11/02/2024
Je suis fière de la maman que je suis devenue.
Honnêtement cela a plutôt mal commencé : quand Naomi est née, j'ai pris une sacrée claque.
➡️ Aucune information sur mon accouchement, j'y suis arrivée en "touriste" et ultra apeurée.
➡️ Très peu de préparation à mon postnatal.
➡️ Mon village vraiment pas créé, donc aucun soutien, aucune présence, ni aide logistique.
➡️ Avec Philippe nous n'avions clairement pas parlé de sujets sensibles.
À mon sens tout "coulerait de source".
J'avais tellement l'image que avoir des enfants c'était plutôt simple et que ça se faisait instinctivement.
😱 Résultat : j'ai tout pris sur mes épaules. Alors que papa a dû repartir travailler tôt,
j'ai accumulé la fatigue, la charge mentale, je n'ai jamais demandé d'aide, ni avoué que j'étais épuisée...
Et ma fille est devenue mon obsession.
Je ne pouvais pas me passer d'elle... Mais de toute façon je ne le pouvais pas car nous n'avions pas choisi de mode de garde et que je n'avais pas de relais.
❤️ Je ne regrette rien de nos moments de fusion, mais j'ai vraiment faillit y laisser des plumes.
J'ai frôlé la dépression et je sais le dire aujourd'hui.
Quand j'y pense je sais que ce n'était pas de ma faute. La situation s'y prêtait et puis...
ON NE M'AVAIT RIEN DIT :
RIEN DIT du gouffre dans lequel on peut s'enfoncer,
RIEN DIT de ces changements d'identité qu'on traverse,
RIEN DIT de ce babyclash que vit 1 couple sur 2...
Et cette phrase là, presque TOUTES les mamans que j'accompagne me la disent.
C'est qu'il y a du chemin à parcourir, même si les choses évoluent.
Aujourd'hui Naomi a 4 ans et j'ai tellement cheminé, grandi, évolué.
J'en suis fière car je partais de loin et que personne ne m'a accompagnée, ni aidée, comme je le fais aujourd'hui en tant que Doula auprès de mes mamans.
Moi, c'est en demandant à ma grande sœur, à mes amies devenues mamans quelques années plus tôt, que j'ai compris que je n'étais pas anormale mais cela a pris du temps.
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📷 par la talentueuse .cigogne 😘