MM Une page qui se voudrait être un espace d'échanges culturels.

25/04/2024

Une merveilleuse machine

L’homme est doté de 500 muscles, 200 os, 11 kilomètres de fibres nerveuses entièrement synchronisées. Son cœur est à son service avec 36.000.000 de battements cardiaques chaque année, sans Interruption, pour convoyer à travers les 100.000 kilomètres d’artères et de capillaires, quelques 2.730.000 litres de sang pompé annuellement.

Aucune machine pareille n’a jamais été créée. L’oxygène apporté par la respiration traverse 600.000.000 d’alvéoles, pour enrichir 22.000.000.000 de cellules sanguines.

L’homme est doté de la faculté rarissime de penser, et son cerveau est la structure la plus complexe de l’univers, plus complexe que l’univers lui-même, en dépit de ses forces mystérieuses et ses enchevêtrements astronomiques.

Dans un organe d’à peine un kilogramme trente cinq, quelques 13.000.000.000 de cellules nerveuses travaillent afin que nous puissions voir, entendre, parler, sentir, toucher, bouger, penser, etc.

L’homme est donc lui -même, du seul fait de son organisme, une pure merveille.
Comble de toutes choses, chaque humain est unique. Il est scientifiquement établi qu’on ne peut trouver deux individus possédant de façon identique le même ADN.

Depuis le tout premier homme jusqu’à ce jour, chaque homme a été génétiquement unique.

C’est extraordinaire ! Il en va de même pour l’empreinte digitale et pour le visage. Deux visages peuvent se ressembler intensément, comme pour des vrais jumeaux ; mais quand on analyse avec attention, on remarque des différences.

De façon analogue, chaque homme a un potentiel différent de celui des autres, un assemblage et un dosage uniques de talents.
Il doit les détecter et les employer pour l’accomplissement de sa mission unique.
Et c’est certainement là, le secret de toute réussite. Si on devait élaborer sur la magnificence des innombrables dotations dont regorge l’homme, toutes les bibliothèques du monde ne suffiraient pas pour contenir les volumes qu’on écrirait.

Il en est de même pour les dotations de la nature environnante, pour les idées que nous pouvons capter, si nous faisons juste un peu attention, un petit effort.
L’homme déborde de bénédictions. Il est lui même une bénédiction vivante !
(Copié)

26/01/2021

Rien ne peut arrêter la marche victorieuse du temps.

