11/10/2022
La vie dans les sociétés modernes est caractérisée par la stigmatisation, la marginalisation et l’exclusion de certains groupes sociaux sur la base des critères socialement construits et entretenus.
Au Cameroun, sont concernés par ces phénomènes les enfants, les jeunes, les femmes, les personnes handicapées, les personnes âgées et les chercheurs d’emplois.
C’est dans l’optique de rendre ces catégories de personnes autonomes et permettre leur
participation effective à l’édification nationale que le gouvernement a placé les marchés publics au centre de la réalisation des projets d’investissements pour permettre à ces couches vulnérables de prendre part elles aussi au développement. Ainsi, « les clauses sociales sont à l’origine d’une dynamique vertueuse : les marchés publics génèrent une activité économique qui crée des emplois qui bénéficient à des personnes en difficultés ».
C’est dire que dans les marchés publics, les aspects socioéconomiques, moraux et mêmes éthiques peuvent y être développés au moyen des clauses sociales. Tous ces aspects sont résumés dans le concept de la responsabilité sociale des entreprises (RSE).
Ainsi, les clauses sociales « …instaurent un mécanisme de responsabilité sociale visant à garantir une contribution directe des entreprises… » à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). Les clauses sociales sont au centre de la responsabilité sociale de l’entreprise. En promouvant l’accès des PME camerounaises dans la commande publique par l’allotissement, les marchés réservés, la préférencenationale, la catégorisation des entreprises, l’Etat veut développer chez elles la conscience sociale afin de les amener, lors de l’exécution des marchés publics, à s’impliquer socialement afin de participer au développement social. Il s’agit ici pour les entreprises adjudicataires des marchés publics, d’intégrer délibérément les considérations sociales lors de l’exécution de la prestation, objet du marché.