16/06/2026
𝗟𝗲 𝗦𝘁𝗮𝗱𝗲 𝗠𝗮𝗹𝗵𝗲𝗿𝗯𝗲 𝘃𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝘀𝗼𝗻 â𝗺𝗲 ?
L’arrivée annoncée de Mathieu Bodmer et de Nasser Larguet au sein du Stade Malherbe de Caen est bien plus qu’un simple ajustement d’organigramme.
Ces deux hommes ont en commun de connaître le club, son histoire, ses valeurs et ce qui a longtemps fait sa force.
Depuis plusieurs années, j’exprime une conviction : les difficultés sportives du Stade Malherbe ne peuvent pas être expliquées uniquement par des choix économiques, sportifs ou organisationnels.
Comme toute institution humaine, un club possède une mémoire, une identité, une histoire collective.
Lorsque certains événements marquants ne sont ni reconnus ni dépassés, ils peuvent laisser des traces invisibles qui fragilisent progressivement la confiance, la cohésion et la capacité à se projeter vers l’avenir.
A l’occasion d’échanges avec Ziad Hammoud, président du club, et aux côtés de Jacques Pleurmeau, président d’Hom’age et partenaire historique du Stade Malherbe, j’ai eu l’occasion de partager cette lecture.
L’intégration aujourd’hui de deux figures reconnues du club peut être interprétée comme la volonté de renouer avec cette histoire et avec ce qui a longtemps constitué l’âme du Stade Malherbe.
Il s’agit aussi de reconnecter le club à son territoire, à sa mémoire et à ceux qui l’ont construit.
Le Stade Malherbe possède un capital historique, affectif et populaire exceptionnel en Normandie.
C’est une richesse immense.
Si ce mouvement de réconciliation avec son histoire se confirme, alors une nouvelle page pourrait s’ouvrir.
Avec humilité, nous restons disponibles pour contribuer à cette réflexion, notamment à travers un travail d’écoute du territoire, de reconstruction d’un récit fédérateur et de mobilisation des forces vives qui continuent de porter ce club dans leur cœur.
Car les clubs les plus solides ne sont pas seulement ceux qui gagnent des matchs.
Ce sont ceux qui savent d’où ils viennent pour mieux savoir où ils vont.
“𝘖𝘯 𝘯𝘦 𝘳𝘦𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘭’𝘢𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘥’𝘶𝘯 𝘤𝘭𝘶𝘣 𝘶𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘶𝘯 𝘱𝘳𝘰𝘫𝘦𝘵 𝘴𝘱𝘰𝘳𝘵𝘪𝘧. 𝘖𝘯 𝘭𝘦 𝘳𝘦𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘵 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪 𝘦𝘯 𝘳𝘦́𝘤𝘰𝘯𝘤𝘪𝘭𝘪𝘢𝘯𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘪𝘴𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘴𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴𝘵𝘪𝘯.”
Gérard BAGLIN – EPSYNOV