17/06/2019

De l’urgence de relire Mohammed Arkoun

El Watan du 20.06.17 | 12h00 Réagissez

Mohammed Arkoun (1928-2010) est l’un des plus éminents spécialistes de la pensée islamique. Il a initié une véritable révolution copernicienne dans le champ de la recherche dédiée à l’étude et l’analyse du fait religieux.
L’auteur de Pour une critique de la raison islamique a bouleversé les concepts et les codes de l’islamologie classique en développant une nouvelle discipline qui fera école : l’islamologie appliquée. Celle-ci opère une lecture critique du religieux en mobilisant toutes les ressources des sciences sociales, loin des «clôtures dogmatiques» et des mytho-idéologies des «gestionnaires du sacré».
Arkoun, répète-t-on partout, est un auteur trop difficile à suivre ; il est impénétrable ajoutent certains, tant il accumule les concepts incompréhensibles même pour les plus familiers des sciences de l’homme et de la société. Il puise dans toutes les disciplines tout en montrant leurs limites quand elles traitent de la pensée islamique», écrit Mohammed Arkoun dans Humanisme et Islam (Barzakh, 2006, p24). De fait, le pape de l’islamologie appliquée a dû s’accommoder de cette réputation d’érudit hermétique à la pensée inaccessible.
Il avait parfaitement conscience de la réception qui était faite à son œuvre, et où se mêlent adulation des disciples et résistance tenace de la scolastique traditionnelle à son audacieuse approche scientifique du religieux. Dans un entretien avec Ghaleb Bencheikh sur France 2 (diffusé le 28 février 2010), le professeur Arkoun expliquait comment l’irruption du fait coranique au VIIe siècle, au Hijaz, constituait une double subversion, à la fois à l’égard de la «religion polythéiste» (car, précise-t-il, «le polythéisme est une religion pour les anthropologues») et des deux traditions monothéistes qui avaient précédé l’islam.
De la même façon, la pensée de Mohammed Arkoun, le changement de paradigme qu’il a opéré, ont été considérés comme une double subversion, une rupture épistémologique tant vis-à-vis des tenants de l’orthodoxie religieuse que des courants de l’islamologie classique qui n’avaient pas suffisamment questionné les conditions de la formation des grands récits métaphysiques.
Dans les territoires de «l’impensé» islamique
A travers ce qu’il appelle «l’islamologie appliquée», l’auteur de La Pensée arabe propose une approche pluridisciplinaire dans l’analyse du corpus coranique et du «logiciel» théologique musulman : histoire, anthropologie, philosophie, philologie, linguistique, sémiologie… Dans sa ligne de mire, «l’intelligibilité de la foi». Pour lui, la «croyance est une construction sociale». Et si la foi relève de l’intime, le religieux, lui, est un système qui n’échappe pas au tempérament des hommes, aux intrusions du politique, aux luttes de pouvoir, aux arrangements sectaires avec la vérité, aux mœurs sociales et aux humeurs de l’époque.
Son projet était d’ouvrir un horizon de sens dans des territoires peu explorés, ce qu’il appelle «l’Impensé dans la pensée islamique contemporaine». L’auteur de De Manhattan à Baghdad. Au-delà du Bien et du Mal (avec Joseph Maïla) s’est, en l’occurrence, évertué à «détecter dans le discours islamique actuel (…) des problèmes que l’on refuse de penser pour des raisons politiques ou faussement religieuses» (L’Humanité du 13 novembre 2001).
Intervenant lors de l’hommage rendu à Mohammed Arkoun par notre journal le 18 décembre 2010 dans le cadre des «Débats d’El Watan», le professeur Yadh Ben Achour, juriste tunisien de renom et spécialiste des théories politiques de l’islam, a minutieusement décortiqué le travail de «déconstruction de la pensée religieuse orthodoxe» accompli par Arkoun : «Appliquant à l’islam des méthodologies inspirées des travaux de Roger Bastide, Fernand Braudel, Michel Foucault, Marcel Gauchet, René Girard, Arkoun démonte les mécanismes de transcendantalisation, d’idéologisation, de manipulations que la pensée islamique théologique et juridique a connus par le fait de cette alliance entre les intérêts du pouvoir politique et la classe des oulémas», indique Yadh Ben Achour.
Dans la foulée, il rappelle cette distinction fondamentale faite par Arkoun entre «le fait coranique et le fait islamique», autrement dit entre le texte matriciel de référence et son interprétation, son «actualisation» et sa traduction sociale, politique, juridique… au sein des sociétés qui s’en sont inspirées.
