14/09/2026
La niaque suffit-elle encore ?
On en parle comme d'une qualité miracle, d'une marmite dans laquelle certains seraient tombés petits. Ou d'un comportement qui serait soutenu par à un "entraînement". Un peu comme un sport à pratiquer pour s'endurcir face aux aléas voire au chaos, à la souffrance anticipée ou présente.
Quelque chose me gêne dans cette croyance de plus en plus véhiculée.
Pourquoi ?
car elle fait reposer sur l'individu, et lui seul, la responsabilité de changer la donne, transformer une situation, souvent inextricable où sa zone d'influence est marginale voire totalement nulle.
Le problème n'est pas de manquer de niaque.
Le problème est de croire qu'elle suffit.
C'est de courage dont il faut parler - d'abord !
Le courage d'y aller en connaissance de cet environnement et de tenter l'écart qui déstabilisera le système verrouillé et ouvrira peut-être une marge d'action.
Le courage aussi parfois de ne pas y aller car ce n'est pas la bonne fenêtre d'opportunité.
« Comme un boxeur qui sait prendre les coups, attendre et se repositionner au bon moment », me disait il y a quelques jours un directeur, ancien boxeur, que je coachais.
Le courage de tourner le dos à ce contexte qui vous dévore - s'il le faut - sans mettre les autres en péril.
La niaque est alors le carburant qui alimente ce courage s'il faut l'appeler ainsi.
Et le courage est certes celui de l'individu, mais qu'en est-il AUSSI de celui de l'organisation dans laquelle il travaille/agit/se meut ?