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RVBK Conseil  - ANALYSE ÉCONOMIQUEFMI - Congo : 5 messages derrière le communiqué du 8 octobre et ce que ça change pour ...
08/10/2026

RVBK Conseil - ANALYSE ÉCONOMIQUE

FMI - Congo : 5 messages derrière le communiqué du 8 octobre et ce que ça change pour les Congolais.

Brazzaville, 8 octobre 2026. La mission du Fonds Monétaire International dirigée par Mme Pilar Garcia Martinez vient de s’achever.

Le communiqué publié est court, diplomatique. Mais derrière les formules, il dit 5 choses très concrètes qui concernent directement l’économie réelle, les PME et les ménages congolais.

Première observation du FMI : la mobilisation des recettes. Le FMI dit que l’État ne collecte pas assez d’impôts hors pétrole. Ce qui est vrai. Pour obtenir la Facilité Élargie de Crédit, la FEC, ce prêt à taux zéro sur dix ans que le Congo demande, Brazzaville devra supprimer des exonérations fiscales et mieux collecter la TVA et l’impôt sur les sociétés. Pour les PME, cela signifie plus de contrôles fiscaux dès 2027. Pour les ménages, c’est le risque d’une hausse des prix si l’assiette de la TVA est élargie.

Deuxième observation : la gestion des dépenses et la prévention des arriérés. C’est le cœur du problème. À fin juin 2026, l’État doit 816 milliards FCFA à ses fournisseurs intérieurs, selon les données de la CCA. Ce sont des factures impayées. C’est cette PME de BTP à Pointe-Noire qui a livré une école il y a dix-huit mois et qui attend toujours. C’est ce pharmacien qui a approvisionné le CHU. Tant que l’État ne paie pas, ces entreprises ne peuvent ni payer leurs employés, ni rembourser leurs banques. Le FMI exige que ce cycle s’arrête.

Troisième observation : la viabilité de la dette. Le Congo emprunte trop cher et en dollars. Sur les 9 564 milliards de dette publique, la dette commerciale extérieure atteint 1 420 milliards, dont 56% libellée en dollars américains. Au seul deuxième trimestre 2026, 480 milliards ont été tirés auprès de banques commerciales. Chaque emprunt contracté à 8% au lieu de 2% auprès de la Banque Mondiale, ce sont des milliards qui ne vont pas aux routes ou aux hôpitaux. Et quand le dollar s’apprécie, la dette gonfle mécaniquement.

Quatrième observation : la rationalisation des dépenses fiscales et les risques liés au secteur de l’électricité. Le secteur électrique, E2C, perd de l’argent et l’État compense par des subventions. Pour l’économie réelle, cela se traduit par des délestages, l’achat de groupes électrogènes et un coût de production qui explose pour les industriels. Le FMI conditionne son appui à une réforme qui rendra l’électricité plus stable et moins coûteuse pour le budget.

Cinquième et dernière observation : le soutien à l’investissement privé. Aujourd’hui, l’État évince le secteur privé. Avec 3 005 milliards levés sur le marché régional CEMAC et un taux qui est passé de 1,49% à 3,2% en un seul trimestre, les banques préfèrent prêter à l’État, jugé plus sûr, qu’à une PME. Résultat : le crédit devient rare et cher pour les entrepreneurs. Le FMI veut que l’État libère de l’espace pour que le privé puisse investir et créer des emplois hors pétrole.

En une phrase, le FMI dit au Congo : nous sommes prêts à vous prêter à 0% sur dix ans, mais d’abord payez vos PME, arrêtez d’emprunter cher en dollars et réglez le problème d’électricité. Sans ces réformes, notre prêt ne servira à rien.

La mission s’est achevée sans accord au niveau des services. Les discussions se poursuivront dans les prochaines semaines. C’est le calendrier normal d’une négociation de FEC. La probabilité d’une signature d’ici le premier trimestre 2027 reste élevée à 70%, à condition que le projet de budget 2027 intègre un plan crédible d’apurement d’au moins 200 milliards d’arriérés et un plafond sur les emprunts commerciaux.

Pour les PME congolaises, l’enjeu est immédiat. La signature de la FEC serait le déclencheur du paiement des arriérés. Sans elle, les tensions de trésorerie vont se prolonger.

Conseil - Former- Accompagner- Coacher

08/10/2026

PISTES D'AMENDEMENT POUR LE PLF 2027 : COMMENT RÉDUIRE LE DÉFICIT PRIMAIRE HORS PÉTROLE DE 501 MILLIARDS?