«Le Coran est lu comme un texte abstrait, c’est-à-dire au-dessus de l’histoire et de la condition humaine», note le professeur Ben Achour, alors qu’Arkoun, lui, propose d’aborder le texte coranique «non seulement par son insertion dans les conditions historiques de sa Révélation, mais également dans les conditions historiques qui sont les nôtres, notamment l’évolution des sciences de l’herméneutique : l’histoire comparée des religions, la linguistique, la sémiologie, l’anthropologie religieuse.
C’est par l’intermédiaire de ces sciences qu’on pourra accéder à une analyse critique du texte coranique». Le juriste cite un autre principe cardinal de l’appareil conceptuel arkounien : l’idée qu’il faille «renoncer à toute lecture linéaire qui privilégie la logique grammaticale», soulignant qu’Arkoun a parlé du Coran en tant que «discours de structure mythique» ; un texte ouvert empreint de «merveilleux».
Variations du corpus coranique
Dans Lectures du Coran, Mohammed Arkoun distingue quatre éléments structurels dérivés du corpus coranique. Il note : «Qu’est-ce qui différencie les stades de la Parole de Dieu du discours coranique (DC ou biblique ou évangélique) du Corpus officiel clos (COC), des Corpus interprétés (CI) ? Il est essentiel que le lecteur pénètre dans ces distinctions qu’imposent la linguistique et l’histoire à la fois.
Car nous sommes habitués, depuis quatorze siècles, à télescoper dans le seul mot ‘‘Coran’’ des niveaux très différents de production du sens de l’ensemble d’énoncés rassemblés et exploités sous cette appellation» (Lectures du Coran, Albin Michel, p15). Ces nuances appellent donc à un effort de contextualisation, de mise en situation et de mise en perspective historique en tenant compte des régimes discursifs et des contextes d’énonciation. Arkoun se montre particulièrement attentif au passage de la révélation orale à la révélation écrite, incarnée par le «Mushaf», le Coran écrit.
«La seconde phase sémio-linguistique de l’histoire de la Révélation manifestée dans le ‘‘Coran’’ est le processus de sa fixation graphique dans ce qui est devenu pour tous les croyants le ‘‘Mushaf’’, un ensemble de pages reliées en un volume», dissèque l’islamologue. Analysant le «Corpus officiel clos», il précise que celui-ci «désigne la grande unité de textes rassemblés en un volume». «L’examen linguistique de ces textes, poursuit-il, révèle une diversité des discours, donc la nécessité d’une typologie plus fine que la distinction trop générale des sourate mecquoises et médinoises.
Ce Corpus est officiel parce que sa Constitution est décidée et surveillée par un pouvoir politique déjà engagé dans les querelles sur la succession du Prophète ; il est enfin clos parce que pas un mot, pas une voyelle ne peuvent être ajoutés, retranchés ou modifiés après la réalisation du consensus des croyants sur l’intégrité et l’intégralité de la révélation faite à travers Muhammad».
S’agissant des Corpus interprétés (CI), ils sont produits par «les communautés interprétantes au cours de leur histoire», explique Arkoun. «Linguistiquement, il est essentiel pour les aventures du sens que c’est toujours le texte écrit qui est interprété et non plus le discours initial. On sait, en effet, qu’un texte n’est pas écrit tant que je ne l’ai pas lu : ce qui veut dire que chaque lecteur réécrit le texte avec sa grille de perception et ses principes d’interprétation, grille et principes liés eux-mêmes non seulement à la tradition culturelle dont se réclame chaque lecteur, mais aussi aux contraintes idéologiques de son groupe et de son temps.
Cela pose tout le problème des projections d’idées, de concepts, de représentations sur le texte coranique arraché sans cesse à ses mécanismes immanents de production du sens. Ainsi s’explique l’immense amplification sémantique, symbolique, idéologique du texte coranique (ou biblique ou évangélique) au contact d’histoires sociales, politiques, culturelles, très variées et changeantes.»
«Pensée jetable» et «choc des ignorances»
Arkoun propose, in fine, une lecture dynamique du récit coranique en opposition à la lecture statique dominante qui aborde le Coran comme un livre figé. Mais force est de constater que les lumières arkouniennes, les voies ouvertes par sa rationalité critique dans le fracas des croyances polarisées, sont toujours bannies sous nos latitudes. Il faudra compter encore longtemps avec ce qu’il nommait la «pensée jetable», les «bricolages de la culture populiste» et le «choc des ignorances», à l’ère des étiquettes superficielles médiatiquement amplifiées par une actualité où l’islam est constamment pointé du doigt, mêlé à toutes les violences «sacrées».
