Mohamed M. Njankouo

Mohamed M. Njankouo Produire des analyses sur des thématiques socioculturelles et politiques choisies de façon aléatoire.

16/08/2026

Le m.a.s.s.a.c.r.e 🎉🔥🎉🔥
P-M : Déjà 3-0 en faveur du 🇨🇲
Bravooooo les filles 👏

🔴 Les Lionnes à un match de reproduire la performance du Danemark en 1992.▪️Non qualifié pour l’Euro 92, le Danemark est...
13/08/2026

🔴 Les Lionnes à un match de reproduire la performance du Danemark en 1992.

▪️Non qualifié pour l’Euro 92, le Danemark est finalement repêché à quelques jours du début de la compétition après l’exclusion de la Yougoslavie en raison de la guerre.
Les Danois deviennent finalement champions d’Europe pour la première fois de leur histoire. 🏆

▪️Non qualifié pour la CAN Féminine 2026, le Cameroun est repêché suite à un élargissement du format de la compétition, passant de 12 à 16 équipes. Dimanche, en cas de victoire face au Malawi, les Lionnes deviendraient championnes d’Afrique pour la première fois de leur histoire. 🔜🙏🇨🇲

Créer du sensationnel pour attirer les regards sur soi : voilà la stratégie de Philippe Simo (Investir au pays). Restez ...
05/08/2026

Créer du sensationnel pour attirer les regards sur soi : voilà la stratégie de Philippe Simo (Investir au pays). Restez simplement focus sur vos projets et avancez sans vous laisser distraire.




BAC EN POCHE, AVENIR INCERTAIN : POURQUOI TANT DE JEUNES CHOISISSENT-ILS LEUR FILIÈRE UNIVERSITAIRE SANS PROJET ? Chaque...
30/07/2026

BAC EN POCHE, AVENIR INCERTAIN : POURQUOI TANT DE JEUNES CHOISISSENT-ILS LEUR FILIÈRE UNIVERSITAIRE SANS PROJET ?

Chaque année, des milliers de jeunes célèbrent leur réussite au Baccalauréat. Les familles sont fières, les félicitations affluent, les réseaux sociaux s'emplissent de photos et de messages de joie. Pourtant, derrière cette réussite se cache une réalité peu discutée : une grande partie de ces nouveaux bacheliers ne sait pas réellement quelle direction donner à son avenir. Beaucoup s'inscrivent à l'université sans véritable projet professionnel. Certains suivent leurs amis, d'autres obéissent à leurs parents, d'autres encore choisissent une filière par hasard ou simplement parce qu'il reste des places disponibles. Seule une minorité semble avoir construit un véritable projet d'études.

Dans de nombreuses familles, le principal objectif est d'obtenir le Baccalauréat, ce qui n'est pas mauvais. Depuis l'école primaire, toute l'attention est focalisée sur la réussite à cet examen. Mais une fois le diplôme obtenu, beaucoup découvrent qu'ils n'ont jamais réfléchi à la suite. Le Bac ouvre la porte de l'université, mais il ne dit pas quel chemin emprunter. Ce qui implique qu'on prépare l'examen, mais on prépare rarement l'avenir. Le problème n'est pas uniquement celui des élèves. Il révèle également les limites du système éducatif.

Dans plusieurs établissements, l'orientation reste marginale. Les élèves connaissent leurs notes, mais connaissent très peu : les métiers existants, les compétences recherchées, les évolutions du marché de l'emploi ;
les parcours universitaires, les débouchés des différentes filières. Ainsi, beaucoup prennent une décision majeure avec très peu d'informations.

Nous faisons face au poids du mimétisme social. Je montre que les comportements individuels sont souvent influencés par le groupe. Chez les nouveaux bacheliers, ce phénomène est particulièrement visible. On choisit une filière parce que : son meilleur ami y va, son voisin l'a choisie, un grand frère y étudie, elle est considérée comme prestigieuse. Le choix n'est plus personnel. Il devient collectif. Or, le projet professionnel ne peut pas être construit par imitation. Chaque individu possède des talents, des aspirations et des capacités qui lui sont propres.

