08/09/2020
- Annie oooooo
- Oui mama, je suis à la cuisine j’arrive.
- Fait vite il y’a de la visite pour toi.
En attendant ma mère crier mon nom avec une tel force je me suis dirigée d’un pas pressé vers le salon ou apparemment il y’avait de la visite pour moi. Je me suis nettoyé les mains sur ma robe avant d’entrer dans notre petit salon. La première vision qui me frappa était celle des étrangers assis dans la pièce, parmi eux il y’avait le fameux Tobias. Il posa sur moi un regard empli de convoitise, il me dévisagea comme le vieux pervers qu’il était. J’ai détourné le regard de lui et je me mise derrière ma mère.
- Ne sois pas impolie, va saluer les invités me chuchota ma mère en affichant son plus grand sourire à ces derniers
- Mmm moi je ne veux pas mama
- Si ton père entend ça tu sais qu’il ne va pas hésiter à te tabasser devant les gens Annie je ne veux pas avoir honte fais ce que je te dis
D’un pas lent je me dirigeai vers les gens en face de mes parents. Je saluai poliment les trois hommes en face de moi et je me suis retourné quand une main me retint fermement.
- Bonjour Annick, on t’a dit qui je suis ? demanda Tobias
- Euh oui je pense
- Alors et c’est comme ça que tu me salues ?
- Elle est encore un peu timide mon fils il faut lui laisser du temps, tu sais qu’à cet âge-là on ne réfléchit pas encore comme une femme intervint ma mère
- Ça n’empêche mama elle doit savoir au moins se comporter avec moi. En tout cas je comprends je ne vous en tiens pas rigueur pour le moment. Je n’ai pas beaucoup de temps, je suis venu vous laisser le matériel nécessaire pour notre affaire.
- D’accord mon fils c’est gentil.
Ma mère prit le paquet dans ses mains pendant moi je me replaçais derrière elle comme à mon entrée dans la pièce, je ne savais pas de quelle affaire il s’agissait et je ne voulais même pas savoir. Quand leur réunion fut terminée, je retournai à mes occupations de la journée.
Environ trois mois plus t**d ma tante Bela est arrivée chez nous en cherchant ma mère. Je l’ai accueilli en disant que ma mère était allée au champ à quelque kilomètres de la maison, elle semblait énervée je ne sais contre quoi. Je l’ai installé dans le salon en priant que ma mère arrive très vite je ne voulais pas avoir à faire à cette femme quand elle était en colère. Je rodais autour d’elle comme un mauvais esprit en regardant le chemin en espérant voir ma mère. Après une heure de tourment, ma mère se pointa avec sa calebasse sur la tête, sa houe à son épaule en chantonnant je ne sais quoi en notre langue. Sa sœur sauta de son tabouret quand elle la vit.
- C’est quoi ces manières ? depuis que je t’attends Christiane ? je croyais que tu n’allais pas au champ aujourd’hui !
- Attends je dépose mes affaires avant de me bombarder de questions, je ne comptais pas aller au champ mais mon mari m’a demandé un met spécial je suis là maintenant !
- Il faut qu’on parle fais vite viens dit-elle en tirant ma mère à l’intérieur.
J’ai toujours été curieuse et ce jour, je ne me suis pas privée d’écouter leur conversation cachée derrière la porte.
- Il a dit qu’il vient la chercher dans un an environ le temps pour les blessures de cicatriser, il a dit qu’il nous fera savoir par le chef et de notre côté on doit le tenir informé quand on procèdera à la coupure. C’était la voix de ma mère
- Depuis qu’il est venu ici tu aurais déjà dû faire ça mais tu attends je ne sais quoi, je t’ai dit que plus tu attends plus elle serra réticente, tu m’as toi-même dit qu’elle n’avait pas été d’accord pour ce mariage, la petite là réfléchi déjà
- Je sais Béla mais ne me presse pas, tu n’as pas vécu ça mais moi si, si on ne fait pas ça dans cette tribu on ne se mari pas ; je connais cette douleur et le traumatisme, heureusement que je suis tombée sur homme comme mon mari sinon je ne sais pas où serait mon mental en ce moment, donne-moi du temps je vais essayer de lui expliquer les choses et on pourra s’en charger.