Par RVBK Conseil

Dans la continuité de notre note sur la LFR 2025 et le projet de loi de règlement 2025, RVBK Conseil a examiné le Projet de Loi de Finances 2027 annoncé à 680 milliards d'investissement. Le solde primaire hors pétrole à -501,556 milliards révélé par la LFR 2025 montre que le modèle budgétaire reste structurellement déficitaire sans pétrole. Sans correction législative, les 680 milliards reproduiront le même schéma. Nous proposons ici cinq amendements concrets, sans hausse d'impôts, permettant aux parlementaires de réorienter le budget vers la production et l'emploi dans les grandes villes et les zones rurales.

Le déficit primaire hors pétrole, c'est le vrai test. C'est ce qui reste quand on enlève le pétrole et qu'on enlève la dette. La LFR 2025 le fixe à -501,556 milliards. Tant qu'il est négatif, le Congo ne peut pas vivre sans pétrole.

Pour le PLF 2027, les parlementaires n'ont pas besoin de nouveaux impôts. Ils ont trois leviers d'amendement dans la loi elle-même.

1- AMENDER L'ARTICLE 38 - REÉQUILIBRER LE BUDGET PROGRAMME

Aujourd'hui, 62,8% du budget programme va à 6 ministères et seulement 3,36% va au productif. La dotation pour dépenses accidentelles code 921 a 30 milliards, plus que tout le ministère de l'Agriculture.

Piste d'amendement :

- Plafonner la dotation 921 à 10 milliards et basculer 20 milliards vers un Fonds d'Investissement Productif Rural.
- Plafonner la gestion de la dette et trésorerie code 70-01-005 à 300 milliards au lieu de 348,5 milliards. Les 48 milliards économisés sont affectés à Agriculture, PME et Industrie avec obligation d'exécution à 80% avant le 30 septembre 2027.
- Inscrire dans la loi que tout ministère qui dépasse 15% du budget programme doit justifier d'un indicateur de création d'emplois productifs.

Objectif : passer le productif de 3,36% à 10% du budget programme en 2027. C'est un amendement de réallocation, pas de dépense nouvelle.

2 - AMENDER L'ARTICLE 42 - CONDITIONNER L'INVESTISSEMENT BÉTON À L'INVESTISSEMENT PRODUCTIF

L'investissement LFR 2025 est à 417 milliards avec 32,4% béton et 7,6% productif. Pour 2027, le gouvernement promet 680 milliards.

Piste d'amendement :

- Inscrire une règle d'or : sur les 680 milliards, 20% minimum, soit 136 milliards, est réservé au productif.
- Créer dans l'Annexe 6 une ligne "Entretien routier productif" de 40 milliards sur les 680 milliards, fléchée sur les pistes agricoles des Bouenza, Plateaux, Cuvette, Pool, Lékoumou. L'entretien est aujourd'hui à 15 milliards prévus et exécuté à 69,8%. Sans route, pas de recettes agricoles.
- Conditionner tout projet béton supérieur à 10 milliards à une étude d'impact sur la base fiscale hors pétrole.

Objectif : garantir 108 milliards réels de productif exécuté en 2027 au lieu de 27 milliards estimés si on garde la structure actuelle.

3- AMENDER LES ARTICLES 30, 33 ET 35 - S'ATTAQUER AU TROU HORS PÉTROLE

Le déficit hors pétrole vient de deux côtés : pas assez de recettes hors pétrole et trop de charges de trésorerie.

Piste d'amendement côté recettes hors pétrole :

- Amender l'article 30 : exiger que 50% de tout surcroît de recettes pétrolières au-delà de la prévision soit automatiquement affecté au remboursement de la dette commerciale intérieure. Aujourd'hui, la dette commerciale n'est payée qu'à 27,8% avec 14 milliards sur 51 milliards prévus. Payer les entreprises congolaises, c'est leur permettre de payer leurs impôts et cotisations. C'est une recette hors pétrole future. Chaque milliard de dette commerciale payé génère 300 millions de recettes fiscales l'année suivante.

- Amender le code des marchés : toute entreprise bénéficiant d'un marché béton de plus de 5 milliards doit justifier de 30% de sous-traitance à des PME congolaises immatriculées. Cela élargit l'assiette fiscale hors pétrole dans les grandes villes et zones rurales.

Piste d'amendement côté trésorerie :

- Amender l'article 33 : plafonner les tirages BVMAC titres court terme à 400 milliards annuels au lieu de 1 818 milliards constatés en exécution 2025. La cavalerie à 1112% coûte en intérêts et entretient le déficit. Obliger le Gouvernement à publier l'Annexe 9 par créancier, par taux et par maturité avant le vote.
- Interdire l'affectation de l'excédent budgétaire à la trésorerie si le solde primaire hors pétrole reste inférieur à -400 milliards. L'excédent doit aller en priorité au productif.

