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03/06/2026

RVBK Conseil décrypte : FOUTA & SFEC, le Congo passe au paiement fiscal 100% dématérialisé
03 juin 2026 – Brazzaville.

Lundi 2 juin, le Ministre des Finances Christian Yoka a lancé la campagne de vulgarisation des nouvelles dispositions fiscales de la Loi de Finances 2026. Objectif affiché : transparence, pédagogie, proximité.

Chez RVBK Conseil, on a écouté. Et on commente pour vous.

Voici les 2 leviers qui changent la donne:

1. FOUTA : l’impôt dans la poche

Fini les files au guichet, les bordereaux perdus, les réconciliations entre 3 services. Avec FOUTA, l’Etat dématérialise le paiement.

Notre commentaire RVBK Conseil :

C’est la fin du "corps qui chavire" entre la DGI et le Trésor. Pour les entreprises, ça veut dire moins de pénalités pour re**rd technique, plus de visibilité sur votre compte fiscal. Pour l’Etat, c’est moins de fuites au recouvrement. Un vrai pont entre l’assiette et la caisse.

2. SFEC : la TVA sous caméra

Le Système de Facturation Électronique Certifié connecte direct votre logiciel de facturation à la DGI. Chaque facture TVA est tracée "dès la genèse".

Notre commentaire RVBK Conseil :

Là où FOUTA sécurise le paiement, SFEC sécurise l’assiette. C’est le gage de "justice fiscale" promis : chacun paie ce qu’il doit, ni plus ni moins. Pour les entreprises en règle, c’est une protection contre la concurrence déloyale. Pour les autres... le fleuve va être haut.

Quel impact budgétaire attendu?

L’Etat vise 1.005 milliards F CFA de recettes fiscales en 2026. Pas de hausse de taux. L’objectif se joue sur le rendement : collecter mieux, pas collecter plus fort.

Conclusion:

Avec FOUTA + SFEC + harmonisation CEMAC, le Congo mise sur 3 effets :

1. Recouvrement plus rapide grâce au télépaiement.

2. Réduction de la fraude TVA grâce à la traçabilité temps réel.

3. Sécurité juridique pour les investisseurs via les règles CEMAC harmonisées

Le conseil RVBK Conseil aux chefs d’entreprises, comptables, contribuables :

Le fleuve fiscal est haut cette saison. Mais il baisse si on s’y prépare.

Comment s'y préparer?

En menant 3 actions concrètes dès maintenant :

1. Auditez votre process de facturation :
Votre logiciel sera-t-il compatible SFEC ? Anticipez.

2. Formez votre équipe au télépaiement :

FOUTA supprime l’excuse du "guichet fermé". La quittance auto vous protège.

3. Mettez-vous en conformité CEMAC : L’harmonisation régionale ne laisse plus de zone grise.

VR Au Carré

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02/06/2026

Déclaration du Maire sur une taxe des appartements meublés : que doivent savoir les propriétaires à Brazzaville ?

RVBK Conseil vous explique:

Depuis quelques jours, une déclaration du Maire de Brazzaville évoque l’instauration d’une taxe sur les appartements meublés. Cette annonce a suscité inquiétude et questions chez de nombreux propriétaires.

Voici ce qu'il faut savoir:

1. Une déclaration n’est pas une loi:

En République du Congo, le principe de légalité de l’impôt s’applique : aucune taxe ne peut être créée, ni recouvrée, si elle n’a pas été votée et publiée.
A ce jour, la Loi de Finances 2026 ne prévoit pas de nouvelle taxe municipale sur les appartements meublés. Les impôts existants restent l’Impôt sur les Revenus Fonciers et la Taxe Immobilière.

2. Que faut-il pour qu’une taxe municipale existe ?

Pour qu’une taxe décidée par la mairie soit légale et exigible, 3 étapes sont obligatoires :

a- Délibération du Conseil municipal : le vote des conseillers.

b- Arrêté municipal signé par le Maire : il fixe le taux, l’assiette et les modalités.

c- Publication au Journal Officiel : seule la version papier fait foi.

Tant que ces 3 éléments ne sont pas réunis, aucun propriétaire ne peut être légalement taxé ni poursuivi.

Donc à tous les propriétaires, il faut rester calmes car une déclaration d’intention n’est pas un avis d’imposition. Par conséquent, si un agent se présente, demandez-lui une copie de l’arrêté municipal et la référence de publication au JO . Autrement dit, ne payez rien sans arrêté , sans la publication au JO, car ce paiement n’a aucun fondement légal.