Certaines filières bénéficient d'une forte reconnaissance sociale. Médecine, droit, ingénierie, finance (un exemple)... Elles symbolisent souvent le prestige, la réussite ou un statut social élevé. À l'inverse, d'autres domaines pourtant essentiels au développement d'un pays restent sous-estimés. On se rend compte que les étudiants se concentrent massivement dans quelques filières, parfois sans réelle motivation, tandis que d'autres secteurs manquent de compétences. Le problème n'est donc pas seulement individuel, il est aussi collectif.

Choisir une filière revient à choisir plusieurs années de sa vie. Pourtant, beaucoup ne prennent jamais le temps de répondre à des questions fondamentales :
- Qui suis-je ?
- Quelles sont mes qualités ?
- Qu'est-ce qui me passionne ?
- Dans quel environnement ai-je envie de travailler ?
- Quelle contribution ai-je envie d'apporter à la société ?
Sans réponses à ces questions, le choix universitaire devient fragile.

Il faut retenir qu'un mauvais choix de filière peut entraîner des abandons d'études, des réorientations coûteuses, une perte de motivation, un allongement de la durée des études, un chômage plus élevé, des diplômés qui exercent des métiers sans rapport avec leur formation.

Au niveau national, cela représente une perte de temps, d'argent et de capital humain. Former des diplômés qui ne correspondent pas aux besoins du pays freine également le développement économique.

Les responsabilités sont partagées. Les élèves ont leur part de responsabilité. Mais les parents, les enseignants, les conseillers d'orientation, les universités, les entreprises et les pouvoirs publics ont également un rôle déterminant. L'orientation ne peut plus être considérée comme une simple formalité administrative après les résultats du Bac. Elle doit devenir une véritable politique éducative.

Pour terminer. Mon premier message à titre interpelateur aux élèves,
Ne choisissez jamais une filière uniquement parce qu'elle est populaire. Au contraire, informez-vous. Rencontrez des professionnels. Analysez vos aptitudes. Construisez progressivement votre projet de vie.

Le deuxième aux parents,
Évitez de projeter automatiquement et obligatoirement vos ambitions sur vos enfants. Accompagnez-les dans la découverte de leurs talents plutôt que d'imposer un métier ou une profession.

Le troisième aux établissements scolaires,
L'orientation doit commencer bien avant la classe de Terminale. Des forums des métiers, des tests d'aptitudes, des conférences et des stages d'observation devraient faire partie intégrante du parcours scolaire.

Le quatrième, aux universités,
Communiquer davantage sur les contenus des formations, les compétences développées et les débouchés professionnels permettrait aux futurs étudiants de faire des choix plus éclairés.

Le cinquième et dernier aux pouvoirs publics,
Il est indispensable de rapprocher les formations universitaires des besoins réels de l'économie nationale, tout en renforçant les services d'orientation scolaire et professionnelle.

Alors, la réussite au Baccalauréat est une très bonne étape appréciable, mais elle ne garantit ni une carrière réussie ni une insertion professionnelle durable.Le véritable enjeu n'est pas seulement de produire davantage de bacheliers, mais de former des jeunes capables de faire des choix réfléchis, cohérents avec leurs talents et utiles à la société. Le Baccalauréat est une clé. Mais sans vision, une clé n'ouvre aucune porte. Le véritable succès commence lorsque le diplôme rencontre un projet de vie.

, ingénieur social,
Titulaire d'un Master en sociologie

27/07/2026

Une société ne disparaît pas seulement par des guerres (...) elle peut aussi s'affaiblir lorsque les normes qui protègent la dignité humaine cessent d'être valorisées

QUAND LA PERVERSITÉ ET LE PARTAGE DES VIDÉOS OBSCÈNES DEVIENNENT LA MODE DANS UNE SOCIÉTÉ : ANATOMIE D'UNE CRISE CIVILIS...
27/07/2026

QUAND LA PERVERSITÉ ET LE PARTAGE DES VIDÉOS OBSCÈNES DEVIENNENT LA MODE DANS UNE SOCIÉTÉ : ANATOMIE D'UNE CRISE CIVILISATIONNELLE.