En résumé pour un député :

Vous ne pouvez pas réduire le déficit de 501 milliards en augmentant les impôts sur une population qui n'a pas d'emploi. Vous le réduisez en déplaçant l'argent de là où il ne crée pas de recettes futures vers là où il en crée.

- 20 milliards de la dotation accidentelle vers l'agriculture
- 48 milliards de la gestion de trésorerie vers PME et Industrie
- Verrouiller 136 milliards de productif sur les 680 milliards avec exécution bloquante
- Payer les entreprises congolaises pour qu'elles paient des impôts demain
- Plafonner la cavalerie BVMAC

C'est avec ces 5 amendements que le PLF 2027 peut commencer à combler le trou hors pétrole, et faire que le budget serve les grandes villes avec des emplois, et les zones rurales avec de la production.

Conseil- Former-Accompagner-Coacher

LFR 2025, PROJET DE LOI DE RÈGLEMENT 2025 ET PLF 2027 : UN BUDGET QUI CONSTRUIT DU BÉTON MAIS PAS D'EMPLOIS DURABLES.Par...
08/10/2026

LFR 2025, PROJET DE LOI DE RÈGLEMENT 2025 ET PLF 2027 : UN BUDGET QUI CONSTRUIT DU BÉTON MAIS PAS D'EMPLOIS DURABLES.

Par RVBK Conseil

Dans le cadre de sa mission citoyenne de veille budgétaire, RVBK Conseil a analysé la Loi de Finances Rectificative 41-2025 du 31 décembre 2025 publiée au Journal Officiel Edition Spéciale N°2 du 5 janvier 2026, et l'a comparée au Compte Rendu du Conseil des Ministres du 7 octobre 2026 présentant le projet de loi de règlement 2025 et les orientations du projet de loi de finances 2027.

Les écarts constatés entre la loi votée et l'exécution, et entre le discours sur la diversification et la réalité des crédits ouverts, nous amènent à publier la présente note d'analyse pour éclairer le débat parlementaire à venir.

Le Conseil des Ministres du 7 octobre a annoncé que le budget 2025 a été bien exécuté et a promis 680 milliards d'investissement pour 2027. Mais le Journal Officiel du 5 janvier 2026, qui publie la vraie loi de finances rectificative votée le 31 décembre 2025, raconte une autre histoire. Une histoire qui explique pourquoi dans les grandes villes comme Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, les jeunes restent sans travail, et pourquoi dans les zones rurales, de la Bouenza aux Plateaux, de la Cuvette au Pool, les champs ne produisent pas assez pour nourrir le pays.

Le budget est partagé en deux grandes enveloppes. La première, c'est l'argent pour faire tourner la machine de l'Etat tous les jours : les salaires, l'armée, la police, les ministères. La seconde, c'est l'argent pour préparer l'avenir : les champs, les élevages, les usines, les unités de transformation industrielle.

Dans la loi rectificative, la première enveloppe écrase la seconde. Six ministères prennent plus de six francs sur dix de tout le budget des programmes. Le ministère des Finances à lui seul garde un quart du budget juste pour gérer la dette et la trésorerie. La Défense, l'Intérieur, la Santé, l'Education et les Grands Travaux se partagent le reste. Pour tout ce qui peut créer de la richesse durable, il ne reste que des miettes. L'Agriculture, l'Economie forestière, l'Industrie, les PME, l'artisanat et les zones économiques spéciales réunis représentent moins de quatre francs sur cent.

Quand on regarde l'investissement, celui qui doit construire le Congo de demain, le déséquilibre est encore plus clair. Il y a quatre tas. Le tas du béton avec les routes, les grands travaux, les bâtiments. Le tas de l'énergie avec l'électricité et le pétrole. Le tas du social avec les hôpitaux et les écoles. Et le tas du productif avec l'agriculture, la forêt, l'industrie et les petites entreprises.

Le tas du béton est quatre fois plus gros que le tas du productif. Et quand, à la fin de l'année, l'Etat n'arrive à réaliser que la moitié de ce qu'il a promis, il fait un choix : il protège le béton parce que les grandes entreprises de BTP ont des contrats avec des pénalités, et il coupe dans le productif parce qu'un champ n'a pas d'avocat pour le défendre.

Dans les grandes villes, la conséquence est directe. Le jeune qui veut ouvrir un atelier de menuiserie, un petit élevage, une unité de transformation de manioc ou de poisson, ne trouve aucun soutien. Le budget pour les PME est minuscule. Il n'y a pas de fonds pour l'accompagner, pas de matériel, pas de formation qualifiante financée. Il reste au chômage ou dans l'informel. Et s'il a eu la chance de travailler pour l'Etat, de livrer du matériel à une école ou à une mairie, il n'est pas payé. La loi prévoyait de rembourser les entreprises congolaises, mais en réalité moins d'un tiers de cette dette a été payé.

