30/05/2024
LE DEBAT LOCAL:
À l'intérieur du Triangle 237, trois sujets retiennent mon attention depuis quelques temps:
1- les disparitions répétées de petits enfants et de très jeunes gens (les filles surtout);
2- la qualité l'enseignement secondaire public, et par excroissance celle d'un certain enseignement secondaire privé;
3- le tintamarre mafio-émotionel football, manifesté sous sa forme tangible par le mano à mano Ministère Camerounais du Football vs Eto'o Fils Samuel.
Mes deux premières préoccupations devraient être les priorités de la nation triangulaire, car celle-ci n'existe que si elle EST d'abord un territoire [sanctuarisé]. Si vous ne comprenez pas, regardez les informations sur Gaza à travers vos écrans de TV ou smartphone, écoutez la radio, lisez les journaux. Ensuite La nation n'existe que si elle est FÉCONDE, c'est-à-dire si elle est capable de procréer des humains et de protéger leur existence tout au long de leur vie.
D'où vient- il depuis quelques temps que l'existence de petits camerounaises et camerounais soit devenue la cible de prédateurs aux desseins inavoués, tapis dans l'ombre? Comment cette atteinte au premier droit de l'humain à savoir la vie, peut- elle se déployer à la vitesse grand V, sous nos yeux sans que personne ou presque ne s'en émeuve? On pense que les SOS émouvants publiés sur les réseaux sociaux sont la panacée de ces disparitions qui menacent la cohésion de la nation...
Une nation qui ne protège pas ses petits enfants n'en est pas une. Elle n'est ni plus ni moins que de la vermine qui grouille.
Il y a le feu au sommet de la colline.
Depuis l'apparition de ce monde, tous les groupes humains qui s'y sont constitués ont immédiatement compris que leur survie dépendait d'abord de leur capacité à acquérir ou à créer la connaissance, à conserver celle-ci, et à l'améliorer encore et encore, pour se la transmettre générations après générations. Comment l'école camerounaise, naguère premier sujet de fierté de la nation, est- elle devenue un marché aux dupes à plusieurs vitesses ?
Quel est l'état dans lequel se trouve notre système éducatif en 2024 ?
Dans le Cameroun du début des années 1980, le président Paul Biya posait la question suivante: >. J'avais 15 ans. Aujourd'hui je me demande quelle école, quelle instruction, quelle éducation donnons - nous à nos enfants... le sacro - saint > cher à feu le président Amadou Ahidjo ?
Lorsqu'on considère le vaudeville Ministère du Football vs Samuel Eto'o F(ils) ou F(ECAFOOT), chacun peut se faire son opinion, à condition d'être une personne en pleine possession de ses capacités; qu'il s'agisse de son organisme, de son instruction, et de son éducation... on est en droit de se demander par quels mécanismes de rétrogradation systémique, le Triangle Camerounais est tombé dans le marasme, la vomissure, la putréfaction, l'avilissement généralisés qu'on observe au quotidien? Il y a lieu de se demander POURQUOI ce crime contre l'humanité camerounaise, et surtout A QUI profite - t- il ?
Chaque soir le peuple imbibé de vin de palme, de raphia, ou d'alcool frelaté vendu en sachets, danse et se contorsionne de bon cœur dans bars et les chambres rouges de Tanga- Sud, croyant ainsi échapper à la puanteur, à l'exhalaison fétide de son propre corps rongé par les pustules et les furoncles d'une nation en état de putréfaction critique.
Chaque soir la petite caste de besogneux en costume-cravate, et chemisier se vautre dans les caves, les loundges, et autres bars à chicha. Regards lubriques, or**es, substances hallucinogènes; mentons rasés, ventres ronds, ils se caressent, sentent la crasse mélangée aux effluves de parfums payés 300.000 francs CFA le flacon de 100 ml. Ils projettent que leurs enfants seront DG, SG, CT, BMW, GDC, Ministres, PM, PR... Alors la puanteur monte, elle monte, elle monte. Pendant ce temps l'industrie de disparitions de petits camerounais prospère, l'école est incendiée, les camerounais ne sont plus éduqués. Ils sont tous devenus des experts es Football, es Ministère du Football, raison d'Etat, es gestion des deniers publics du football... Gala d'inepties en stock.