12/07/2022
BITFEA- DOUALA STOCK EXCHANGE (DSX) : S’INSPIRER DU MODELE HONGKONGAIS POUR DEVENIR LA MEILLEURE PLACE FINANCIÈRE EN AFRIQUE ?
Hongkong qui attire des milliers d’étudiants à travers le monde tire sa force de son système d’éducation, des enseignements et de la formation professionnelle. Les grandes orientations politiques et économiques ont permis de figurer parmi les meilleures places financières au monde. Ces réformes ont radicalement transformé la manière de développer ses ressources humaines. L’industrie des finances a été placée au cœur de toutes les priorités scolaires et universitaires, et du coup, l’on retrouve la finance des classes de la maternelle à l’Université.
Comment ne pas être admiratif pour ce territoire de la Chine qui a su graver son nom en lettre d’or dans la gouvernance financière mondiale. Même s’il faille mettre les politiques en avant, il s’agit des personnes avant tout issues du même système d’éducatif et universitaire qui ont su opérer des grandes mutations pour donner fière allure à leur pays. Ils ont orienté le système éducatif vers la formation des ouvriers, les cadres et les chefs d’entreprise de demain. C’est cette capacité d’anticipation est au cœur de leur réussite.
La manière dont l’école a été pensée et mise en œuvre n’a été destinée qu’à produire les meilleurs étudiants au monde en parfaite cohérence avec les besoins domestiques et internationaux. Il était question de produire les meilleurs ingénieurs dont l’industrie financière Hongkongaise aura besoin. Ici il arrive que les étudiants travaillent au-delà de 12 heures de temps par jour pour figurer parmi les meilleurs. La pédagogie et la méthodologie sont entièrement basées sur la discipline, le travail et le mérite académique. Bien plus, les enseignants ont réussi un savant dosage méthodologique tel que les élèves et les étudiants savent se prendre en main.
A l’opposé du système éducatif africain hérité de l’Europe coloniale où l’enseignant occupe une place centrale, ici l’étudiant est au cœur de son avenir académique et son devenir professionnel. Ce changement de paradigme engage mieux l’élève ou l’étudiant à se prendre en charge. Il est parfaitement conscient que son avenir dépend de lui-même, en conséquence, il doit travailler très dur. Il doit acquérir à la fois connaissances, aptitudes, compétences et performance dès l’école s’il veut être indispensable à la société.
LES SYSTÈMES UNIVERSITAIRES OCCIDENTAUX EN QUÊTE DE VITALITÉ A HONGKONG
Les Universités Hongkongaises sont devenues les meilleures destinations au Monde pour les étudiants des pays développés, émergents ou en voie de l’être véritablement. Une fois, quand ils y arrivent, ils sont dépaysés. Ils doivent travailler vite et dur pour se mettre au diapason de leurs camarades d’université et apprendre à aller à leur rythme. A Hongkong, on ne perd pas le temps et il n’y a pas de temps à perdre. Chaque minute est précieuse et il faut la capitaliser. Toutes les prescriptions de l’école sont mises en œuvre et capitalisées par l’étudiant.
Les universités Occidentales aujourd’hui en quête de performance, sont toutes tournées vers le modèle Hongkongais. Des études sont effectuées pour apporter des changements dans leurs dispositifs afin de redonner de la vitalité, de la force et la vigueur à leur système universitaire. Plusieurs reportages des journalistes professionnels montrent très bien que le système d’éducation occidental est quête de nouveaux repères. On assiste même à la délocalisation des universités européennes et américaines à Hongkong dans le cadre du développement de la coopération. Il s’agit en fait de la quête du transfert des expériences Hongkongaises en matière financière.
Ces opérations sont en réalité destinées à copier les savoirs et les savoirs faire académiques et pédagogiques et à l’amélioration de leur performance universitaire. Les Universités Occidentales ont compris l’urgence de quitter leurs fameuses zones de confort pour s’arrimer aux dynamiques universitaires en marche dans le monde si elles veulent survivre dans les siècles à venir. Alors que les Politiques Européennes essaient d’attirer les étudiants africains avec des bourses, les universités Hongkongaises sont devenues leurs meilleures destinations en ce qui concerne l’industrie des finances.