Le partage massif de vidéos obscènes et la fascination pour les contenus dégradants ne sont pas de simples dérives individuelles. Ils constituent le symptôme d'une mutation profonde des mécanismes de socialisation, des rapports au corps, de l'économie numérique et des systèmes de valeurs. Lorsqu'une société transforme la perversité en divertissement et l'intimité en spectacle, elle révèle une crise de civilisation plus qu'une simple crise de moralité.

Toute société repose sur des normes qui distinguent ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas. Lorsque les contenus obscènes circulent sans provoquer d'indignation, un phénomène de renversement normatif s'installe.
Ce qui était autrefois perçu comme honteux devient :
- un divertissement,
- un moyen de gagner en visibilité,
- une source de revenus,
- parfois même un objet de fierté.

La transgression cesse d'être exceptionnelle pour devenir une norme sociale. Le véritable danger n'est donc pas l'existence de la perversité, mais sa banalisation.

On fait face à l'économie de l'attention, dans ce cas la perversité devient comme un produit marchand. Les comportements suivent souvent les incitations du système.

Aujourd'hui, l'économie numérique repose sur un principe simple : plus un contenu choque, plus il circule.

Les plateformes valorisent les contenus capables de retenir l'attention. Ainsi, la perversité devient une ressource économique. Elle génère :
- des clics ;
- des abonnés ;
- des revenus publicitaires ;
- une notoriété instantanée.

L'individu n'est plus seulement consommateur ; il devient producteur de contenus destinés à attirer les regards, même au prix de sa propre dignité ou de celle d'autrui.

Aujourd'hui, on se retrouve dans la disparition progressive de la pudeur. La pudeur est une construction sociale. Elle protège :
- l'intimité ;
- le respect du corps ;
- les relations humaines.

Lorsque l'exhibition devient permanente, les frontières entre le privé et le public disparaissent. Le corps cesse d'être un espace de dignité pour devenir un objet de consommation. Cette évolution modifie profondément les représentations de la sexualité, de l'amour et du respect.

La crise des institutions de socialisation se plane. La famille, l'école, les communautés religieuses, les médias et les autorités publiques transmettent normalement les repères éthiques. Lorsque ces institutions sont fragilisées :
- la transmission des valeurs s'affaiblit ;
- les jeunes recherchent leurs modèles sur Internet ;
- les influenceurs remplacent progressivement les éducateurs.

La société entre alors dans une logique où les algorithmes deviennent de puissants agents de socialisation.

Il incombe aussi de noter les conséquences psychologiques. L'exposition permanente aux contenus obscènes produit plusieurs effets. Chez l'individu, il y a la désensibilisation émotionnelle, l'addiction aux sensations fortes, la perte progressive de l'empathie, l'objectification du corps humain. En outre, chez les jeunes, la
sexualisation est précoce, il y a la confusion entre fiction numérique et réalité, l'imitation des comportements observés devient la chose la plus partagée, en plus, les
difficultés à construire des relations affectives équilibrées.

Dans la même perspective, on constate que des faits à long terme et plusieurs transformations apparaissent. La perte de confiance et le partage de vidéos intimes détruisent la confiance entre les individus. Chacun peut devenir une victime potentielle d'une diffusion non consentie. L'être humain n'est plus considéré comme une personne mais comme un produit. Le corps devient une marchandise. La dignité cède la place à la rentabilité. Cela entraîne l'affaiblissement du lien social. On est alors dans une société qui valorise le voyeurisme. Ce qui développe davantage de méfiance et moins de solidarité, puis l'individualisme.

Il n'incombe pas de me contente de condamner les comportements. Mais, de proposer une analyse sur le système qui les produit. Le partage massif de contenus obscènes résulte de l'interaction entre :
des technologies conçues pour capter l'attention, une économie fondée sur les données et les clics, une culture de la visibilité permanente, un affaiblissement des mécanismes traditionnels de contrôle social, une recherche de reconnaissance dans un monde hyper-connecté. Autrement dit, la perversité devient un produit socialement rentable.