En conclusion, il n'en demeure pas moins, que Brazzaville a besoin de ressources pour se développer, c’est un fait. Mais le développement passe aussi par le respect de la loi et la sécurité juridique des investisseurs et propriétaires.

Pour rappel:
Cet article a un but informatif et ne remplace pas un avis juridique.

VR Au Carré

25/05/2026

POURQUOI LE CONGO BRAZZAVILLE DOIT RATIONALISER LE GOUVERNEMENT.

Après une nouvelle réflexion RVBK Conseil revoit sa précédente proposition en proposant cette fois une réduction des ministères de 41 à 18 ministères.

En effet, le contexte est vraiment alarmant:

Les chiffres 2026:
- Dette publique : 91,3% du PIB. Seuil CEMAC 70 % largement dépassé.

- Solde primaire hors pétrole : -5,1% du PIB. L'Etat dépense 5,1% du PIB de plus que ce qu'il collecte hors pétrole, avant même de payer la dette.

- Déficit de trésorerie : -230 Mds FCFA.
- Gouvernement : 41 membres dont 2 ministres délégués, plus des conseils consultatifs pléthoriques.

Le problème:

La dépense courante du sommet de l’État est structurellement hors contrôle. Le nombre des conseillers par ministre est fixé par décret: 6 conseillers par ministre, 4 pour un délégué. Avec 41 ministères , on arrivera à 262 conseillers.

RVBK Conseil propose donc de supprimer les 2 ministères délégués + rationalisation à 18 pôles.

Le Gouvernement actuel compte:
5 ministres d’État, 34 ministres, 2 ministres délégués = 41 membres.

La proposition de rationalisation cible au 1er juillet 2027 : 3 ministres d’État, 15 ministres, 0 ministre délégué = 18 membres.

Les 2 délégations actuelles – Jeunesse/Éducation civique et Industrie touristique – sont réintégrées dans les ministères de tutelle. Les postes politiques sont supprimés. Cette suppression est de la responsabilité du Président de la République comme stipulé dans l'Art. 87 de la Constitution. Le Président nomme et révoque. Pas besoin de loi.

Si l' on se réfère au décret fixant le plafond légal des conseillers , avec 41 ministères, on atteint: 262 conseillers max, pour un coût de 5,24 Mds FCFA/an.

La proposition de RVBK Conseil cible 18 membres avec120 conseillers max, pour un coût de 2,40 Mds FCFA/an. L'économie directe à réaliser serait de 2,84 Mds FCFA/an.

En supprimant 23 cabinets,on économise 69 Mds FCFA/an. En effet, un cabinet coûte : directeur, chef de cabinet, secrétariat, intendance, 3 véhicules, fonctionnement, missions, loyers. La suppression de 2 secrétariats généraux + 2 DAF, fait économiser 6 Mds FCFA/an.

Toutes ces économies permettraient de réduire le titre 2 de la loi des finances 2026, de 77,84 Mds FCFA/an soit 0,87% du PIB en 2026. C’est de l’économie structurelle.

À quoi serviront les 77,8 Mds FCFA : réaffectation sanctuarisée. L’argent économisé serait alors réparti en 3 blocs pour que la réforme ait un effet croissance :

1- Bloc 1- Social et mobilité: 22 Mds; prime de reclassement pour 2100 agents des cabinets supprimés : 6 Mds; renfort directions opérationnelles santé/éducation : 8 Mds; transferts hôpitaux/écoles déconcentrées : 8 Mds. Tout ceci pour protéger l’emploi, et pour améliorer le service public.

2- Bloc 2- Investissement productif: 45 Mds; 15 hôpitaux de district équipés : 18 Mds; 600 salles de classe : 10 Mds; 180 km de pistes rurales : 12 Mds; numérisation état civil : 5 Mds . L'investissement est l'un des moteurs de la croissance et en réduisant la pauvreté, on active l'autre moteur : la consommation des ménages.

3- Bloc 3- réduction du déficit : 10,8 Mds. Ce qui permettrait un amortissement de la dette flottante et des arriérés aboutissant à une baisse des intérêts futurs.

Le message clé de cette réforme est de dire qu'on ne supprime pas pour supprimer. On supprime 77 Mds FCFA de cabinets budgetivores pour construire 15 hôpitaux et 600 salles de classe.