Dans les zones rurales, c'est l'abandon. Avec quelques milliards prévus pour toute l'agriculture du pays, une fois l'exécution coupée de moitié, il ne reste plus rien pour acheter des tracteurs, pour réparer les pistes qui permettent d'évacuer le manioc, pour construire des stockages qui évitent que la récolte ne pourrisse. Le fonds d'entretien routier, pourtant essentiel pour relier les villages aux marchés, n'est exécuté qu'aux deux tiers. A la saison des pluies, les zones rurales sont coupées du pays. Le paysan ne peut pas vendre, le prix de la nourriture monte en ville, et le pays continue d'importer ce qu'il pourrait produire.

Le Journal Officiel révèle trois résultats qui expliquent ce cercle vicieux. Le premier résultat montre un excédent, il reste de l'argent, c'est celui qu'on présente au Parlement. Le deuxième montre qu'on gère bien sans compter la dette, c'est celui qu'on montre au Fonds Monétaire International. Le troisième, le plus important, dit la vérité : sans le pétrole, l'Etat congolais perd chaque année plus de cinq cents milliards. Ce que le pays gagne avec les impôts, les douanes et les cotisations ne suffit même pas à payer les salaires et le fonctionnement. Il faut le pétrole pour boucher le trou.

Tant que ce trou existera, il n'y aura pas d'argent pour payer correctement les entreprises locales et il n'y aura pas d'argent pour investir massivement dans ce qui pourrait remplacer le pétrole demain.

Le projet de loi de finances 2027 promet 680 milliards d'investissement. Si on garde la même répartition, les grandes villes auront de nouveaux bâtiments et peut-être des échangeurs, mais pas d'usines qui créent des emplois stables. Les zones rurales auront de nouveaux discours sur l'autosuffisance alimentaire, mais pas de tracteurs, pas de semences améliorées, pas de routes.

Pour que 2027 soit différent, il ne suffit pas d'annoncer un gros chiffre. Il faut décider qu’au moins un franc sur cinq ira vraiment au productif, à l'agriculture, à l'élevage, à la pêche, à la forêt, à l'industrie et aux PME, et garantir que cet argent arrivera vraiment sur le terrain, dans les grandes villes pour créer des ateliers et des emplois, et dans les zones rurales pour produire et nourrir le pays.

Sans cela, le budget restera un budget de béton, pas un budget de production, et le déficit sans pétrole restera le même.

Conseil- Former- Accompagner- Coacher

Encore un atelier?Lundi 5 octobre 2026. Assainissement. Pour "identifier les acteurs, les services disponibles, les beso...
07/10/2026

Encore un atelier?

Lundi 5 octobre 2026. Assainissement. Pour "identifier les acteurs, les services disponibles, les besoins, les contraintes et les opportunités".

2026. On lance une étude pour identifier qui ramasse les poubelles à Brazzaville.

Pendant ce temps, à 500 mètres de la salle d'atelier :

- Talangaï est sous les immondices
- Moungali sent les eaux usées à 17h quand E2C coupe les pompes
- Les TPE de vidange paient leur gasoil à 1 500 FCFA au marché noir pour aller vider une fosse à 80 000 FCFA

Et on fait un atelier pour identifier les acteurs. Les acteurs, on les connaît : ce sont les mamans qui brûlent les ordures devant la parcelle parce que la mairie ne passe plus.

1- Le vrai problème, c'est qu'on a inversé la méthode du budget programme.

Le budget programme 2027 dit : on doit passer d'une logique de moyens à une logique de résultats.

L'atelier du 5 octobre, c'est la logique de moyens dans sa forme la plus pure.

- Moyen : on loue une salle
- Moyen : on paie un consultant pour faire une étude de marché
- Moyen : on écrit "résultats attendus doivent contribuer à une meilleure structuration"

Résultat : 0 tonne d'ordure ramassée. 0 litre d'eau usée traitée.

2- Si on appliquait le rapport DGE T2 2026 à l'assainissement, voilà ce qu'on ferait :

Le DGE dit : les entreprises souffrent du courant, du gasoil et de la trésorerie. Les entreprises d'assainissement, ce sont des TPE. Elles souffrent 3 fois plus.

1- Elles n'ont pas de courant pour faire tourner leurs pompes
2- Elles n'ont pas de gasoil à 625 FCFA pour faire tourner leurs camions bennes
3- Elles ne sont pas payées par les ménages et par la mairie

Donc une étude de marché ne sert à rien si elle ne répond pas à ces 3 questions avec un chèque à la clé.

