouette était maintenant proche, plus humaine, plus… consciente.

— Tu as montré trop… murmura la voix dans l’air.
— Je… je ne savais pas… je… je voulais juste… partager…
— Partager… à quel prix ?

Elle s’effondra sur le sol, recroquevillée, serrant son téléphone comme une planche de salut. La lumière des écrans baignait la pièce, et dans chaque reflet, chaque coin d’ombre, elle sentait la présence s’étendre.

Cette nuit-là, elle reçut un dernier message :

"Demain… nous viendrons."

Sélène hurla, mais le hurlement ne sembla jamais franchir l’appartement. Elle était seule. Ou du moins… c’est ce qu’elle croyait.

Dans les jours suivants, elle tenta de fuir ses écrans. Mais chaque appareil qu’elle éteignait se rallumait seul. Les notifications, toujours plus pressantes, révélaient des images de sa propre vie, ses gestes, ses souvenirs… transformés. Et à chaque image, la silhouette semblait se rapprocher, franchissant peu à peu la frontière entre le virtuel et le réel.

— Clara… murmura-t-elle au téléphone, la voix tremblante… si tu voyais ce que je vois… tu partirais… tu partirais loin…

Mais Clara, impuissante, ne pouvait que la rassurer :

— Sélène, je suis là… je vais t’aider… on va trouver une solution…

Sélène secoua la tête, les larmes aux yeux :

— C’est trop t**d… c’est déjà là…

Dans son miroir, la silhouette la regardait, immobile, prête. Et dans chaque vibration, chaque notification, chaque photo, elle savait désormais que les ombres ne disparaissent jamais.

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ON NE POSTE PAS TOUT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX – Partie 1 : L’ObsessionSélène vivait pour ses followers. Chaque matin, le ...
17/02/2026

ON NE POSTE PAS TOUT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX – Partie 1 : L’Obsession

Sélène vivait pour ses followers. Chaque matin, le tintement incessant des notifications était sa première respiration. Les likes, les commentaires, les messages privés formaient sa réalité. Son appartement, aux murs blancs et aux grandes fenêtres ouvertes sur la ville, semblait plus un studio de diffusion qu’un lieu de vie. Chaque geste était soigneusement calculé pour être publié : le café fumant du matin, la lumière sur son visage, la moindre expression de surprise ou de joie. Rien ne devait rester privé. Ou du moins, elle le croyait.

Un soir, après une longue journée de tournage de stories, elle s’affala sur le canapé. Son téléphone glissa entre ses mains comme un morceau de glace, et ses yeux fatigués glissaient sur le flot d’images et de vidéos d’autres influenceurs.

Soudain, une notification inhabituelle fit vibrer son appareil :

"Il y a des choses que tu ne devrais pas montrer."

Elle rit doucement, incrédule.

— Sérieusement ? Qui envoie ce genre de message à cette heure ? marmonna-t-elle.
— Haha, peut-être un fan farceur… ou un troll, se répondit-elle à elle-même, en secouant la tête.

Elle retourna sur son fil d’actualités, essayant d’oublier ce message étrange. Mais quelques minutes plus t**d, une autre notification apparut, cette fois avec un ton plus inquiétant :

"Le miroir ne ment pas. Regarde derrière toi."

Son rire s’éteignit dans sa gorge. Elle se figea.

— Quoi… qu’est-ce que c’est que ce délire ? murmura-t-elle, les doigts tremblants.

Elle se leva lentement, le cœur battant, et se retourna vers le salon. L’appartement était silencieux, vide. Pas de bruit, pas de mouvement. Mais l’air semblait plus lourd, plus froid, comme si quelque chose attendait. Sélène inspira profondément, tentant de calmer sa panique.

— C’est ridicule… c’est juste mon imagination, dit-elle à voix basse, en serrant le téléphone contre sa poitrine.

Mais quand elle leva de nouveau les yeux vers l’écran, elle sentit un frisson glacé parcourir son corps. Une vidéo venait de s’enregistrer toute seule. Et sur l’écran, elle se voyait… dans son propre salon, exactement comme elle était. Mais ses yeux étaient noirs, noirs comme de l’encre. Et derrière elle, dans le miroir, une silhouette mouvait lentement.

— Non… non… non… souffla-t-elle, reculant d’un pas.

Elle regarda autour d’elle, cherchant à se rassurer. L’appartement semblait normal. Mais quand elle posa à nouveau son regard sur le téléphone, la vidéo avait changé. La silhouette semblait plus proche. Elle leva un doigt, comme pour toucher l’écran, et la main dans la vidéo fit de même, comme si quelqu’un d’autre observait et imitait chacun de ses gestes.

Sélène tomba sur le canapé, haletante. Son téléphone vibra encore. Une notification, puis une autre :

"Tu vois maintenant."
"Tu ne peux plus te cacher."

