24/05/2022
De toute crise naît une opportunité. « Je vais être très claire, sur tous ces sujets de harcèlement, d’agression sexuelle, il ne peut y avoir aucune impunité ». Les mots d’Élisabeth Borne à propos de l’affaire Abad sont inédits dans la bouche de la personnalité politique qui conduit l’exécutif de notre pays. La première ministre saisit l’opportunité d’affirmer son autorité et de changer le champ lexical utilisé par la classe politique à propos de ce genre d’affaire. Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement rompt elle aussi avec les us et coutumes de la communication politique en la matière, dès sa première intervention : « Le gouvernement est aux côtés de celles qui, à la suite d’une agression ou de harcèlement, ont l’immense courage de parler ». Ce nouveau prisme impulsé par le sommet du gouvernement est un signal fort. Aux 3 élues locales sur 4 victimes de comportements sexistes (Enquête réalisée par EluesLocales en décembre 2021) qui se sentiront moins seules. Et aux braguettes à minima « lourdingues » forcées de la mettre en veilleuse. Se saisir de cette opportunité pour amorcer un changement des comportements c'est aussi le défi des femmes politiques au pouvoir