03/01/2026
En 2026, Canal Ti Zef continuera contre vents et marées à mener ses actions d'éducation aux médias, de formation et d'information.
Une centaine de structures, dont nous faisons partie interpellent le Haut Conseil à la vie associative au sujet des abus relatifs au contrat d'engagement républicain (CER). 🤐
Au total, 102 structures issues de 47 départements, dont des médias indépendants sont partie prenantede cette saisine.
Une centaine de structures, dont « Splann ! », interpellent le Haut Conseil à la vie associative au sujet des abus relatifs au contrat d'engagement républicain (CER). 🤐
Créé par la loi « séparatisme » d’août 2021, le CER constitue un nouvel outil de contrôle des associations par l’État. Plusieurs préfets s’en sont saisis pour justifier le refus de subventions.
Nous avions révélé que le média brestois Canal Ti Zef en avait fait les frais en 2023. Ses administrateurs attendent toujours l’examen de leur requête en annulation par le tribunal administratif.
Sur le plateau de Millevaches, dans le Limousin, plusieurs associations voient leur activité entravée depuis 2022 à la suite d’un arrêt brutal de financements publics. Le président de l’agglomération du Grand-Guéret avait alerté le préfet sur « la lecture faite par les services de l’État du CER ».
Directement concernée, Télé Millevaches a initié, avec Journal IPNS, une saisine du Haut conseil pour la vie associative (HCVA). Au total, 102 structures issues de 47 départements, dont des médias et des clubs de la presse, ont interpellé cette instance consultative sous l'autorité du Premier ministre.
Le HCVA devra rendre un avis sur les contours du CER ainsi que sur l’opacité des procédures de sélection des demandes de subventions.
En octobre 2025, Mediapart a en outre révélé l’existence d’une directive du ministère de l’Intérieur prévoyant l’intervention des renseignements territoriaux dans l’examen des candidatures pour le Fonds de développement de la vie associative.
Selon l’Observatoire des Libertés Associatives, ces pratiques visent en priorité des associations écologistes, féministes ou altermondialistes. L’organisme estime que 41 % des associations dites « citoyennes » se sont déjà autocensurées pour éviter des tensions avec les pouvoirs publics.