17/09/2026
📍 Les CDF étaient présents hier à l'Assemblée nationale pour la présentation publique du rapport du Dr Cyrille Isaac-Sibille, « Construire un système national de prévention primordiale. Changer de doctrine : mieux vaut prévenir que guérir », remis au Premier ministre.
Nous saluons le travail conduit par le député avec Franck Chauvin, Malik LAHOUCINE et l'ensemble des experts mobilisés au fil de plus de 300 auditions, ainsi que les conclusions de la mission d'information sénatoriale présentées par la sénatrice Nadia SOLLOGOUB.
📊 Le constat est partagé : les soins ne représentent qu'environ 20 % des déterminants de notre santé, et notre système continue de financer le curatif bien davantage que la prévention.
💡 Une idée forte, celle de prévention primordiale : agir sur les environnements de vie avant de solliciter les comportements individuels.
🖊️ 48 propositions, réparties en quatre axes :
▶️ Faire de la santé l'affaire de tous
▶️ Faire de nos lieux de vie des lieux de santé
▶️ Six priorités : littératie en santé, bien-être mental, vaccination, bien-vieillir, normes sociales et environnements de vie, santé environnementale
▶️ Une politique pilotée par la donnée et la science
🦷 Intervenant au nom des CDF, le Dr Charlotte Heuzé, Vice-Présidente en charge des relations publiques et internationales, a rappelé que la santé orale apporte une démonstration positive : la généralisation du fluor dans les dentifrices a permis une amélioration considérable des indicateurs épidémiologiques, indicateurs qui n'ont toutefois pas été réévalués depuis 2006. Elle a également apporté le soutien plein et entier de la profession aux travaux sur le sucre ajouté dans les laits infantiles. Le sucre est en effet un facteur de risque commun aux caries, aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à plusieurs cancers : agir sur ce déterminant partagé est l'un des leviers les plus efficaces de prévention primaire.
⚠️ Elle a enfin alerté sur une mesure qui va à rebours de cette ambition. Le passage du ticket modérateur à 50 % sur les soins dentaires, prévu au 1er janvier 2027, pèsera d'abord sur les publics les plus fragiles financièrement, retraités, étudiants et jeunes actifs, par la hausse des cotisations de complémentaire santé. Il fragilisera aussi, dans son financement même, le dispositif M'T dents, qui constitue l'un des rares programmes de prévention à large échelle réellement déployés en France et qui fait déjà face à de grandes difficultés opérationnelles depuis la participation des complémentaires santé au financement de ce dispositif de prévention.