Etrange destin donc que celui de Mohammed Arkoun, lui qui était étudié, invité, adulé, célébré, dans les cercles scientifiques et les universités du monde entier, de Princeton à Jakarta, et qui sera resté persona non grata dans l’aire intellectuelle islamique, notamment sa branche radicale. «Ses opinions [lui] ont valu des attaques frontales et virulentes, précisément de la part de ceux qui partagent la théorie de ‘‘l’évidence coranique’’.
Ces attaques sont allées jusqu’aux déclarations d’apostasie», regrette Yadh Ben Achour. Dans Les Vies de Mohammed Arkoun (Paris, PUF, 2014 ; éditions Barzakh, 2015) sa fille, Sylvie, résume ainsi les «transgressions» du penseur iconoclaste : «Il certifiait que les ‘‘croyances-vérités’’, fondatrices de la religion islamique, avaient été soustraites à toute investigation critique sérieuse depuis le XIIIe siècle, enfermant le discours religieux dans le grand corpus de la croyance orthodoxe.
Il soutenait que les gestionnaires du sacré avaient entretenu au cours des sept derniers siècles cette clôture dogmatique, s’arrogeant ainsi le monopole de la parole d’Allah, de la vérité, et par là-même de l’autorité politique», écrit-elle. Et de faire remarquer : «Sa vision était particulièrement révolutionnaire et iconoclaste puisqu’elle se basait sur une opération de déconstruction des mythes fondateurs de la religion».
Cela appelait un «travail archéologique et historique à mener en urgence pour parcourir à rebours le chemin tracé par la tradition, pour retrouver les conditions de production du Coran et du Hadith». Le livre de référence Pour une Critique de la Raison islamique, estime-t-elle, «portait en lui les germes d’un changement de paradigme absolu, une rupture radicale dans la façon d’envisager la religion islam, une subversion inouïe dans une conscience musulmane qui persistait à confondre critique et attaque».
Passion humaniste
Sylvie Arkoun ne manque pas de rapporter ce qui s’est produit un jour de juillet 1985, à l’université de Béjaïa, durant ce Séminaire de la pensée islamique où le professeur Arkoun avait été violemment pris à partie par le prédicateur Mohammed Al Ghazali. «Ce jour-là, il (Arkoun) avait décidé d’évoquer le sujet qui occupait toutes ses pensées : l’authenticité de la parole divine dans le Coran, les problèmes de transmission d’une tradition orale à des textes écrits, et la nature mythique du Livre saint, reprenant sa démonstration selon laquelle la loi islamique n’était au final qu’une construction humaine», relate-t-elle.
A la fin de la conférence, «Al Ghazali demanda à un organisateur de lui apporter un micro, et devant un public interdit, prit la parole en pointant d’un doigt vengeur le professeur Arkoun, encore sur l’estrade : ‘‘Tu oses blasphémer le Livre saint, tu oses remettre en cause le caractère sacré du Coran qui est la parole de Dieu, tu es un mauvais musulman, un apostat, un blasphémateur, ta parole est une honte. Hors d’ici, ta place n’est pas dans ce pays’’.»
Au fond, ce qui est reproché à Mohammed Arkoun, c’est son autonomie de pensée et son attachement profond à sa liberté critique. «Depuis que je suis toute petite, quand on lui demande qu’elle est sa religion, il répond qu’il est philosophe». Ainsi aimait-il à se définir selon le témoignage de sa fille. Le savant blessé professait : «La philosophie, c’est l’autonomie de la raison. L’homme est né pour être libre, pas pour être soumis à l’arbitraire de l’homme !». Monstre d’intelligence pénétrante et de lucidité clinique, il savait aussi que «les murs les plus difficiles à abattre sont ceux de l’esprit».
Oui, Arkoun était trop lucide pour ignorer l’ampleur de la tâche qui était la sienne des deux côtés de la Méditerranée, lui qui a œuvré ardemment pour revivifier la vision humaniste qui fut celle de la spiritualité éclairée d’Ibn Rochd, de Miskawayh, d’Ibn Sina et autres Tawhidi au temps où la foi et la raison cohabitaient dans une parfaite harmonie. Si son pays n’a pas su reconnaître à sa juste valeur l’immense intellectuel qu’il était, puisse au moins sa passion humaniste se perpétuer.
Dans Humanisme et Islam, Arkoun proclame : «L’attitude humaniste n’aura d’avenir que si elle cesse d’être naïve, romantique, confiscable par les rhéteurs et les sermonneurs. Elle sait désormais qu’aucune guerre propre, aucune torture, aucune armée, aucune mafia politico-financière, aucune fraude électoraliste, aucun chant révolutionnaire, aucune fausse transcendance, ne pourront venir à bout de l’insondable vocation du sujet humain à la liberté intérieure et aux élans créateurs pour faire reculer toujours plus les limites de la condition humaine».
Mustapha Benfodil

