03/02/2026
💡 Depuis la fin de la guerre d’Indochine, il y a 70 ans, des familles vivent ici.
Que faire aujourd’hui de cette mémoire vivante du déracinement ?
À Sainte-Livrade-sur-Lot, le CAFI est un lieu discret.
Pas un monument. Pas un musée.
Un lieu habité, chargé de vies, de départs contraints et de mémoires entremêlées.
Après la guerre d’Indochine, des centaines de familles françaises d’Indochine y ont été accueillies — et y vivent encore aujourd’hui — dans un espace pensé comme provisoire.
Le site est resté vivant, porteur d’histoires familiales, de silences, de transmissions intimes.
Aujourd’hui, la question n’est pas seulement que raconter, mais comment le faire :
👉 comment faire dialoguer histoire et mémoires plurielles autour d’un même fil rouge ?
👉 comment reconnaître sans hiérarchiser ?
👉 comment transformer un lieu de relégation en lieu de compréhension, de transmission et de réflexion ?
C’est dans ce contexte que nous engageons le diagnostic du site :
– rencontres avec les habitants et le tissu associatif,
– écoute des mémoires et des attentes,
– mise en place d’un comité scientifique,
– construction collective d’un cadre de travail partagé.
L’objectif : permettre à la Ville de Sainte-Livrade-sur-Lot de choisir un scénario clair et assumé, dont nous écrirons le programme muséographique, pour choisir ensuite le maîtrise d’œuvre.
Un projet sensible, exigeant, profondément contemporain.
Un lieu qui ne cherche pas à figer le passé, mais à l’interroger depuis le présent.
Luc Bonnin Mathilde Rol-Tanguy Olivier Demangeat Gaudenzi