06/06/2026
Je crois que tous les parents d’enfants HPI, hypersensibles ou atypiques se sont déjà dit cette phrase un jour :
“Je dois être un mauvais parent.”
Pas forcément à voix haute.
Parfois juste le soir, après une crise de trop.
Après une remarque de l’école.
Après avoir perdu patience.
Après s’être senti impuissant face à la souffrance de son enfant.
En quinze ans d’accompagnement, j’ai rencontré beaucoup de parents qui doutaient profondément d’eux-mêmes.
Et ce qui m’a toujours frappé, c’est que ce sont souvent les parents les plus investis qui culpabilisent le plus.
Ceux qui lisent.
Ceux qui cherchent à comprendre.
Ceux qui se remettent constamment en question.
Ceux qui veulent tellement bien faire qu’ils finissent parfois par s’épuiser.
Avec le temps, j’ai compris quelque chose.
Un parent épuisé finit souvent par interpréter sa fatigue comme de l’incompétence.
Alors que ce sont deux choses très différentes.
La fatigue ne dit pas que vous êtes un mauvais parent.
Elle dit peut-être simplement que vous portez beaucoup.
Trop parfois.
J’ai également appris, dans mon métier comme dans ma vie de père, qu’accompagner un enfant qui ressent tout très fort demande de l’énergie.
Beaucoup d’énergie.
Et que pour rester disponible émotionnellement pour lui, il faut parfois accepter de prendre soin de soi avec autant de sérieux que l’on prend soin de son enfant.
Parce qu’au fond, nos enfants n’ont pas besoin de parents parfaits.
Ils ont besoin de parents suffisamment disponibles pour continuer à les accompagner dans la durée.
👉 Est-ce que vous avez déjà confondu fatigue et sentiment de ne pas être à la hauteur ?