30/04/2026
DEVELOPPER SON LEADERSHIP N’EST PLUS D’ACTUALITE
Beaucoup de managers pourraient tomber de leur chaise en lisant cela. Pourtant, il ne s’agit ni de stigmatiser, ni de culpabiliser. Il s’agit de poser une question simple : comment exercer une responsabilité aujourd’hui avec moins de stress, plus d’éthique et davantage d’efficacité ?
Le modèle est dépassé.
Dans un environnement de plus en plus complexe, où l’incertitude devient la norme et l’adaptation une compétence clé, le rôle du “chef” ne peut plus se limiter à planifier, organiser, ordonner, contrôler et sanctionner etc
Les questions à se poser :
• Les savoirs de votre équipe sont-ils réellement mobilisés ?
• Son intelligence collective est-elle mise au service du projet ?
• Votre énergie sert-elle la mission… ou s’épuise-t-elle dans la gestion et le contrôle ?
Le modèle du chef qui sait tout, décide de tout et verrouille l’expression est devenu obsolète. Derrière cette posture, on trouve souvent de l’insécurité, de la peur — parfois même une défiance vis-à-vis de sa propre équipe.
Ce que demande une équipe performante aujoud'hui n’est pas d'être obéissante. C’est une équipe soudée, résiliente, agile, engagée, capable de produire de la performance et de préserver la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).
Un vrais problèmes : la compétition interne, les jeux relationnelles, les luttes de pouvoir. Les organisations recherchent la compétitivité. Mais aujourd’hui, elle se joue souvent… à l’intérieur même des équipes. De façon subtile, diffuse, parfois invisible. Et les effets : absentéisme, désengagement, faible performance, résistances et sabotages, dégradation de la santé au travail.
Alors, que reste-t-il du rôle du chef ? Non pas disparaître. Mais se transformer.
Je vous propose trois essentiels :
1. Donner un cap clair et assumé.
Un responsable doit être au clair sur : la mission, les résultats attendus, le sens de l’action. Et surtout, il doit pouvoir les porter sans compromis, avec une communication claire et une assertivité assumée.
Pourquoi cette équipe existe-t-elle ? Si cette réponse est floue, tout le reste vacille.
2. Organiser la coopération.
Son rôle est de permettre que toutes les informations utiles circulent. C’est avec son équipe qu’il doit construire la meilleure manière d’atteindre les résultats. Cela suppose un management coopératif, où les points de vue se confrontent, les intelligences se combinent, les solutions émergent collectivement
3. Réguler les tensions.
Sans régulation, pas de cohésion, pas de résilience, pas de performance durable. La capacité à travailler les tensions plutôt que les éviter est une compétence centrale du management aujourd’hui.
En conclusion
C’est un changement de posture. Le sujet n’est plus de “développer son leadership” au sens classique. Le sujet est de créer les conditions pour que l’intelligence collective travaille réellement.
Patrice Catalano
Coopérer même dans la complexité.