- Je t’ai déjà dit, je vais le faire ton cœur ne supporterais pas.
- Laisse-moi le temps de lui expliquer les choses.
- Pour moi tu aurais dû faire ça depuis son enfance maintenant tu commences les discours avec une enfant, elle ne va rien comprendre ! elle ne peut pas comprendre la vie !
En attendant les pas de ma tante, je me suis courbée pour ramasser un balai près de moi en faignant d’être concentré à ma tâche. Ce que j’avais entendu ne sentais pas bon du tout, il y’avait du louche surtout s’il s’agissait de Tobias, je n’aimais pas ce type, sa manière de me dévisager, il me déshabillait presque du regard, c’était dégoutant !
Le soir autour du feu après avoir mangé, ma mère me demanda de rester pour une discussion et je savais déjà que c’était en rapport avec tata Béla et la discussion d’un peu plus tôt dans la journée.
- John s’il te plait sort je dois parler avec ta sœur, va rester avec ton père au salon.
- D’accord Mama répondit mon jeune frère.
- Annick (quand elle m’appelait comme ça, je savais que la conversation devait être la plus sérieuse du monde) il faut qu’on discute de femme à femme.
- Ok
- Je t’aime plus que tout et tu sais que je ne peux pas faire des choses pour te faire du mal, Tobias sera ton mari bientôt (elle leva la tête pour regarder mon visage mais j’étais impassible) il est venu ici la dernière fois pour qu’on lui assure que tu seras une femme soumise, docile et surtout fidèle à lui vu qu’il va t’amener en ville.
- Mmm et vous faites comment pour lui assurer ça ?
- On va faire un rituel, une coutume que toutes celles qui vont en mariage subissent, c’est l’assurance qu’elle restera fidèle a son mari, c’est inévitable.
- Toi aussi tu es passée par là ?
- Je suis mariée donc oui. Le corps de la femme est très précieux et une fois marié on doit être la fierté de notre mari !!
- Ma’a tu sais que je ne veux pas me marier, il est vieux regarde toi-même. Je vais faire quoi avec ce genre d’homme je suis encore jeune.
- Je ne veux plus ce genre de discours, ta tante était ici pour qu’on planifie tout ça. La semaine prochaine sera la bonne, le temps que ça cicatrise.
- Tu vas me blesser ? ça consiste à quoi ?
- C’est mieux que tu découvres toi-même. Et je t’ai vu derrière la porte aujourd’hui la curiosité n’est pas une vertu pour une femme mariée. Si tu continues tu auras des problèmes. Tu ne seras pas toujours avec ton père et moi.
- D’accord mama
Elle m’envoya me coucher en me disant que le temps que je sois cicatrisée elle m’apprendrait à être une bonne femme avant que mon mari ne vienne me chercher. Je me laissais porter par le vent, je ne voulais pas que mon père me tabasse comme un serpent en apprenant que je me rebellais. Je ne voulais pas de problèmes, ma mère était la plus douce elle me protégeait toujours et aussi pour ne pas la déshonorer je me laissais faire. La semaine qui suivait, tata Bela débarqua chez nous et mon cœur se serra sur le champ, elle avait le visage froid impassible, elle ne me salua même pas. Elle me demanda de me mettre en robe et appela ma mère qui me regarda avec un regard qui disait :« fait ce qu’elle veut ». Une fois ma robe mise, je me dirigeai vers la cuisine sur le lit en bambou était déposé un sachet plastique que je reconnu comme étant celui que Tobias avait donné des semaines plus tôt à ma mère.
- Couches toi là Annick dit tata Béla
Je me suis exécutée sous le regard ma mère, elle était comme impuissante, elle arrêtait son pagne et le tripotait, elle était stressée mais pourquoi ?
- Je vais te faire devenir une femme il faut juste garder ton calme.
- Je croyais que le sang qui coulait de moi chaque mois m’avais déjà fait devenir femme tata.