Voilà ce qu'aurait coûté l'atelier du 5 octobre : 15 millions FCFA.

Voilà à quoi auraient servi 15 millions FCFA si on voulait vraiment structurer le secteur :

Option 1 : 30 TPE d'assainissement équipées en une semaine.

- 10 motopompes à 500 000 FCFA = 5 millions
- 10 cuves à 800 000 FCFA = 8 millions
- 30 cartes gasoil PME 200L à 625 FCFA garantis pendant 1 mois = 2 millions

Résultat mesurable en 30 jours : Nombre de fosses vidées, nombre de quartiers desservis. Pas "nombre d'acteurs identifiés".

Option 2 : 1 décharge suivie pendant 90 jours

Prenez les 15 millions, payez un prestataire à la tonne. 15 millions / 90 jours = 166 000 FCFA par jour pour ramasser 10 tonnes à Mpila. On pèse les camions à l'entrée de la décharge. On publie le poids chaque jour sur Facebook de la Mairie.

C'est ça, un indicateur SMART du budget programme : "Tonnes d'ordures collectées et pesées par jour à Brazzaville". Pas "étude lancée".

3- La question à poser au consultant de l'étude:

Monsieur le consultant, dans 6 mois, quand votre étude sera finie, est-ce que le canal de la Tsiémé à Moungali sera curé ? Est-ce que les eaux usées ne remonteront plus dans les parcelles quand il pleut ? Si la réponse est non, ce n'est pas une étude, c'est un atelier.

Le Congo n'a pas besoin d'une étude pour savoir qu'il a besoin d'assainissement. Il a besoin d'un contrat : on te paie à la tonne ramassée, à la fosse vidée, au mètre de canal curé.

On a déjà identifié les acteurs : ce sont les jeunes de Bacongo qui poussent les pousse-pousse avec les poubelles à 6h du matin. Donnez-leur, un lieu où déverser, et payez-les à la fin de la journée.

Ça, c'est structurer un marché. Le reste, c'est structurer un atelier.

RVBK Conseil

TPE / PME CONGOLAISES : ARRÊTEZ LES ATELIERS, DONNEZ-LEUR 3 INCITATIONS QUI MARCHENT – SELON LE RAPPORT DGE T2- 2026On a...
07/10/2026

TPE / PME CONGOLAISES : ARRÊTEZ LES ATELIERS, DONNEZ-LEUR 3 INCITATIONS QUI MARCHENT – SELON LE RAPPORT DGE T2- 2026

On a demandé aux patrons congolais ce qui les bloque. Ils ont répondu. C'est dans le rapport DGE T2- 2026:

- 89% ont des difficultés
- 9/10 disent : pas d'électricité
- 8/10 disent : pas de carburant
- 7/10 disent : trésorerie bloquée

Ils n'ont pas dit : "il nous manque un atelier sur les ZES , ou sur l'entrepreneuriat...

Donc si on veut vraiment inciter les TPE / PME, on arrête les ateliers et on fait 3 incitations qui répondent à 3 problèmes réels. Sans banque, sans sponsor, juste avec le budget de l'Etat.

INCITATION 1- LE CHEQUE ELECTRICITE

Cette incitation serait la meilleure réponse pour 9 patrons sur 10. Le rapport DGE le dit lui même : l'entreprise perd 6h de production par jour à cause d'E2C. Donc , au lieu de payer 15 millions pour un atelier sur les ZES , l'Etat donne un chèque Electricité Productive.

- Comment ?
500 000 FCFA par TPE pour acheter : un stabilisateur + une batterie lithium + un onduleur.
- Pour qui ?
Les 1 000 premières TPE qui prouvent qu'elles produisent et qu'elles ont eu plus de 20 coupures le mois précédent. Preuve : relevé E2C.
- Coût : 500 millions FCFA = 33 ateliers au Kempinski.
- Résultat mesurable : nombre d'heures de production récupérées par jour. On le mesure avec un compteur. Pas avec une liste de présence à un atelier ou un séminaire.

Une PME qui a 4h de courant en plus, c'est 40% de production en plus. C'est le chiffre du DGE.

INCITATION 2 - LE CHEQUE GASOIL

8 patrons sur 10 en aura besoin. Le patron achète son gasoil à 1 500 FCFA au marché noir au lieu de 625 FCFA prix officiel à la station. Il perd 875 FCFA par litre juste pour faire tourner son groupe.
Au lieu de faire un atelier sur la logistique, on fait un achat groupé d'Etat.