13/08/2018

Patriote de la wilaya IV : Le moudjahid Mourad Azzoug n’est plus
Mourad Azzoug
YAZID AÏT MAHIEDDINE 13 AOÛT 2018 À 4 H 09 MIN 250
Le moudjahid Azzoug Mourad nous a quittés vendredi dernier à l’âge de 83 ans. Il a été enterré au cimetière Djenan Seffari, à Birkhadem, en présence des membres de sa petite et de sa grande famille, de ses amis et de ses compagnons d’armes.

Épris des valeurs de liberté et de bravoure, Mourad Ath Ourezki a été élevé dans l’un des terreaux du combat libérateur, le village de Thougenseft, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, qui a vu naître également Amar Akkache, qui fut le valeureux commandant Moussa de l’Armée de libération nationale.

Le jeune engagé de l’ALN a signé ses premières tentatives d’attentat dans l’un des postes avancés de l’armée coloniale, à Aït Toudert ; le patriote Mourad Azzoug a sillonné les villages de Kabylie, de la région d’Igawawen à Ath Djennad, à la Soummam, jusqu’au fin fond des Babors, en multipliant ses hauts faits de guerre avec courage et détermination.

C’est au cœur du massif montagneux de Kourietha Ouacif, zone qualifiée dans le jargon des moudjahidine de «dangereux secteur» que les opérations des djounoud de l’Armée de libération nationale ont ébranlé la machine de guerre coloniale.

En mai 1956, un autre fait de guerre qui restera gravé à jamais dans les annales de la Révolution de Novembre, la préparation de l’opération de l’assassinat du capitaine de Ouacif, Jean Lhot, une action qui a ciblé un des personnages les plus féroces dans tout le Arch de Ath Saâdka.

Cet attentat a servi de prétexte à l’armée coloniale pour entamer une vaste action de représailles et d’évacuation, le village de Thougenseft a été à cet effet le premier évacué, ses habitants ont été livrés à l’errance, à la misère et à l’internement dans les centres SAS.

La Wilaya IV historique représente pour le jeune patriote le cœur palpitant du combat libérateur, une région où il a réussi plusieurs opérations de sabotage des sites militaires, ainsi que plusieurs actes héroïques menés conjointement avec d’autres frères d’armes. Après l’indépendance et dans la tourmente de l’été 1962, Si Mourad a manifesté son refus de l’autoritarisme et du zaïmisme en se rangeant aux côtés des militants du FFS et de tous ceux qui portaient la démocratie dans leur cœur.

Une position digne et honnête, qui se traduira tout au long de son parcours, et ce, malgré la politique répressive et l’emprisonnement. Durant les années quatre-vingt, Mourad Azzoug a continué à servir l’Algérie éternelle, notamment dans le secteur économique, où il a réussi à assurer l’autosuffisance en matière de seringues et toute une variété de consommables médicaux, et ce, au niveau de la région d’Alger, sa société Armedic a été leader, portant haut et fort les revendications du pôle de l’industrie pharmaceutique dans le cadre du syndicat des producteurs du matériel médical.

L’idéal africain a été aussi l’une des grandes ambitions de l’homme d’affaires, qui a été également le précurseur de l’idée d’intégration africaine, et ce, bien avant la chute des prix du pétrole. Sur le plan sportif, le regretté Azzoug a contribué à la renaissance de l’USMA d’Alger, son mécénat et ses activités de sponsoring du club algérois ont réussi à redorer le blason de l’équipe de Soustara.

Beau gosse, comme l’appelaient affectueusement ses petits-enfants, il aimait se retrouver auprès les siens à Thougenseft, au pied d’Azrou n’tiri, où il s’est distingué par sa générosité et son esprit altruiste ; de bonnes actions auprès des nécessiteux ont été menées avec beaucoup de pudeur et de désintéressement. Le digne représentant des Ath wadhella, qui a été hospitalisé la semaine dernière à l’hôpital Lamine Debbaghine de Bab El Oued, a rendu l’âme vendredi passé à l’âge de 83 ans, une vie digne et fière face aux peines de la vie. Gloire à nos martyrs !