Elle cria, mais sa voix se perdit dans l’appartement vide. Ses mains tremblaient, et elle sentit ses genoux faiblir.

Le lendemain matin, elle essaya de rationaliser.

— Peut-être que mon téléphone est… hacké ? dit-elle à sa meilleure amie, Clara, lors d’un appel vidéo.
— Hacké ? s’étonna Clara. Tu es sérieuse ?
— Oui… Regarde, continua Sélène en partageant l’écran.
— Ok… attends… est-ce que je vois bien ça ? demanda Clara, les yeux écarquillés. Ses mots étaient calmes, mais sa voix trahissait l’inquiétude.
— Oui ! c’est moi… mais… mes yeux… sont noirs… et… cette silhouette…
— Sélène… respire. C’est peut-être juste un filtre… ou une appli qui bug…

Mais Sélène savait que ce n’était pas un bug. Les jours suivants, chaque photo qu’elle voulait publier revenait altérée, avec des détails qu’elle n’avait jamais vus : des ombres dans les coins, des mains tendues hors cadre, des silhouettes derrière des inconnus.

— Clara… regarde ça… dit Sélène, montrant une photo de son dernier café.
— Quoi ? demanda Clara.
— Là… derrière moi… tu vois cette forme ?
— Je… je ne sais pas… répondit Clara, hésitante. On dirait… quelqu’un…
— Non… c’est pas quelqu’un… c’est autre chose…

Les notifications s’intensifièrent, devenant presque oppressantes. Chaque message semblait comprendre ses pensées, deviner ses peurs. Elle tenta de supprimer ses comptes, de se déconnecter de toutes les applications. Mais chaque réseau social se réactivait seul, chaque notification était un écho de sa vie privée, comme si son téléphone avait sa propre volonté.

Une nuit, alors que le silence de l’appartement pesait sur elle, Sélène vit un ancien commentaire sur un vieux post oublié :

"On ne poste pas tout sur les réseaux… certaines choses appartiennent à l’ombre."

Elle murmura pour elle-même :

— L’ombre… qu’est-ce que ça veut dire ?

Le téléphone vibra. Une voix inconnue, sifflante, semblait sortir des haut-parleurs :

— Tu as partagé trop… tu as trop montré…

Sélène se leva d’un bond.

— Qui… qui est là ?! hurla-t-elle.

Aucun bruit, rien que le silence de l’appartement. Pourtant, dans le miroir, une silhouette indistincte semblait s’approcher. Chaque fois qu’elle bougeait, elle s’avançait davantage.

Elle attrapa son téléphone, prête à appeler quelqu’un, n’importe qui, mais l’écran changea encore : elle se voyait elle-même… mais son sourire était absent, remplacé par une expression vide, ses yeux noirs fixant le téléphone.

— Sélène… murmura la voix.
— Qui êtes-vous ?! cria-t-elle, en reculant.

Le téléphone vibra encore. Une notification :

"Tu ne peux plus t’échapper."

Ses mains tremblaient, son souffle était court, haletant. Elle se recula jusqu’au mur, le regard fixé sur la silhouette qui se matérialisait dans le miroir, de plus en plus nette, de plus en plus réelle. Et dans un souffle, une dernière notification apparut :

"Les ombres attendent."

Sélène sentit son cœur s’arrêter. Pour la première fois, elle comprit que chaque photo, chaque story, chaque moment partagé avait un prix. Une présence invisible, silencieuse, se nourrissait de sa vie privée, glissant à travers ses écrans, prête à franchir le monde réel.

— Non… je… je ne peux pas… marmonna-t-elle, la voix brisée.

Et ce fut le début. Le début d’une obsession qui la dépasserait, d’une peur qui rongerait ses nuits et ses jours. Car certaines choses ne sont pas faites pour être partagées. Et certaines ombres ne disparaissent jamais.

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𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗟𝗔 𝗗𝗢𝗨𝗟𝗘𝗨𝗥 𝗗𝗘𝗦 𝗔𝗨𝗧𝗥𝗘𝗦 𝗗𝗘𝗩𝗘𝗡𝗔𝗜𝗧 𝗟𝗔 𝗩𝗢̂𝗧𝗥𝗘 ?👉 Nous ne sommes pas faits pour être indifférents.👉 Nous sommes faits po...
17/02/2026

𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗟𝗔 𝗗𝗢𝗨𝗟𝗘𝗨𝗥 𝗗𝗘𝗦 𝗔𝗨𝗧𝗥𝗘𝗦 𝗗𝗘𝗩𝗘𝗡𝗔𝗜𝗧 𝗟𝗔 𝗩𝗢̂𝗧𝗥𝗘 ?

👉 Nous ne sommes pas faits pour être indifférents.
👉 Nous sommes faits pour être humains.

Alors ralentis.
Regarde.
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ne demande pas de force.

Juste… un peu de cœur.

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