En appliquant cette rationalisation, le gain cumulé entre 2027-2032 serait de 467 Mds FCFA d’économie et une dette à 70% du PIB en 2032.

Pour conclure:

On supprime 23 cabinets et 2 ministères délégués pour:

1- économiser 77,8 Mds FCFA/an,
2- ramener le solde primaire à -2,7% du PIB en 2032,
3- baisser la dette à 70%.

C’est ça, la discipline budgétaire qui marche.

VR Au Carré

24 Ministres au Bénin et 41 au Congo-Brazzaville: faut rationaliser!
25/05/2026

24 Ministres au Bénin et 41 au Congo-Brazzaville: faut rationaliser!

24/05/2026

Le Congo ne peut plus se payer son propre Etat. trop de ministères, pas assez de budget

A QUI PROFITE CETTE INJECTION DE 500 MILLIARDS DE FCFA DE LA BEAC?RVBK Conseil  vous l'explique:Cette injection va profi...
24/05/2026

A QUI PROFITE CETTE INJECTION DE 500 MILLIARDS DE FCFA DE LA BEAC?

RVBK Conseil vous l'explique:

Cette injection va profiter à courte terme, en premier aux Banques commerciales en les soulageant, mais ce n'est qu'un pansement sur un problème structurel. Personne ne "profite" vraiment sur le long terme sans réforme. Les pays de la zone CEMAC , dont notamment, le Congo-Brazzaville, doivent impérativement mener des réformes structurelles touchant à la réduction des dépenses de fonctionnement de l'Etat.

Pour rappel, il s'agit là, de la 5e injection massive de l’année et la plus grosse de 2026 avec un remboursement prévu le 28 mai.

Cette injection montre que les banques de la zone CEMAC manquent de liquidités de façon chronique. Cela s'explique par les émissions massives des bons de Trésor assimilables et des OTA , desTrésors publics de la zone CEMAC, qui aspirent massivement les liquidités des banques commerciales: Cameroun( 58,75 Mds FCFA remboursés le 27 mai);Gabon(renégociation de 775 Mds FCFA début mai);Congo (levée de 850 M$ récemment).

La conséquence de ces émissions massives rendent les banques à sec et doivent réemprunter à la BEAC à 4,75% pour prêter à leurs clients à 9-11%.

Se pose également un problème politique/économique au niveau de la CEMAC qui fonctionne de plus en plus comme une économie sous perfusion de sa banque centrale. Cela s'explique par aucun avancement des réformes structurelles: absence de marché bancaire unique. Pas de banque d'investissement régional. Pas de suppression des arriérés intra-CEMAC.

S'ajoute à cela , le grand problème des réserves de change des 6 pays qui ne couvrent seulement que 3,8 mois d’importations, en dessous du seuil critique de 4 mois prévu par les statuts de la BEAC.

Donc pour résumer cette injection profite:

1- À court terme : aux banques commerciales camerounaises, gabonaises, tchadiennes et congolaises. Ça évite une crise de liquidité immédiate et leur permet de continuer à financer l’économie et les États.

2- Aux États : indirectement, car les banques peuvent continuer à acheter leur dette publique.

Mais à long terme, cette injection ne profite à personne car sans réformes, la BEAC finance le déficit structurel des pays membres.

La question posée est : "Combien de temps ça tient sans choc externe ?"

En conclusion : l’injection évite la panne sèche aujourd’hui, mais elle révèle que la zone CEMAC vit au-dessus de ses moyens et repousse les réformes. Avec un solde primaire hors pétrole déficitaire d'environ 496 milliards de FCFA en 2026, le Congo vit au dessus de ses moyens. D'où l'urgence de rationaliser le Gouvernement en passant de 41 ministères à 20 ministères stratégiques à travers les fusions des ministères ayant des attributions qui se chauvauchent et supprimer ou fusionner tous les conseils consultatifs en un seul conseil national du citoyen.