- Comment ?
L'Etat négocie avec la SNPC 2 millions de litres de gasoil par trimestre (soit 8 millions par an) réservés aux PME industrielles avec un prix station garanti à 625 FCFA, distribuer via les stations Total et Puma avec carte PME.
- Pour qui ? TPE / PME qui ont une patente et qui prouvent qu'elles ont un groupe. Carte avec QR code, 200L par semaine max.
- Coût pour l'Etat : 0 FCFA. C'est juste une réquisition de stock, pas une subvention. L'Etat revend au prix normal, mais il garantit la disponibilité.
- Résultat mesurable : litres vendus au prix officiel aux PME, baisse du prix moyen payé par les PME, heures de groupe évitées.

Quand le patron ne fait plus la queue à Moungali, il produit.

INCITATION 3 - LE CONTRAT TRESORERIE

1 patron sur 2 dit que sa trésorerie s'est dégradée. Pourquoi ? Parce que ses clients le paient en re**rd, et lui paie ses fournisseurs cash. Il faudrait donc créer le Guichet Facture.

- Comment ?
Aujourd'hui, il n'existe pas de guichet public de l'Etat pour ça. Il existe seulement une ligne d'affacturage de 15 millions d'euros Afreximbank à la Banque Postale du Congo pour les factures déjà acceptées. C'est bien mais insuffisant. Ce qu'il faut, c'est un vrai Guichet Facture : toute PME qui a une facture impayée par l'Etat ou par une grande entreprise depuis plus de 60 jours peut aller à la DGE avec sa facture. L'Etat paie 70% en 7 jours, et se charge de recouvrer. Ce n'est pas un cadeau, c'est une avance sur créance.
- Pour qui ? PME avec facture validée, contrat et bon de livraison.
- Coût : 1 milliard de fonds de roulement tournant, pris sur les 201,8 milliards d'exonérations douanières qu'on donne sans contrepartie. On conditionne 1% des exonérations à ce fonds.
- Résultat mesurable : délai moyen de paiement des PME, nombre de PME qui évitent la faillite.

C'est ce que font le Sénégal et le Maroc. Pas d'atelier. Un guichet.

CE QU'ON ARRÊTE DÈS DEMAIN

1- Tout atelier qui n'a pas 3 décisions signées avec nom, date et budget à la fin.
2- Tout indicateur du budget programme qui dit "nombre d'ateliers organisés, nombre de participants formés".
3- Tout rapport de 80 pages.

On le remplace par :

- Heures d'électricité par jour par zone industrielle
- Prix moyen du gasoil payé par les PME
- Délai moyen de paiement des factures PME

Le calcul final: 40 ateliers = 600 millions FCFA = 0 emploi créé. Or, avec 600 millions FCFA :
- 600 TPE avec électricité stabilisée
- 8 millions de litres de gasoil par an au prix officiel garantis aux PME (2 millions par trimestre)
- 300 factures PME payées à temps

Le DGE a fait le diagnostic. Il est parfait. Il dit que les entreprises meurent de coupures, de gasoil et de trésorerie.

Les TPE / PME n'ont pas besoin d' ateliers, de séminaires. Elles ont besoin de courant, de gasoil à 625 FCFA et d'être payées.

Arrêtez les ateliers. Donnez-leur ça. Et dans 6 mois, le rapport DGE T3- 2026 dira enfin : production en hausse.

RVBK Conseil

CONGO : L'ÉCONOMIE QUI NE PRODUIT PLUS.Note de conjoncture - Analyse du rapport DGE T2 2026Quand le pétrole monte, tout ...
07/10/2026

CONGO : L'ÉCONOMIE QUI NE PRODUIT PLUS.

Note de conjoncture - Analyse du rapport DGE T2 2026

Quand le pétrole monte, tout va bien. Quand on regarde en dessous, tout s'écroule. C'est le paradoxe congolais du deuxième trimestre 2026. La balance commerciale explose grâce au brut, le budget affiche un excédent, mais dans les usines et les champs, neuf patrons sur dix disent qu'ils n'en peuvent plus. Le pays ne produit plus, il redistribue.

RVBK Conseil a parcouru ce rapport et vous propose une analyse sur les 3 secteurs productifs de l'économie nationale : primaire, secondaire, tertiaire. Mais aussi sur les finances publiques et le budget programme.

1- Secteur primaire : il devrait nourrir le pays, il ne crée aujourd'hui ni nourriture, ni emploi durable, ni recette fiscale. La production de bois baisse faute de carburant et de pistes, mais on exporte les grumes brutes grâce à des autorisations spéciales. On laisse la valeur ajoutée à l'étranger.

2- Secteur secondaire : il tient désormais en trois mots : pétrole, bière, ciment. Le pétrole remonte et masque tout le reste. À côté, tout ce qui nourrit le pays s'effondre. Les minoteries et boulangeries sont en chute libre faute de courant et de gasoil.

