Rouby-Genealogiste

Rouby-Genealogiste Généalogies familiales: recherche d'actes, confection d'arbres généalogiques, recherche de cousins, cours d'initiation, transcriptions d'actes...

La corde ou la roue:Les archives de l'Aveyron recèlent des documents surprenants, tel ce remède contre la peste appelé "...
07/10/2021

La corde ou la roue:

Les archives de l'Aveyron recèlent des documents surprenants, tel ce remède contre la peste appelé "vinaigre des quatre voleurs" (cote: 15 J 16). Le document, trouvé dans les archives de l'hôtel de ville de Toulouse, aurait appartenu à quatre voleurs, surpris en train de piller des maisons et tuer des habitants de cette ville lors d'une épidémie de peste au XVIIIe siècle. Arrêtés, ils auraient déclaré être immunisés par un remède, qu'ils auraient proposé de révéler, pourvu que la peine prévue à leur encontre (la roue) soit remplacée par la pendaison. Il semblerait que les capitouls de Toulouse, dans leur grande mansuétude, leur auraient accordé cette faveur...

Louis BRUGUIERE, ou comment l'habit ne fait pas le moine!Le parcours de ce moine bénédictin a pu être retracé grâce aux ...
14/06/2021

Louis BRUGUIERE, ou comment l'habit ne fait pas le moine!

Le parcours de ce moine bénédictin a pu être retracé grâce aux relevés et recherches effectués par des membres du Cercle Généalogique de l’Aveyron. Cette histoire, qui a dû en son temps agiter les esprits à Nant, touche deux familles de notables, les familles BRUGUIERE et GRAILHE.
Louis BRUGUIERE naît en 1718 à Nant (Aveyron) ; il est le fils d’autre Louis, bourgeois et de Marie GAZANHE. A l’âge de vingt-quatre ans, alors qu’il est chanoine régulier du chapitre Saint-Pierre de Nant, il est poursuivi en justice pour rapt et séduction en 1740 d’une jeune fille, Suzanne GRAILHE, également de Nant. Celle-ci, née en 1724, est quant-à-elle la fille d’Antoine, bourgeois et de demoiselle Catherine DE PICAPERE . Les amants se sont enfuis à Montpellier, où ils sont arrêtés, tous deux vêtus en ecclésiastiques !
Un premier jugement est rendu par le sénéchal de Montpellier le 15 février 1743, dont le détail ne nous est pas connu. Toujours est-il que Louis BRUGUIERE fait appel de la sentence et qu’il est rejugé le 20 mars 1743 par la cour du Parlement de Toulouse. Le nouveau procès, dont la sentence est conservée aux archives départementales de la Haute-Garonne, casse le jugement de première instance et condamne Louis BRUGUIERE à six ans de galères, cent sols d’amende envers le roi et quatre mille livres de dommages et intérêts en faveur du père de Suzanne. Les archives de la Haute-Garonne détiennent sans doute les pièces du procès, mais seulement 10 000 sacs à procès sur les quelque 100 000 conservés ont été à ce jour indexés.
Louis BRUGUIERE est alors conduit à Marseille avec la « chaîne » (convoi de condamnés), pour embarquer à bord d’une galère royale. Sa fiche de forçat, conservée aux archives départementales du Var, le décrit comme suit :
« matr.19448. Fils de Louis BRUGUIERE bourgeois et Marie GASAGNE, clerc tonsuré âgé de 22 ans, taille moyenne, cheveux barbe et sourcils châtains clairs, visage ovale creusé de vérole, les yeux gris, nez petit, lui manquant le pouce de la main gauche, marqué sur l'épaule droite des lettres GAL. Condamné à Toulouse par arrêt du parlement du 20 - 03 - 1743 à 6 ans pour rapt et séduction. Chaîne de Bordeaux arrivée à Marseille le 21 - 06 - 1743 sous la conduite du Sr François LEFORT chargé de la procuration du Sr Jacques GARREAU au nombre de 99 hommes, y compris 2 morts en route. Évadé du port de Marseille le 6 - 08 - 1746.”
Louis BRUGUIERE disparaît alors, mais il est repris à Paris, où il est pendu en avril 1756 place de Grève.
Et qu’est-il advenu de Suzanne GRAILHE? Si l’on en croit A CARRIERE, de la Société des Lettres de l’Aveyron, elle est internée dans une maison de force (sic), puis épouse Marc Antoine ROUQUETTE, de Ceyras, près de Clermont - l’Hérault , mais leur mariage n’a pas été retrouvé; peut-être a-t-il été célébré dans la paroisse du mari? Quoi qu’il en soit, à son décès à Nant en 1801, elle est dite v***e de ROUQUETTE.