05/06/2018

Lu sur internet , j'ai trouvé ça très sensé , si ça pourrait aider les algériens à se remettre en cause :

- Je fais partie de ce peuple où l’on apprend davantage à craindre Dieu qu’à l’aimer, où toutes les bonnes actions sont motivées par la crainte et le désir de récompense. A l'arrivée on a peur de la mort mais point de Dieu

- Je fais partie de ce pays où la religion occupe toutes les sphères de la vie, mais où la foi est presque nulle part ailleurs. Un pays où le sacré laisse très peu d’espace aux croyances et aux sentiments.

- Je fais partie de ce peuple qui pratique le mensonge et l’hypocrisie et qui désire « ressembler » au Prophète et à ses compagnons en apparence en laissant pousser la barbe ou en portant le voile mais où personne ne cherche à lui ressembler dans les actes et le fond.

- Je fais partie de ce peuple où un homme qui porte un qamis et tient dans sa main un chapelet se croit exégète et fait la misère à tous ceux qui le croisent en leur disant ceci est « makrouh », cela est « haram ».

- Je fais partie de ce peuple où l’on sort des hadiths dont l’authenticité n’est même pas avérée par des historiens mais que tous substituent au Coran. Des hadiths dont la plupart ignorent l’origine, l’auteur ou le contexte politique et idéologique de leur rédaction.

- Je fais partie de ce peuple où l’on demande à la femme de se faire discrète et de cacher ses charmes car on ne sait pas maîtriser ses désirs et ses pulsions sexuelles.

- Je fais partie de ce peuple où le concept de virginité et de vertu n’est applicable qu’aux femmes. Je fais partie de ce peuple où les fils de bonne famille ont le droit de « s’amuser » avec toutes les filles, de butiner ici et là, mais pour le mariage il faut une fille de bonne famille et vierge.

- Je fais partie de ce pays où les relations hors mariage sont pénalement répréhensibles mais où la loi ne s’applique que pour les miséreux qui n’ont pas les « contacts » pour la contourner.

- Je fais partie de ce peuple qui débat encore de ce qui est "halal" ou "haram" et qui n’a pas réussi à construire un système éducatif potable 60 ans depuis son accès à l’indépendance.

- Je fais partie de ce peuple appauvri et tenu en ignorance. Un peuple qui ignore son histoire et ses grands hommes et femmes dont la mémoire a été confisquée, ce peuple dont le patrimoine et les monuments sont masqués et ignorés.

- Je fais partie de ce peuple où les hommes se scarifient le front par des callosités pour montrer qu’ils se cognent la tête contre le sol cinq fois par jour.

- Je fais partie de ce pays où l’on prie beaucoup, mais où le mensonge, la calomnie, l’hypocrisie et la corruption sévissent le plus. C’est à se demander si l’on prie autant parce qu’on a trop de péchés à faire pardonner !

- Je fais partie de ce pays où le modèle de réussite ne se trouve pas dans l’accomplissement de soi, dans la maîtrise des sciences, dans l’art et la connaissance, mais dans les richesses matérielles que l’on est capable d’amasser et exposer, dans la villa ou la dernière voiture de luxe que l’on peut s’offrir.

- Je fais partie de ce peuple qui s’endette pour claquer des sommes immenses lors de mariages pour impressionner ses invités et son entourage.