Si cette dynamique se poursuit, plusieurs risques apparaissent :
disparition progressive de la notion d'intimité, banalisation de l'humiliation publique, augmentation des violences numériques (chantage, cyberharcèlement, revenge p**n), dégradation des relations affectives, crise de la confiance sociale, perte des repères éthiques indispensables au vivre-ensemble. Une société ne disparaît pas seulement par des guerres ou des crises économiques, elle peut aussi s'affaiblir lorsque les normes qui protègent la dignité humaine cessent d'être valorisées.

Alors,quelles réponses ? Elle doit être globale. Renforcer l'éducation au numérique et à l'esprit critique, responsabiliser les familles dans l'accompagnement des jeunes, imposer aux plateformes une modération plus efficace des contenus illicites (sur cet aspect, ça devient compliquer car cette question revient : est-ce que le Cameroun en a les moyens ? ), sanctionner fermement les atteintes à la vie privée et la diffusion non consentie d'images intimes, promouvoir une culture du respect, de la dignité et de la responsabilité numérique.

Alors, il faut noter que le partage massif de vidéos obscènes n'est pas seulement un problème de moralité individuelle, il révèle une reconfiguration profonde des mécanismes de socialisation, des modèles économiques et des valeurs collectives. Une société qui transforme l'intimité en spectacle et la perversité en source de prestige risque de fragiliser les fondements mêmes de sa cohésion. Le véritable enjeu n'est donc pas seulement de censurer certains contenus, mais de reconstruire une culture où la liberté numérique s'exerce dans le respect de la dignité humaine, de la responsabilité individuelle et du bien commun.


Titulaire d'un Master en sociologie,
Ingénieur social,
Membre du Laboratoire de Recherche Fondamentale et Appliquée (Sciences sociales)

🚨 LES MAIRIES VIENNENT DE PERDRE TOUT POUVOIR FISCAL AU CAMEROUNJe vous avais expliqué ce qu’une commune n’avait pas le ...
16/07/2026

🚨 LES MAIRIES VIENNENT DE PERDRE TOUT POUVOIR FISCAL AU CAMEROUN

Je vous avais expliqué ce qu’une commune n’avait pas le droit de faire en matière de contrôle fiscal. Depuis les récentes instructions des autorités compétentes, je dois préciser davantage ce cadre, qui vient d’être renforcé.

📌 Première chose à retenir : une commune ne dispose d’aucun pouvoir de contrôle fiscal.

Son rôle se limite à la sensibilisation des contribuables et au recensement de ceux qui ne sont pas en mesure de présenter une preuve de régularité fiscale. Lorsqu’un agent communal se présente devant votre commerce, il peut vous demander de justifier que vous êtes en règle. Si vous présentez votre Attestation de Conformité Fiscale ou une quittance, sa mission s’arrête là. Il ne peut ni exiger de connaître votre catégorie d’imposition, ni examiner vos déclarations, ni procéder lui-même à un contrôle, ni sceller votre établissement.

Le contrôle fiscal relève exclusivement de l’administration fiscale. Une commune qui souhaite qu’un contrôle soit mené doit saisir officiellement le Centre des Impôts compétent.

📌 Un arrêté conjoint des ministres des Finances et de la Décentralisation, signé le 15 mai 2026, va encore plus loin, en application de la loi n°2024/020 du 23 décembre 2024 portant fiscalité locale : il crée les Unités de Suivi de la Fiscalité Locale, qui recentrent le rôle communal sur quatre missions strictement définies : identifier les contribuables, transmettre les informations aux services fiscaux, suivre le recouvrement, produire des rapports.

📌 Les droits et taxes attribués aux communes.

La loi réserve bien certains droits et taxes au profit du budget communal, notamment : le droit d’abattage du bétail, les loyers des espaces aménagés des marchés, les droits d’occupation des parkings et des quais, la vente des timbres communaux, les droits de fourrière, les droits de permis de bâtir et d’implanter, les droits d’assises.