Faire de la généalogie, c'est aussi s'intéresser au quotidien de nos ancêtres. A ceux qui viennent du Lubéron, je recomm...
19/04/2021

Faire de la généalogie, c'est aussi s'intéresser au quotidien de nos ancêtres. A ceux qui viennent du Lubéron, je recommande l'ouvrage ci-dessous, chronique tendre, drôle, malicieuse du petit monde de Saint-Saturnin-lès-Apt, où l’auteure, institutrice décédée en 2006, a passé son enfance entre les deux guerres; le regard de l'adulte sur un monde disparu et les émotions d'une petite fille de10 ans. Le livre est disponible sur Amazon, soit par l'auteur soit par le titre; le prix est de 14,50 € frais de port inclus.

Le droit de l’équivalent, un impôt méconnu.Cet impôt, propre au Languedoc, est peu connu des généalogistes, car il n’en ...
30/12/2020

Le droit de l’équivalent, un impôt méconnu.
Cet impôt, propre au Languedoc, est peu connu des généalogistes, car il n’en est pas fait mention dans les transactions commerciales chez notaire ; il s’agissait d’un droit établi en 1444 et perçu par la province, dont il constituait la principale ressource, sur la viande, le poisson frais ou salé et le vin. Ce droit était affermé tous les six ans ; fin XVIIe siècle, son tarif était de deux deniers par livre de viande ou de poisson et d’un sixième du prix du vin vendu au détail (1).
On retrouve sa trace dans des « affrètements » du début du XVIIe siècle passés chez Me BORDARIER, notaire de Lanuéjols (Gard), notamment celui du 02/02/1613 entre Anthoine FERRIERE, hôte (aubergiste) de Lanuéjols et rentier de ce droit et Anthoine CARTAIRADE, hôte du hameau de Lisside (2). Anthoine FERRIERE surarrente pendant trois ans et moyennant une somme annuelle de 10 livres tournois le droit pour trois hameaux contigus de la paroisse de Lanuéjols, à savoir Lisside, Labroa et la Pénarie.
Si l’on en croit le dictionnaire de Marcel MARION (cf infra), ce droit n’était perçu, avant 1704, que dans les villes murées. Or, Lanuéjols n’était qu’un village, à ma connaissance dépourvu de murailles…
(1) Dictionnaire des institutions de la France aux XVIIe et XVIIIe siècles – Marcel MARION – Editions A & J PICARD, Paris, 1979
(2) Me BORDARIER, Lanuéjols – 02/02/1613 f° XV – archives départementales du Gard. Source de l'image : BNF

Un notaire enterré dans l'église de Bozouls (Aveyron)?Le site du « trou de Bozouls », spectaculaire et très bien aménagé...
14/08/2020

Un notaire enterré dans l'église de Bozouls (Aveyron)?
Le site du « trou de Bozouls », spectaculaire et très bien aménagé (il y a même un petit train touristique), vaut le détour. Un circuit pédestre d’une heure permet de descendre dans le canyon et de rejoindre, sur l’autre rive du Dourdou, l’église romane Sainte-Fauste.
Sa nef est pavée de pierres tombales, aux inscriptions plus ou moins effacées, parmi lesquelles celle d’un notaire :

A : CADOUL
NOTAIRE DE
BOSOUL
1749

La présence de cette pierre surprend, car les églises accueillaient plutôt les sépultures de nobles et ecclésiastiques, mais il arrivait que les curés concèdent des emplacements dans leur église (1).

