10/06/2026
“Mais enfin, ce n’est pas si grave !”
C’est une phrase que beaucoup de parents ont déjà dite à leur enfant.
Et pourtant, lorsque celui-ci explose pour ce qui nous semble être un détail, le problème n’est souvent pas celui que l’on croit.
Après 15 ans d’accompagnement et en étant moi-même père, j’ai appris que la crise du soir parle rarement seulement du soir.
Elle peut être le résultat d’une journée entière d’efforts, de frustrations, de déceptions ou d’émotions retenues qu’il faut que le parent prenne en compte. Par exemple:
🔹 une remarque blessante à l’école,
🔹 un exercice incompris,
🔹 une dispute avec un camarade,
🔹 un bruit, une injustice, une contrariété…
Pris séparément, ce n’est peut-être “pas si grave”.
Mais accumulés, ces petits événements finissent parfois par remplir le vase…et peut être encore davantage chez les enfants atypiques.
Alors quand l’enfant explose, il n’a souvent pas besoin qu’on lui explique que ce n’est rien. Il faut essayer de creuser et comprendre.
👉 “Tu as l’air d’avoir vécu une journée difficile.”
👉 “Raconte-moi.”
Paradoxalement, c’est souvent lorsqu’un enfant se sent entendu qu’il devient capable d’entendre à son tour. Le rejoindre dans sa souffrance peut désamorcer plus rapidement la crise.
Et puis un enfant qui « lache » à la maison est souvent signe qu il se sent suffisamment entre sécurité et dans un cadre contenant pour s autoriser à lâcher, ce qui est positif, même si ça peut paraître intense pour les parents. 🙂
Est-ce que cela vous est déjà arrivé de découvrir qu’une crise cachait en réalité quelque chose qui s’était passé plusieurs heures auparavant ?
💬 Je serais curieux de lire vos expériences en commentaire.
📩 Et si cette situation vous parle particulièrement, n’hésitez pas à m’écrire en message privé.