⚠️ Une nuance importante à ne pas manquer : « attribués » signifie que la recette revient à la commune et que le Conseil municipal en vote le tarif (article C90). Mais leur liquidation et leur recouvrement restent assurés par les services fiscaux de l’État, pas par l’agent communal lui-même (articles C94, C96, C102, C106, C109). En dehors de ce cadre, aucun agent communal ne peut exiger un paiement auprès d’un contribuable.

✅ Ce qu’il faut retenir

✔ Le contrôle fiscal appartient exclusivement à l’administration fiscale
✔ La commune sensibilise et recense, elle ne contrôle pas
✔ Certains droits (abattage, marchés, parkings, fourrière, permis de bâtir, timbres, assises) sont attribués aux communes
✔ Fixer le tarif et bénéficier de la recette n’équivaut pas à l’encaisser soi-même
✔ Tout paiement exigé hors de ce cadre légal est sans fondement

Connaître ses obligations est important. Connaître ses droits l’est tout autant.

📔Me. SONNA Sandra

🚨 IL A VOULU IMPRIMER SON ACF. IL A DÉCOUVERT QU'IL ÉTAIT IMMATRICULÉ COMME COMMERÇANT DEPUIS DES ANNÉES.Un salarié me c...
15/07/2026

🚨 IL A VOULU IMPRIMER SON ACF. IL A DÉCOUVERT QU'IL ÉTAIT IMMATRICULÉ COMME COMMERÇANT DEPUIS DES ANNÉES.

Un salarié me contacte, capture d'écran à l'appui. Il s'est rendu dans un cyber pour tirer son Attestation de Conformité Fiscale. Résultat : une série de croix rouges. Déclaration IRPP 2023, 2024, 2025 : non faites. Déclaration IGS 2025 : non faite. Impossible de générer son ACF.

Ce salarié n'a jamais créé d'entreprise. Jamais vendu quoi que ce soit en tant que commerçant. Mais en consultant son espace, la raison saute aux yeux : il a été immatriculé au régime de l'IGS, un régime conçu pour une activité commerciale ou professionnelle, pas pour un salarié.

📌 Comment on en arrive là.

L'article L1 du Livre des Procédures Fiscales impose à toute personne assujettie, y compris les salariés du secteur public et privé, de s'immatriculer et d'obtenir un numéro d'identifiant unique. C'est la toute première obligation fiscale, avant même la première déclaration. Une erreur commise à cette étape, souvent des années plus tôt, se répercute silencieusement, jusqu'au jour où l'on a besoin d'une attestation.

Ce salarié n'a jamais déclaré sous ce régime, pour une raison simple : il ignorait qu'on l'y avait inscrit. Les manquements se sont accumulés année après année, et l'article L94 bis est clair : l'ACF ne peut être délivrée qu'à un contribuable à jour de ses obligations. Le blocage qu'il découvre aujourd'hui est la conséquence directe d'une immatriculation faite dans de mauvaises conditions.

⚠️ Et non, la solution n'est pas de créer un nouveau NIU.

L'article L1 le précise : le numéro d'identifiant unique est permanent. Il ne peut être changé qu'à l'occasion d'une procédure générale de ré-immatriculation décidée par l'autorité fiscale elle-même, pas à la demande individuelle d'un contribuable. Créer un second numéro pour contourner le problème expose à une double identification, et à des complications encore plus lourdes à démêler plus t**d.

📌 La vraie solution.

Une démarche de correction de régime, directement auprès du Centre des Impôts de rattachement, pour faire reconnaître que la classification initiale était erronée. C'est plus long qu'un clic dans un cyber, mais c'est la seule voie qui règle le problème sans en créer un nouveau.

⚠️ Le vrai responsable, dans ce genre de dossier.

Beaucoup de ces immatriculations se font dans des cybercafés, pour 1 000 par des personnes qui ne comprennent pas la portée d'un régime d'imposition. On saisit un numéro, on valide, on encaisse, et le contribuable découvre les conséquences des années plus t**d, au pire moment.