22/05/2018

Aït Ahmed agite le Carré des Martyrs
Quelques minutes après que Hocine Aït Ahmed a rendu son âme à Dieu, Mohamed Boudiaf, le coordinateur du Groupe des Six, convoque les locataires du Carré des Martyrs à une réunion urgente.
Boudiaf : Salut les amis, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, on sera très bientôt rejoints par une personne que vous connaissez tous.
Amirouche : J’espère que ce n’est pas Amel Wahbi, parce que, depuis quelque temps, notre carré est devenu dar aâmi Moh.
Warda El Djazaïria : Héééééé ! Que veux-tu insinuer par là ? Ce n’est pas moi qui ai choisi d’être ici, d’ailleurs c’est à ma mort que j’ai appris que j’étais une grande Moudjahida ! Et ce n’est pas ma faute si celui qui a décidé de m’enterrer ici adore mes chansons…
Mohamedi Saïd : J’espère que celui qui délivre ces permis d’inhumer n’est pas un fan de Chab Abdou…
Boudiaf : Hhhhh, tu ne changeras jamais yawahad n**i, non c’est un ami, un compagnon d’armes. Aya devinez… c’est qui ?
Ben Bella : Youpiiiii ! c’est mon ami Abdelkader El Mali !
Boudiaf : J’ai bien dit un chef historique. Aya retourne dans ton coin avec ton autre ami Boukharrouba ! Je veux dire… Boumediène ! Même sous terre, t’es resté masochiste, tu aimes toujours ceux qui t’ont fait du mal, yakhi hala yakhi…
Bitat : Un homme ou une femme ? Wallah j’ai hâte de retrouver mon épouse, Zohra…
Boudiaf : C’est un homme, un homme avec un grand H…
Abane Ramdane : Mathématiquement, il ne reste que Da El Hocine, sauf s’ils ont décidé de convertir un autre planqué en grand maquisard…
Boudiaf : Ah ya Si Ramdane, j’ai oublié que t’étais un matheux, bravo ! Eh oui, mes amis… Da l’Ho est décédé hier. A Genève, pas à Paris, Rabbi yarahmou.
Krim Belkacem : Allah yarahmou, il doit être fatigué, meskine, il n’a jamais cessé de combattre l’ennemi, même après l’indépendance. Je suis content qu’il soit parmi nous maintenant, mais je sais que ce n’est pas le cas pour certains… Hhhhhhhhh, n’est-ce pas ya Si Boukharoubahhhh ?
Boumediene (tremblant de peur) : Malgré tout ce que je lui ai infligé à lui et à sa famille, je sais qu’il me pardonnera, c’est un homme civilisé et un adepte des droits de l’Homme.
Khider arrive en courant : Ya jmaâa, je viens d’apprendre que Si El Hocine sera inhumé dans les montagnes de Kabylie, chez lui, à Aïn El Hammam… C’était son vœu et sa décision avant de mourir, et il a même refusé des funérailles officielles.
Boumediene lève les mains au ciel et balbutie : Hamdoullah ya Rabbi !
Boudiaf éclate en sanglots : Pourquoi ya Si Hocine, pourquoi…
Amirouche : Sacré Da l’Ho, même mort il a décidé de leur livrer un quatrième et dernier combat, après ceux de 1947 avec l’OS, puis de 1954, ensuite 1963 contre ceux qui ont confisqué l’indépendance du pays.
Mustapha Ben Boulaïd : C’est tout à son honneur. En décidant d’être inhumé au maquis, Si El Hocine vient de donner une gifle à ceux qui veulent récupérer sa mort, après l’avoir lynché à plusieurs reprises. Chapeau bas, mon ami, Rabbi yarahmak, on se retrouvera tous au Paradis, Inch’Allah.
Chikh El Bachir El Ibrahimi : Ya Si Mustapha, je dois préciser que tous ceux qui sont dans ce carré n’iront pas forcément au Paradis, comme l’a si bien dit Si Amirouche : El Djenna machi dar aâmi Moh.
Chaâbani : Oui ya chikh, certains doivent payer pour les assassinats qu’ils ont commis, ils ont tué, emprisonné et poussé à l’exil de valeureux hommes et femmes qui se sont sacrifiés pour ce pays. Moi personnellement je ne pardonnerai jamais à ces deux-là (il montre du doigt un coin du carré) qui m’ont kidnappé et exécuté.
Ferhat Abbès : Oui ya Si Mohamed, je me rappelle que tu avais refusé un ordre de ces deux-là pour aller mater le FFS en 1963. Dommage ! Da el Hocine aurait aimé te rencontrer pour te remercier.