Concernant l’identification du notaire en question, les archives départementales de l’Aveyron conservent les minutes d’un Me Antoine CADOUL, notaire de Bozouls, de janvier 1733 à janvier 1759, soit dix ans après la date portée sur la dalle. Par ailleurs, la base de données Geneaubrac indique à Bozouls le décès à 70 ans d’un Me Antoine CADOUL, notaire, le 26/12/1772. De toute évidence, la pierre tombale de l’église ne concerne pas le notaire dont les minutes sont conservées aux archives départementales ; s’agit-il d’un parent, son père peut-être, dont les minutes n’auraient pas été versées aux archives départementales ?

(1) R***e Rives Méditerranéennes 6/2000 - https://journals.openedition.org/rives/60

De l’usage du crieur public:La lecture des registres notariés réserve parfois des surprises ! Ainsi, chez Anthoine DE MA...
08/06/2020

De l’usage du crieur public:
La lecture des registres notariés réserve parfois des surprises ! Ainsi, chez Anthoine DE MALRIEU, notaire de Millau, cette réquisition de 1571 (1) par Jaques ROUBIN, fils d’ Estienne, de Borg le Valanse en Dauphiné (Bourg-lès-Valence dans la Drôme) à Jehan FUGY, crieur public de Millau, lui demandant « d’aller par les carrefours de ladite ville au son de la trompette » crier si le dénommé André PEYRARD, fils de feu Philippe, son parent de la ville de Valanse, serait à Millau, Jaques ROUBIN étant expressément en cette ville pour venir le chercher.
L’acte se poursuit avec la réponse dudit FUGIER, qui déclare être allé crier par tous les carrefours de Millau pour « trouver nouvelles » dudit André PEYRARD et n’avoir en recueilli aucune, ce dont ledit ROUBIN prend acte.
Ce type d’acte est pour le moins surprenant ; sa finalité est très probablement de permettre à Anthoine ROUBIN, qui a dû en rapporter une grosse (copie) à son retour à Valence, de justifier qu’il a cherché en vain à retrouver le dénommé PEYRARD.
Cet acte est suivi par un autre du même ROUBIN et d’un dénommé Jehan DE BEAULX, aussi de Valence (2), par lequel ceux-ci demandent à un certain Mondon CHANNY, fils de Mathieu de Saint Nazary en Dauphiné (Saint-Nazaire-en-Royans dans la Drôme), venu avec eux à Millau « pour certaines affaires », de bien vouloir retourner avec eux à Valence ; ce à quoi Mondon CHANNY répond qu’il veut séjourner à Millau et que ceux-ci peuvent s’en retourner à Valence sans lui.
Là encore, l’acte sert probablement aux dénommés ROUBIN et DE BEAULX à justifier à leur retour à Valence l’absence de leur compagnon de voyage.
Photo: crieur XVe siècle (source : Wikipédia)
(1) 08/03/1571 – MN151269 séquence 10 vue 28 – archives départementales de l’Aveyron
(2) 08/03/1571 – MN151269 séquence 10 vues 28 & 30 – archives départementales de l’Aveyron

Au fil des recherches. Un achept en emphytéose perpétuelle de 1604 :Ces termes un peu abscons renvoient au régime des ba...
10/05/2020

Au fil des recherches. Un achept en emphytéose perpétuelle de 1604 :
Ces termes un peu abscons renvoient au régime des baux emphytéotiques, c’est-à-dire d’une longue durée, allant jusqu’à 99 ans, consentis moyennant le versement annuel d’une censive au seigneur. Dans le cas présent, il est dit perpétuel, donc sans limitation de durée. Le terme achept laisse penser à l’existence d’un « droit d’entrée », mais il n’en est pas question dans cet acte.
Nous sommes là sur la partie du causse Noir relevant du diocèse de Nîmes, sur les terres de « noble et puissant seigneur » François DE CALADON, possesseur de plusieurs fiefs locaux, à savoir la Valette, Montjardin, Rocquelongue, Lanuéjols et les Yssides. L’acte en question (1) est passé avec Anthoine ROBIN, du mas de Lisside . Il concerne la faculté de prendre du bois pour son chauffage dans les forêts dites de Garenne, moyennant une redevance annuelle d’une paire de chapons et d’une carte d’avoine mesure de Lanuéjols.
Mais l’acte rappelle également des baux attribués antérieurement par les prédécesseurs de François DE CALADON, à savoir (actes disparus):
 un bail consenti en 1561 conjointement à Anthoine ROBIN, Pierre VERNHET et Jehan GALTIER, tous du mas de Lisside, concernant la faculté de faire paître leur bétail gros et menu sur les forêts de Fraisse et de tout le ténement de Roquelongue et de l’y abreuver aux fontaines et eaux communes, moyennant la censive annuelle d’un sétier blé froment mesure de Roquelongue (acte passé le 16/11/1561 chez Me GERMAIN, notaire de Nant);
 un autre bail de 1595, consenti par damoyselle Delphine de ROCHEBLANC, dame de Roquelongue, concernant la faculté de faire paître son bétail gros et menu et de prendre du bois vert pour son chauffage dans les forêts et friches au mas de la Garnarie et dans les patus communs de Roquelongue, moyennant la censive annuelle de deux cartes d’avoine mesure de Reven (acte passé le 04/04/1595 chez Me BONHOMME , notaire de Quézac).