✅ Ce qu'il faut retenir

✔ L'immatriculation est la première obligation fiscale, avant toute déclaration
✔ Un salarié relève d'un régime différent de celui d'un commerçant, et l'erreur ne se voit pas tout de suite
✔ Le NIU est permanent : on ne le remplace pas, on le corrige
✔ L'ACF est bloquée dès que des déclarations manquent, même sous un mauvais régime
✔ Une immatriculation confiée à quelqu'un qui ne comprend pas le système coûte souvent bien plus cher que les quelques milliers de francs économisés

Faites confiance à un professionnel pour votre immatriculation. C'est la première ligne de votre dossier fiscal, et c'est elle qui conditionne tout le reste.

📔Me. SONNA Sandra

🚨 REDEVABLE RÉEL VS REDEVABLE LÉGAL : LA DISTINCTION QUE VOTRE ASSURANCE AUTO ILLUSTRE PARFAITEMENTCe couple de notions ...
14/07/2026

🚨 REDEVABLE RÉEL VS REDEVABLE LÉGAL : LA DISTINCTION QUE VOTRE ASSURANCE AUTO ILLUSTRE PARFAITEMENT

Ce couple de notions est différent de celui du contribuable et du redevable légal que je vous ai déjà présenté. Ici, on reste entre deux redevables, mais on distingue celui qui supporte réellement la charge de celui qui a l’obligation administrative de la reverser.

📌 Les définitions.

Le redevable réel est celui pour qui l’impôt est véritablement dû : c’est sa situation, son achat, son activité qui génère la charge, et c’est lui qui la supporte économiquement.

Le redevable légal est celui à qui la loi confie la collecte et le reversement de cet impôt au Trésor, même si la charge ne pèse pas sur lui.

📌 L’exemple le plus parlant : le droit de timbre automobile.

Chaque année, lorsque vous souscrivez votre assurance véhicule, un droit de timbre automobile est prélevé, selon les tarifs de l’article 597 du CGI. Vous, l’assuré, êtes le redevable réel : c’est vous qui payez ce droit, intégré à votre prime.

La compagnie d’assurance, elle, est le redevable légal, conformément à l’article 598. C’est elle qui a l’obligation de déclarer et de reverser ce droit à son centre des impôts de rattachement, au plus t**d le 15 du mois suivant la collecte, que la souscription ait été faite directement ou via un intermédiaire. Votre attestation d’assurance est justement la preuve que ce droit a été acquitté.

📌 Le cas le plus connu : la TVA.

Chaque commerce assujetti est le redevable légal de la TVA : c’est lui qui la facture, la collecte, et la reverse à l’administration fiscale. Mais c’est vous, le client final, qui la supportez réellement dans le prix payé. Vous êtes le redevable réel, sans jamais avoir de contact avec l’administration fiscale à ce sujet.

📌 Une même structure peut être les deux, selon l’impôt concerné.

Le CGI l’illustre avec les organismes à but non lucratif. Pour l’impôt sur le revenu de leurs propres traitements et revenus fonciers, les droits d’enregistrement, ou la taxe sur la propriété foncière, ils sont redevables réels : ces impôts leur appartiennent. Mais pour la taxe spéciale sur le revenu ou les retenues sur les salaires de leurs employés, ils ne sont que redevables légaux : cet argent n’a jamais été le leur.

✅ Ce qu’il faut retenir

✔ Le redevable réel supporte économiquement l’impôt
✔ Le redevable légal a l’obligation administrative de le collecter et de le reverser
✔ Une même personne peut cumuler les deux qualités, ou n’en avoir qu’une, selon l’impôt
✔ Le droit de timbre automobile et la TVA en sont les meilleures illustrations pratiques
✔ Comprendre qui vous êtes, pour chaque impôt, évite bien des confusions

La prochaine fois que vous payez votre assurance auto, vous saurez exactement quelle case vous occupez.

📔Me. SONNA Sandra

🚨 CRÉER SON ENTREPRISE AU CAMEROUN : LE PARCOURS COMPLET, DE A À Z Par  « J’ai créé mon entreprise en une semaine, mais ...
13/07/2026

🚨 CRÉER SON ENTREPRISE AU CAMEROUN : LE PARCOURS COMPLET, DE A À Z

Par

« J’ai créé mon entreprise en une semaine, mais un an après, mon comptable m’annonce que je suis dans le mauvais régime fiscal. »

C’est l’erreur la plus fréquente que je constate. Les gens se précipitent vers le guichet avant même d’avoir réfléchi à la structure de leur activité. Or la création d’entreprise ne commence pas au guichet. Elle commence par un choix stratégique.

