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22/05/2024

Bonjour et merci à tous et toutes qui accepterez de me lire ! Je vous laisse en pièce jointe, un retour que j'ai fait du dernier Tapis Magique d'une amie voyageuse et si partageuse de ses belles découvertes et de tout son travail dont la qualité indiscutable n'a que l'énorme quantité fournie pour concurrente ! Elle est sur toutes les plateformes dites modernes, noyée au milieu du plus grand nombre, mais son talent si singulier doit en être extrait, car il est réel et elle le mérite Ô combien ! Alors Voilà :

"" Voilà donc déjà le numéro deux, servi comme sur un plateau d’argent, ou plus justement sur un Tapis magique***, ainsi que bellement et intelligemment son auteur a su désigner ses deux premières créations, dans cette collection éponyme précisément ! L’auteur a commis par ailleurs d’autres écrits et pas des moindres, notamment ce triptyque remarquable avec et sur Alexandre Le Grand, à la découverte de son tombeau disparu, romancé certes, mais basé sur l’incroyable parcours de ce grand homme appartenant au confit de l’histoire — Tome 1 Le pacte de Babylone (520 pages) — Tome 2 La malédiction de Tamerlan (466 pages) — Tome 3 L’horizon d’Aton (452 pages) — Argumenté, alimenté, détaillé, récité par écrit, dans une qualité d’écriture qui n’a que l’incroyable quantité produite à la faveur de cette œuvre pour concurrente ! Et puis, Chamonix, son espace de prédilection, auquel son livre, Tous les chemins mènent à Chamonix (310 pages), rend hommage, et où le lecteur peut régulièrement l’y rencontrer, échanger avec elle et découvrir auprès d’Annette beaucoup d’autres pseudo-secrets en lien avec l’Histoire et l’archéologie et les grands espaces.
Ce n’est cependant pas le sujet du jour, puisque ce sont, ici, davantage les parcours si singuliers, effectués via son tapis magique dont je voudrais saluer la qualité, l’intérêt, le ciselé des découvertes qui sont offertes aux lecteurs par l’adorable Annette Rossi, dans toute sa simplicité, sa passion des paysages, des architectures, son goût pour le partage de ce qui la touche, de ce qui la marque et qu’elle apprend à connaître en vérité et en profondeur sur le terrain même, pour nous le livrer, justement sur ce plateau d’argent que j’évoquais au début.
Le lecteur devient, voyageur embarqué, guidé au détail près au cœur même des aventures de notre belle « magicienne bien aimée » qui sait tellement bien piloter son tapis !
Elle a donc exploré à notre place des lieux, des endroits, des pays… en amont, au moyen de ses recherches approfondies, puis pendant son voyage par le biais de carnets de voyage, de notes, de références, de guides locaux et de nombreux clichés pris comme autant de témoignages visuels en appui de ses propres écrits, afin de nous restituer l’ensemble, fini, travaillé, ciselé, présenté, offert là sous nos yeux, comme si nous nous étions rendus nous-mêmes sur place, voire tellement mieux encore !
Le premier numéro, Terre de prières, de mystères et de lumière (250 pages), était consacré à la découverte d’une certaine Arabie saoudite, sur la piste des caravanes, et ce, d’oasis en oasis.
Et celui, dont il est question ici, nous livre les facettes nombreuses et variées de Mille et une églises… « À l’ombre de l’Ararat, une immersion en Arménie et Haut-Karabagh ». Quelques 355 pages de récits, de descriptions, de témoignages photographiques, d’étonnement partagés, construits sur place, comme « en direct » du cœur des lieux, où le passé source vient éclairer la réalité du moment, les pépites et restes de l’instant vécu par notre auteur. Si géographiquement ces lieux peuvent sembler relativement proches de nous, culturellement parlant, tout y est dépaysant, surprenant et lointain même parfois, mais d’une richesse et d’un intérêt qui ne peuvent laisser indifférent qui que ce soit. Annette, indirectement, nous invite à chaque nouveau chapitre à nous y rendre, dès lors que nous aurons achevé la lecture de son chef d’œuvre servant d’autres chefs-d’œuvre.
Elle ne livre pas que l’aspect dépaysant ou conte de fée d’un ailleurs mystérieux que l’on souhaiterait tout autant merveilleux, mais au contraire, la vérité y règne en guide presque principal, n’épargnant pas les explications nécessaires à la compréhension de la douleur de ces Peuples, ici croisés. Au contraire, l’histoire évoquée par Annette n’omet en aucun cas, l’aspect tragique dont le peuple fut victime, mais elle démontre combien il est résistant et pugnace à ne jamais abandonner et comment « dans ce Karastan, pays de pierres, la mémoire est gravée dans le roc ». Mémoire indélébile, contée et expliquée par l’auteur qui en aura traversé tous les chemins sacrés, y aura croisé et sans doute rencontré nombre d’esprits des peuplades locales pour nous en livrer au travers de ses innombrables visites d’églises, de monastères, etc., toute la ferveur et la volonté de ce peuple, à croire en la vie.