3- Secteur tertiaire : c'est le cœur du système. Le commerce représente l'essentiel de l'activité, mais il ne vend que du carburant et des produits importés. Le commerce alimentaire recule, comme le textile et l'électroménager. On ne sait même plus transporter : bouger une marchandise de Pointe-Noire à Brazzaville coûte plus cher que de l'importer.

Avec un primaire qui ne crée ni emplois ni richesse, un secondaire qui ne produit presque rien, et un tertiaire qui revend ce qui est importé, c'est ce qui explique un solde primaire hors pétrole structurellement déficitaire à -8% du PIB.

S'agissant des créations d'entreprises, elles repartent à la hausse et ce sont à près de 78% des Congolais qui entreprennent. L'envie est là, c'est la bonne nouvelle. Mais on crée des maquis, des dépôts de boissons et des agences de service. Près de neuf créations sur dix sont dans le tertiaire de revente. Moins de deux sur cent sont dans l'agriculture et la pêche. On entreprend là où on peut survivre sans courant et sans route : la revente. Cette économie ne génère pas de matière imposable large.

Quant aux chefs d'entreprises, 89% d'entre eux déclarent rencontrer des difficultés, et la situation se dégrade d'un trimestre à l'autre. La première difficulté n'est plus le transport ou la fiscalité. C'est l'électricité. Elle est citée par plus de sept patrons sur dix, en forte hausse. Sept sur dix jugent le réseau E2C insatisfaisant ou quasi inexistant. À Brazzaville, neuf sur dix le disent. Près de trois sur quatre font tourner un groupe électrogène tous les jours, parfois en permanence. À Brazzaville, c'est la quasi-totalité. Le groupe est devenu le premier salarié de l'entreprise.

La seconde difficulté c'est la pénurie de carburant. Au moment même où le réseau coupe, il n'y a plus de gasoil. Huit patrons sur dix parlent de crise aiguë. Le carburant s'achète au marché noir, avec surfacturation et ventes clandestines. Les coûts explosent, la production s'arrête, les clients ne sont plus livrés. À cela s'ajoute le choc extérieur. La crise USA-Iran a allongé les délais d'approvisionnement, renchéri les intrants et provoqué des ruptures. La quasi-totalité des entreprises déclare une baisse de production liée à ces tensions.

Pour les finances publiques, l'Etat a encaissé 620 milliards de FCFA, en hausse de 41,6%. L'excédent primaire double à 119 milliards et le solde global repasse à +20 milliards. Sur le papier, c'est un assainissement. Dans le détail, c'est une illusion pétrolière. Les recettes pétrolières doublent à 304 milliards et repassent à 50% du budget. Les recettes hors pétrole, qui mesurent la vraie économie, ne progressent que de 2,5% à 298 milliards. Elles passent de 66% à 48% du total des recettes. On taxe de moins en moins car il n'y a pas grand chose à taxer :" on ne produit pas assez localement".

Côté dépenses, elles montent à 600 milliards, +35,8%, tirées par les intérêts de la dette qui flambent de près de 40% et l'investissement béton qui double à 95 milliards. On investit avec la rente exceptionnelle du trimestre, pas avec une meilleure collecte. C'est un excédent conjoncturel, pas structurel.

Quid du budget programme. Ce budget programme produit-il des résultats SMART en mi-parcours ?

Le Congo est passé au budget programme en test en 2024 puis en généralisation en 2025 . On ne paie plus des moyens, on paie des résultats. Chaque ministère a des programmes avec des objectifs et des indicateurs.

Un an et demi après, le T2- 2026 est le premier test grandeur nature. Et le constat est sans appel. Les objectifs d'augmentation de surface agricole, de transformation locale, de continuité électrique et de fluidité logistique ne sont pas atteints. La production alimentaire baisse alors que l'objectif est l'autosuffisance. Le trafic ferroviaire s'effondre alors que l'objectif est la fluidité de l'axe Pointe-Noire – Brazzaville. La desserte électrique est jugée mauvaise par une majorité alors que l'objectif est la continuité dans les zones industrielles. Sur le papier, le budget programme est appliqué. Dans les faits, le budget reste exécuté à 100% en salaires et fonctionnement. On finance des institutions, pas des kilowattheures livrés, pas des tonnes de manioc transformées, pas des heures de train qui roulent. Un budget programme sans sanction sur la performance redevient un budget de moyens déguisé. On finance des programmes qui ne produisent pas de matière imposable, et on doit ensuite emprunter pour payer les salaires de ceux qui n'ont pas atteint leurs cibles.