La justification du rappel des anciens baux est peut-être à rechercher dans la vente, en 1602, de la seigneurie de Roquelongue par Delphine DE ROCHEBLANC à François DE CALADON; en sa qualité de nouveau propriétaire, celui-ci aurait profité du nouveau contrat pour rappeler à Anthoine ROBIN la teneur de ses autres baux.
(1) Nouvel achept d’Anthoine ROBIN de Lysside à luy faict par le seigneur de la Valete et Rocquelongue – 20/02/1604 – Me Jehan GELI – Meyrueis – 3E 5303 f° XI – Archives de la Lozère

Au fil des recherches. Division et partage: Les actes de "division et partage" sont peu fréquents dans les registres not...
02/05/2020

Au fil des recherches. Division et partage:
Les actes de "division et partage" sont peu fréquents dans les registres notariés; ils concluent souvent des contentieux, amiables ou judiciaires.
A titre d'exemple, celui du 01/01/1598 chez Me JAOUL de Compeyre (MN118053 - séquence 16 - vues 1 à 9 - archives départementales de l'Aveyron) fait suite à la contestation des termes du testament d'Anthoine AFFAYROUX par deux de ses fils: en effet, ce dernier avait désigné un autre de ses fils comme héritier universel et ses frères avaient contesté le testament, au motif que leur part était inférieure au minimal prévu par la coutume, appelé le droit de légitime. Cet acte est intéressant, car il évoque le droit successoral de l'époque; de plus, il contient un inventaire des biens du défunt et la liste de ses enfants en vie à son décès.

Au fil des recherches. Les archives judiciaires du parlement de Toulouse:Dans le cadre d'une affaire de gravidation (gro...
27/04/2020

Au fil des recherches. Les archives judiciaires du parlement de Toulouse:
Dans le cadre d'une affaire de gravidation (grossesse) au XVIIIe siècle, j'ai retrouvé, dans les archives départementales de la Haute-Garonne, un procès en appel datant de 1735. Le dossier compte une trentaine de pièces, qui incluent notamment des pièces du procès en 1ère instance et il est une mine de renseignements sur les familles.
Sur les quelque 100 000 sacs à procès conservés (voir photo), environ 10 000 ont été indexés et une recherche des cotes est possible sur le site des archives. Par contre, il faut se rendre sur place pour consulter les dossiers.
A bon entendeur...

A la recherche de vos racines? Venez me rencontrer aux journées de généalogie de Toulouse ce week-end. Je présenterai le...
29/11/2019

A la recherche de vos racines? Venez me rencontrer aux journées de généalogie de Toulouse ce week-end. Je présenterai le dimanche à 15h15 une conférence sur les sources utiles aux généalogistes dans les archives départementales.

Samedi 23/11 se tenait le salon organisé à Cannes par le Cercle Généalogique du Pays Cannois, où je représentais égaleme...
25/11/2019

Samedi 23/11 se tenait le salon organisé à Cannes par le Cercle Généalogique du Pays Cannois, où je représentais également le CGA: affluence contrariée par les inondations de l'épisode méditerranéen, mais ambiance très chaleureuse. J'ai pu présenter une conférence sur les sources utiles aux généalogistes dans les archives départementales.

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