📌 Étape 1 : choisir sa forme juridique, avant tout déplacement.

▪️ L’Établissement (entreprise individuelle) : aucun capital exigé, fiscalité à l’IRPP ou à l’IGS, responsabilité illimitée du promoteur.
▪️ La SARLU : un seul associé, capital libre à partir de 100 000 FCFA, responsabilité limitée aux apports.
▪️ La SARL : 2 à 50 associés, capital libre. Un notaire devient obligatoire à partir de 1 000 000 FCFA de capital ; en dessous, l’acte sous seing privé authentifié par le Chef du CFCE suffit.
▪️ La SA : capital minimum de 10 000 000 FCFA, notaire obligatoire, gouvernance plus lourde.

Ce choix détermine votre régime d’imposition et votre exposition au risque personnel. C’est là qu’un fiscaliste doit intervenir, avant, pas après.

📌 Étape 2 : le Centre de Formalités de Création d’Entreprises (CFCE).

Guichet unique sous tutelle du Ministère des PME, opéré par l’Agence de Promotion des PME, réunissant DGI, greffe du tribunal, CNPS et Institut National de la Statistique. Centres à Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bamenda, Garoua et Maroua.

📌 Étape 3 : les pièces.

Établissement : CNI, casier judiciaire (bulletin n°3) ou déclaration sur l’honneur, plan de localisation, photos d’identité. Société : ajoutez les statuts signés (5 exemplaires), la déclaration de régularité et de conformité, les CNI de chaque associé et du gérant.

💰 Étape 4 : combien ça coûte réellement.

▪️ Établissement : 61 500 FCFA (enregistrement RCCM), patente exonérée les 3 premiers mois, carte de contribuable gratuite. Coût total minimum : environ 61 500 FCFA.
▪️ SARL sous seing privé, capital inférieur à 1 000 000 FCFA : 110.000FCFA, détaillés ainsi : 21 500 FCFA de RCCM, 20 000 FCFA de droits fixes d’enregistrement des statuts à la DGI, 13 125 FCFA d’annonce légale, 15 000 FCFA de timbres fiscaux.
▪️ SARL avec statuts notariés, capital à partir de 1 000 000 FCFA : entre 220 000 et 470 000 FCFA, honoraires de notaire compris (150 000 à 400 000 FCFA selon l’étude).
▪️ SA : entre 700 000 et 2 000 000 FCFA hors capital, capital minimum de 10 000 000 FCFA à libérer séparément.

Le délai officiel reste de 72 heures ; en pratique, comptez de un à sept jours ouvrés selon la charge du centre et la complétude du dossier.

📌 Ce que vous récupérez.

Le RCCM, l’attestation de création, la carte de contribuable (NIU), le numéro CNPS employeur et le récépissé d’annonce légale.

⚠️ Ce que le CFCE ne fait pas à votre place.

L’immatriculation des salariés à la CNPS doit intervenir dans les 30 jours suivant l’embauche. Le régime fiscal définitif (IGS ou régime du réel) doit être confirmé selon votre chiffre d’affaires prévisionnel. Et si vous louez un local, l’enregistrement du bail reste dû, généralement différé de 3 mois, distinct du précompte sur loyer.

✅ Ce qu’il faut retenir

✔ La forme juridique se choisit avant le déplacement au CFCE, pas après
✔ Le coût varie de 41 500 FCFA pour un Établissement à plusieurs centaines de milliers de FCFA pour une SARL notariée
✔ Le notaire n’est obligatoire qu’à partir de 1 000 000 FCFA de capital pour une SARL
✔ La patente est exonérée 12 mois, pas plus
✔ La création juridique n’épuise pas les obligations fiscales et sociales qui suivent

Créer une entreprise est une formalité de quelques jours. La sécuriser fiscalement est un travail qui commence avant, et se poursuit après.

📔Me. SONNA Sandra

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