Il y est aussi question de « café », de « brandy », de pièces de monnaie, de trésors, de fresques, de paysages avec, par exemple, des cols culminant à plus de 2 000 mètres, des menhirs érigés et dispersés sur des plateaux approchant aussi cette altitude, de ruines nombreuses ou au contraire d’édifices remarquablement conservés (même si « parfois, les portes y grincent en entrant » !), du climat, de la verdure, des montagnes, de lacs, de bergers, de moutons, de veaux, d’oies, de chevaux, et bien entendu, de génocide (notamment aux alentours proches de Yerevan) d’où Annette également nous livre son/ses ressentis, son/ses émotions, et plus que tout son sentiment d’impuissance qui doit envahir tout visiteur devant ces terribles stigmates imprimés dans la moelle même de l’Arménie, dans les traces de guerres du Haut-Karabagh, qui toutefois s’affichent délibérément « tournés vers le futur ».
Plus personnellement, sont aussi évoquées — avec une humble parcimonie qui rend l’aveu plus craquant, plus émouvant encore — la complicité et l’amour qui lient au quotidien et les renforcent dans le cadre de leurs voyages si bouleversants, notre chère Annette et son cher compagnon, Philippe, affecté, lui, en tant que photographe à l’appui régulier de son index sur le déclencheur de son appareil. Ce qui, en conclusion, nous vaut, pour notre plus grand plaisir, de pouvoir profiter — ici ou là, au milieu de ces magnifiques clichés réalisés en parallèle du récit — du sourire toujours si lumineux et du profond regard si propice au partage de notre talentueuse, généreuse et magnifique reporter !
Ce livre est le résultat réussi d’un voyage étudié, riche, instructif, construit dans un esprit de grand sérieux et respect en hommage à ces terres douloureuses par leur histoire, mais joyeuses par la beauté et la permanence de nombres de ces pierres, tel un pèlerinage dans le passé pour une mise en exergue de son avenir, potentiellement paisible et heureux. Nous y apprendrons que l’Arménie, premier État chrétien au monde, par ailleurs constitutionnellement laïque, se développe cependant grâce à la religion chrétienne qui l’anime. Nous y ferons connaissance avec des personnalités dont le lecteur n’imaginait peut-être même pas ses origines arméniennes, je pense ici à l’incroyable destin de l’homme d’affaires Kirk Kerkorian (1917-2015) dont Annette nous dévoile le parcours si singulier, je pense et sens ce parfum troublant et unique du papier d’Arménie que chacun connaît sans savoir peut-être son secret de fabrication. Et tous ces anonymes qu’elle a pu croiser, qui lui ont souri, lui ont permis de goûter aussi aux saveurs et goûts terrestres de leur pays, nous invitant à nous y rendre et à suivre ses traces.
Il témoigne aussi, le long des dernières 50 pages de fin de récit, de la grandeur arménienne, maintenue par ailleurs au cœur de sites appartenant aujourd’hui à d’autres entités nationales, telles que la Turquie, l’Iran et la Géorgie.
À la suite du message omniprésent d’ Annette, tout au long de son trajet historico-littéraire, je vous invite en tant que lectrice, et totale admiratrice de l’auteur, à la suivre à votre tour, en entrant en toute confiance dans le cœur de ce beau livre. Il mérite que l’on y remarque tout le travail que l’auteur abat, 1/en amont de ses aventures par le biais de recherches préalables sur ses destinations, par l’organisation même de son voyage, de ses circuits et visites à honorer une fois sur place, 2/pendant ses voyages dépaysants parfois et à coup sûr épuisants, car sans doute inconfortables plus souvent qu’à leur tour, et 3/à ses retours pour en réaliser le produit magnifique que vous tenez entre vos mains, destiné à vous guider afin qu’à votre tour vous soyez imprégné et conquis par cette démarche. Au moins, apprenons-nous énormément du monde, par notre aventureuse Annette qui possède de surcroît le talent de nous transmettre ses connaissances puisées sur le terrain et cela toujours dans une bonne humeur qu’à la fois son sourire et ses yeux pétillants abrités sous sa si belle chevelure, augmentent d’une belle élégance, altière (dans le noble sens de ce terme) et contagieuse ! ""