- C’est vrai aussi mais ceci c’est pour te faire devenir la femme de quelqu’un.
Elle parlait en me faisant tendre les mains pour les attacher à l’énorme armoire en bois massif qui nous servait à ranger les ustensiles de cuisine.
- Pourquoi tu m’attaches tata ? en plus tu serres ça me fait mal !
- Calme-toi d’abord si tu parles ça va me déconcentrer et je ne pourrais pas bien faire le travail.
Elle m’attacha ensuite les pieds en les fixant au lit en bambou. Elle me souleva la robe, pris le plastique et en ressortit un flacon en verre qui, après l’avoir ouvert pour en verser sur une sorte de petit couteau me fit savoir qu’il s’agissait de l’alcool. Elle prit du coton pour nettoyer son outil et demanda à ma mère de me tenir le bassin ; cette dernière s’exécuta sans broncher
- Mama pourquoi tu m’arrêtes qu’est-ce que vous allez me faire ? mama je ne veux pas !!! pourquoi elle a enlevé ma robe ? pourquoi on m’attache ? mama je ne veux pas !!!
Mes cris étaient inutiles, ma tante s’affairait à nettoyer ce qui ressembler à du matériel pour entailler le gibier, je pleurais et ma mère aussi mais elle ne me parlait pas elle s’adressa à sa sœur en lui demandant de faire la vérification. Je ne savais pas de quelle vérification elle parlait jusqu’à ce que ma tante se penche sur mon sexe en écartant mes lèvres, elle lança un « c’est bon c’est encore en place » et les épaules de ma mère s’affaissèrent de soulagement.
- Tu es une brave fille Annie me dit ma mère, ça ira rapidement ne t’inquiètes pas.
Elle me regarda droit dans les yeux surement pour me distraire de ma tante qui approchait de mon sexe de manière dangereuse. Elle demanda à ma mère de bien me tenir par la taille de peur qu’elle ne rate sa cible depuis qu’elle était entrée dans notre concession, elle ne m’avait pas adressé la parole et maintenant qu’elle était sur le point de faire je-ne-sais-quoi entre mes cuisses, elle avait toujours ce visage impassible. Elle m’écarta les lèvres une fois de plus et saisi mon bourgeon de manière brutale, cela m’a valu un sursaut, c’était une zone extrêmement sensible, je l’avais déjà senti en me lavant. Ma mère me barra la vue je n’arrivais plus à voir ce qui se passait entre mes jambes.
- Mamaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!! ce cri je l’avais poussé, il sortait du fond de mes entrailles, du fond de mon âme.
La douleur que je ressentis à ce moment était indescriptible. Je me suis débattue comme une lionne après avoir senti cette coupure.
J’avais comme un mauvais esprit en moi, j’avais une force à faire descendre les anges du ciel. Je sentis encore une autre coupure mais cette fois sur ma cuisse, tata Béla avait apparemment perdu le contrôle, je ne voulais plus que ma mère me touche. J’ai tiré sur mes cordes avec toutes la force que j’avais en criant de toutes mes forces, je ne voyais plus clair. Le lit en bambou céda sous mes pieds que je vis libre ; j’essayais de tirer sur mes mains mais l’armoire était solide ; je saisis un couteau avec lequel je tallai mes cordes.
- Bela attends s’il te plait, elle va devenir f***e si tu l’approches !!!
- Christiane je n’ai pas fini demande à ta fille de se recoucher !!
En jetant un coup d’œil à mes jambes je vis que je me vidais de mon sang, une vision d’horreur je ne savais pas ce qui m’arrivait, je criais toujours et je voulais me diriger vers la porte mais ma tante me retint par le bras.
- Va te recoucher je n’ai pas fini !!!
- Bela s’il te plait ça fait mal je la comprends, dit ma mère en sanglotant, tu l’as fait partiellement je pense que ça devrait faire l’affaire laissons comme ça ooo pardon mon bébé va mourir de douleur je t’en prie.
- Ma’a ça fait mal me suis-je écriée avant de sombrer dans un profond trou noir.
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