Didouche Mourad : Maintenant que Si Aït Ahmed est parti, nous n’avons plus de représentants qui ont autant de charisme, El Khatib refuse de sortir de sa coquille, Madame Bitat, Bouregaâ, Zbiri font la pluie et le beau temps et il ne reste que de rares Moudjahidine et Moudjahidate, je pense à Louisa Ighilahriz, Djamila Bouhired, qui sont restées dignes et attachées aux principes de Novembre, mais qui ne peuvent rien faire avec ce peuple devenu amorphe…
Ben Bella : Détrompe-toi, il reste encore un grand révolutionnaire…
Abane lui coupe la parole : Askout ya aghioul ! Tu nous donnes envie de vomir avec ton…
Ben Bella : Non attend, ce n’est pas à lui que je pense, mais plutôt à Yacef …
Hassiba Ben Bouali : Quoi ??? Et pourquoi pas Nezzar ou Haroun ? Attends, j’appelle Ali La Pointe, il va t’arranger la cravate. Ali ! Ali !
Ali La Pointe (sorti d’un trou et qui se secoue pour se dépoussiérer) : Oui, j’ai entendu, et au train où vont les choses, tout est possible, j’ai établi un plan B au cas où Yacef serait conduit ici.
P'tit Omar : Et en quoi consiste ce plan, tonton ?
Ali La Pointe : J’ai creusé une planque sous ce carré pour m’isoler jusqu'au jour de la Résurrection.
Amirouche : Wallah j’étais mieux au cachot de l’état-major de la gendarmerie de Bab J'did avec Si El Haouès. C’est gentil de la part de Chadli qui nous a libérés de cette prison, 18 ans après que Boumediene nous a déterrés de Bou Saâda pour nous jeter dans ce cachot. Au début on était contents de retrouver nos compagnons dans ce carré, mais après koul men habba wadabba s’invite dans cet endroit sacré.
Si El Haouès : C’est vrai qu’il faut reconnaître à Chadli le courage d’avoir réhabilité tous les vrais Moudjahidine.
Chadli : Je n’ai fait que mon devoir, chers amis. Je voulais faire plus, mais ce n’était pas possible avec ces DAF et cette promotion Lacoste qui ne cessaient de prendre de l’ampleur.
Ben Khedda : Je n’ai jamais cessé de mettre en garde mes collègues du CNRA contre ces officiers déserteurs de l’armée française.
Moufdi Zakaria : Eh oui, même moi je me retrouve dans ce carré avec les mêmes personnes qui m’ont exilé. Kassaman par notre sang noble et pur généreusement versé… Nous avons décidé que l'Algérie vivra. Fach' hadou, fach' hadou, f’ach' hadou…
Chadli : C’est vrai que ce carré des martyrs a été souillé par la présence de certains, mais sachez qu’une Jabana li mafihach machakil machi jabana et hamdoullah ma aândnach machakil.
Après un long silence, Si Larbi Ben M’Hidi prend la parole et toute l’assistance se mit à l’écouter religieusement :
Ecoutez, chers amis, ne vous prenez pas trop la tête, vous savez que même moi j’ai été trahi par les miens. Et, comme vous, je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont dévié des valeurs de Novembre. En décidant d’être inhumé au maquis, notre cher ami et compagnon Hocine Aït Ahmed, Allah yarahmou, a non seulement honoré nos mémoires, mais il a aussi adressé un message à travers lequel il perpétue l’espoir d’une Algérie libre et démocratique. Alors, tout ce qu’il nous reste à faire à partir de ce carré c’est de prier Allah qui nous a gratifiés de Sa Miséricorde en nous accordant cette grande chance qui est le martyre.
Tous levèrent les mains et dirent : Ya Rab, faites que notre combat ne soit pas vain et que notre peuple puisse vivre dans la dignité, la prospérité et la justice. Amine !
Par Omar Khayam le 03 janvier 2016

Adresse

TIGOUNSEFT
Tizit
15258

Téléphone

+213661980558

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque MM publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à MM:

Partager