*** « Quand j’étais une petite-fille, je rêvais de posséder un tapis magique et de pouvoir m’envoler la nuit vers des horizons lointains. » Petite phrase inoffensive, mais ô combien percutante quant à la pugnacité d’ Annette, qui a fini par le trouver ce merveilleux moyen de locomotion, grâce aussi à son fabuleux esprit inventif, et tout le talent que depuis elle a su déployer pour notre plus grand plaisir, dans un écrit à la fois si parfait et simple, aux nombreux adjectifs justes et indispensables au rendu de ses propres ressentis.

Vieillir ?
02/10/2022

Vieillir ?

Vieillir, c'est chiant.
J’aurais pu dire :
vieillir, c’est désolant,
c’est insupportable,
c’est douloureux, c’est horrible,
c’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
On était bien dans sa peau.
On se sentait conquérant. Invulnérable.
La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante.
Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps –
mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans "l’apartheid de l’âge".
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
« Avec respect »,
« En hommage respectueux »,
« Avec mes sentiments très respectueux ».
Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ?
Les cons !
Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !

Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place.
J’ai failli la gifler....
Puis la priant de se rassoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
« Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée.
J’ai pensé que… » Moi aussitôt :
«Vous pensiez que…?
-- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous assoir.
– Parce que j’ai les cheveux blancs?
– Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-
- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous?
–Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors?
– Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»

J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, Ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages,
Ni aux spectacles, ni aux livres,
Ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
La musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant
soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,
soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révèleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.

Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital.
En années? En mois? En jours?
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut j***r sans modération.
Après nous, le déluge? Non, Mozart.

Les mots de ma vie de Bernard Pivot.

Écoutons ! Oui, soyons humains !
13/09/2022

Écoutons ! Oui, soyons humains !

Michel Serres loue l'art de l'écoute.

Et voilà ! Victor Hugo, l'heureux retour !
17/06/2022

Et voilà ! Victor Hugo, l'heureux retour !

15/04/2022

[ Disparition de Michel Bouquet ]
6 novembre 1925 – 13 avril 2022

Michel Bouquet, comédien emblématique du théâtre français et parmi les derniers témoins et compagnons du Théâtre National Populaire de Jean Vilar vient de nous quitter.

Présent dès les débuts de l’aventure vilarienne, il fait partie dès 1947 avec Jeanne Moreau de la distribution de La Terrasse de Midi, une des trois pièces proposées par Jean Vilar lors de la Semaine d’art, devenue par la suite le Festival d’Avignon. [...]

Lire l'article complet :
https://bit.ly/3xs3WRp

Photographie Agnès Varda © succession varda
Jean Vilar et Michel Bouquet dans La Mort de Danton, 1953.

Adresse

Rue République
Avignon
84000

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