Pour RVBK Conseil, la réforme du budget 2027 ne doit pas porter sur le roll-over de la dette. Elle doit être SMART : conditionner la reconduction des crédits de chaque programme à trois indicateurs simples et vérifiables chaque mois par la DGE : le nombre d'heures d'électricité continue par jour dans les zones industrielles, le volume de produits agricoles transformés localement, et le nombre de TPE nouvellement formalisées payant l'impôt libératoire.

05/10/2026

RVBK Conseil – ANALYSE EXCLUSIVE

"Carburant : le juste prix est de 1.100 FCFA/l

Combien devrait coûter réellement le litre d'essence au Congo si l'on supprimait toutes les subventions et toutes les exonérations ?

La réponse est 1.100 FCFA.

D'où vient le prix de 1.100 FCFA ?

C'est le prix de marché normal, confirmé par la Société Nationale des Pétroles du Congo elle-même : "normalement, le litre d'essence devrait se négocier à 1.100F CFA au niveau des pompes à Brazzaville. Mais, la SNPC revend plus bas aux stations pour maintenir les coûts de 775 pour l'essence, et 625F CFA le gasoil".

Décomposition transparente du juste prix à 1.100 FCFA :

- Achat produit raffiné + fret maritime + assurance : 650 FCFA
- Stockage SCLOG + transport Pointe-Noire – Brazzaville : 100 FCFA
- Marges importateur, distributeur et station-service : 150 FCFA
- Fiscalité pleine (droit de douane, TVA, redevances) : 200 FCFA
Total : 1.100 FCFA / litre

À ce prix, la subvention de l'État est de 325 FCFA par litre (1.100 - 775), soit environ 190 milliards FCFA par an.

Ce que gagnent les acteurs à 1.100 FCFA :

À 1.100 FCFA, chaque acteur est payé à son juste prix et la pénurie disparaît.

- SCLOG : 100 FCFA par litre pour le stockage dans ses dépôts (44.723 m3 de gasoil, 17.289 m3 d'essence) et le transport entre Pointe-Noire et Brazzaville. Soit un chiffre d'affaires logistique de 58,4 milliards FCFA par an pour 1,6 million de litres par jour.

- Importateur (SNPC et marketeurs privés) : 100 FCFA par litre de marge import. Soit 58,4 milliards FCFA par an. Cette marge permet aux 9 sociétés de distribution – Puma (30,22% de parts de marché), TotalEnergies (21,29%), AOGC, Olympia, SNPC Distribution et les autres – d'importer elles-mêmes les 40% manquants que la CORAF ne couvre pas. Selon le FMI, la CORAF ne couvre en effet que 60% de la consommation nationale, les 40% restants étant assurés par les importations.

- État : 200 FCFA par litre de recettes fiscales. Soit 116 milliards FCFA par an de recettes nouvelles si la fiscalité pleine est restaurée. Le rapport ITIE 2020 évaluait déjà le coût des subventions à 134,6 milliards FCFA par an.

Nb: cette nouvelle recette fiscale pourrait permettre d'accélérer la construction d'une nouvelle raffinerie, et orienter une partie pour le pouvoir d'achat des congolais.

Pourquoi la pénurie actuelle ?

Aujourd'hui à 775 FCFA, "les marqueteurs ne sont pas prêts à importer du carburant et le revendre aux prix actuels du marché local. C'est jeter de l'argent par la fenêtre, car il n'y a aucun bénéfice. Les prix appliqués actuellement au Congo sont en deçà des prix du marché international".

Les 9 marketeurs refusent d'importer. La SNPC importe seule à perte. Les pompistes, de leur côté, préfèrent livrer aux revendeurs informels contre 2.000 à 3.000 FCFA par bidon de 25 litres.

Le Congo "vit au rythme de pénurie de carburant à la pompe depuis plusieurs mois", pendant que les vendeurs informels dits "Kadhafi" proposent le litre entre 1.300 et 2.000 FCFA contre 775 FCFA à la station, et jusqu'à 3.000 FCFA dans certains quartiers, soit près de quatre fois le tarif réglementé.

La solution RVBK Conseil : restaurer le juste prix de 1.100 FCFA.

À 1.100 FCFA, le marché redevient rentable pour tous :

1- Les importateurs privés recommencent à importer, fin des files d'attente.

2- SCLOG est payé pour son service logistique.

3- L'État encaisse 116 milliards de recettes fiscales.

4- Le consommateur paie 1.100 FCFA à la pompe, moins cher que les 1.300 à 2.000 FCFA du marché noir actuel, mais avec du carburant disponible.

Le juste prix du litre d'essence au Congo-Brazzaville est de 1.100 FCFA.

C'est le prix de la vérité, le prix de la fin de la pénurie, et le prix qui place le Congo dans la moyenne CEMAC.

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