ALORS QUE LES GRANDES TRANSFORMATIONS SCOLAIRES ET UNIVERSITAIRES S’OPÈRENT DANS LE MONDE, QUE FAIT L’AFRIQUE ?
En faisant un tour d’horizon des médias ce dimanche 10 juillet 2022 dès 10 heures, nous constatons avec effroi que l’Afrique est sur le banc de touche et ne semble même par se préoccuper de l’avenir. Les intellectuels Africaines ne sont même pas conscients de nos contreperformances économiques. Les thématiques proposées par les journalistes démontrent à souhait le manque d’intérêts voire l’ignorance totale des grands enjeux de demain. Les Africains ne sont pas encore sur le point de s’interroger sur leur capacité à influer et à influencer les relations internationales demain. C’est de la distraction pure et simple.
S’il est facile d’accuser les politiques de n’avoir pas fait ci, ou ça, qu’avons-nous proposé ? Les transformations académiques, universitaires, scolaires, pédagogiques qui se sont opérées à Hongkong l’ont été par des Hongkongais et non du fait des étrangers. Ils ont développé un patriotisme actif et triomphant à travaillant pour leur Pays à partir de leur éducation. Ils ont engagé et accompagné l’Etat dans sa quête des lendemains meilleurs.
L’Afrique et les Intellectuels Africains doivent quitter leurs zones de confort pour trouver les voies et moyens qui vont permettre à l’Afrique de prendre son envol. En continuant à agir de la sorte, nous ne rendons pas service à l’Afrique. Comme les Occidentaux sont entrain de copier à Hongkong, nous aussi sortons de cette léthargie pour nous mettre au travail. Notre système éducatif doit être transformé.
LE CAMEROUN EN MARCHE AVEC BITFEA
Il ne suffira pas seulement des grandes déclarations, de grands documents ou encore de grandes décisions politiques pour faire du Cameroun un Nouveau Pays Industrialisé tel que clairement mentionné dans la vision de l’émergence. Au-delà des reformes structurelles envisagées, le Cameroun doit aussi compter sur le privé. Des 12 grands secteurs de l’économie identifiés par les experts d’INOVBIOTECH AFRICA, il ressort que trois sont prioritaires et constitueront les locomotives de la réussite de la vision. Il s’agit de l’Agriculture, les technologies et les finances.
Les porteurs du projet de l’Ecole Intelligente ‘’ BILNGUAL INNOVATIVE TECHNOLOHIES AND FINANCIAL EDUCATION ACADEMY’’ BITFEA dans les cycles Maternel, Primaire et Secondaire ont retenu ces trois secteurs prioritaires. Pour ce faire, il va falloir tourner l’éducation vers la formation des ingénieurs, des spécialistes et des experts de demain comme le fait SINGAPOUR.
Si nous voulons faire de la place boursière du Cameroun, DOUALA STOCK EXCHANGE une référence en Afrique, il va falloir anticiper maintenant en formant ses futurs acteurs ici et maintenant. Les experts s’inspirent du système hongkongais pour développer une très bonne ressource humaine pour l’industrie financière.
Devenir un nouveau pays industrialisé (NPI) va demander des véritables investissements dans les différents segments de l’économie. Pour y parvenir, contrairement à ce qui nous a été enseigné jusqu’à présent, nous avons besoin d’une place financière dynamique et performante qui attire les capitaux. Ce magnétisme ne sera puissant que si les acteurs sont bien formés.
BITFEA n’a pas choisi les finances par hasard, il est bien conscient des défis à relever. La véritable éducation d’aujourd’hui, c’est de former les acteurs de demain. Ce demain c’est celui de la finance.
Pr KENGNE NOTONG Jules Léa
Enseignant Chercheur des Universités
Ingénieur Pédagogique et des Formations
Expert en innovations, développement technologiques et propriété intellectuelle
Coordonnateur Général PSRAOE-I et INOVBIOTECH AFRICA
Tél. : + 237 696 75 78 07 Email : [email protected] Site : www.uammp.org