VR Au Carré

BAROMÈTRE 2025 DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES EN RÉPUBLIQUE DU CONGOÉlaboré par le Cabinet RVBK Conseil Analyse basée sur ...
20/05/2026

BAROMÈTRE 2025 DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

Élaboré par le Cabinet RVBK Conseil

Analyse basée sur le Bulletin Statistique Annuel 2025 de l’ACPCE

Ce qu’il faut retenir du Baromètre 2025 :

- 5 827 entreprises créées en 2025 ;
- croissance annuelle de +16,8 % ;
- plus de 12 205 emplois prévisionnels ;
- plus de 113 milliards FCFA de chiffre d’affaires estimé ;
- domination des entreprises individuelles (72,6 %) ;
- forte concentration à Brazzaville et Pointe-Noire ;
- montée progressive du numérique et des services ;
- persistance des difficultés de financement.

Ce baromètre présente une analyse complète :
- des tendances entrepreneuriales ;
- des secteurs porteurs ;
- des impacts économiques ;
- des perspectives 2026 ;
- des recommandations stratégiques.

Le baromètre complet est désormais disponible sur commande auprès du Cabinet RVBK Conseil.

Oui, le Congo a fini son ancien programme avec le FMI en mars 2025, et maintenant il en redemande un nouveau en mai 2026...
14/05/2026

Oui, le Congo a fini son ancien programme avec le FMI en mars 2025, et maintenant il en redemande un nouveau en mai 2026. RVBK Conseil vous explique simplement le pourquoi de cette redemande?

Voici pourquoi, expliqué simplement :

Premièrement, l’ancien programme s’est "bien terminé" sur le papier, mais les problèmes restent.

En effet, le programme FEC ( facilité élargie de crédit) de 455 millions USD signé en 2022 s’est achevé après la 6e r***e en février 2025. Le FMI a salué les efforts du gouvernement.

Commentaire RVBK Conseil :

Mais "finir le programme" ne veut pas dire "tout est réglé".

Deuxièmement, la dette reste très élevée et pèse sur le budget. En 2026 la dette publique est prévue à 91,3% du PIB. Le seuil de la CEMAC est 70%.

À retenir: en 2024, le service de la dette absorbait environ la moitié des recettes budgétaires. Le Congo est noté CCC+ par S&P et Fitch, ce qui est une note très risquée. La conséquence est visible :" l'’État a du mal à emprunter à bon marché et doit gérer des tensions de trésorerie.

Troisièmement, le budget dépend trop du pétrole, et ça coince car les recettes pétrolières ont baissé en 2025 et la croissance a été faible : 2,8%. Et, le FMI a considéré a juste titre que les perspectives sont "fragiles" à cause des investissements limités et des problèmes d’énergie.

Commentaire RVBK Conseil:

Sans aide du FMI, ce serait difficile de financer les priorités : infrastructures, santé, éducation, diversification hors pétrole.

Quatrièmement, lors du sommet de la CEMAC du 22 janvier 2026 à Brazzaville, les chefs d’État ont décidé que tous les pays de la zone doivent s’inscrire dans un programme FMI pour garantir la stabilité du franc CFA. Le Congo suit donc cet engagement régional en sollicitant un nouveau programme auprès du FMI.

Cette nouvelle sollicitation soulève donc une problématique: un nouveau programme servirait à quoi concrètement?

Selon le Gouvernement congolais, un nouvel accord avec le FMI constitue un levier pour :

-Soutenir la relance économique et rassurer les investisseurs

-Mieux maîtriser les finances publiques en réduisant le déficit, et à mieux collecter les impôts hors pétrole

-Financer durablement les priorités nationales.

-Accélérer la diversification pour ne plus dépendre à 100% du pétrole.

Commentaire RVBK Conseil:

Dans la pratique, le FMI apporte des prêts à taux préférentiels, mais demande des réformes en échange :

-transparence dans le secteur pétrolier
-lutte contre la corruption,
-réforme des prix de l’énergie.

Afin de convaincre le FMI, le Congo a déjà lancé fin mai 2026 un rachat de dette de 575 millions USD pour réduire ses coûts d’emprunt, justement dans le cadre des discussions avec le FMI.

Résumé RVBK Conseil pour le Congolais lambda :

Le gouvernement a terminé l’ancien programme FMI, mais la dette reste trop lourde et le budget dépend trop du pétrole. Pour éviter une crise, garder la confiance des bailleurs, et avoir de l’argent pour les projets, il demande un nouveau programme. Ça vient aussi d’une décision collective de la CEMAC prise en janvier 2026. Par contre si les réformes ne sont pas faites, le FMI ne débloquera pas l’argent.

Quid donc des réformes à mener pour le nouveau programme!

Wait and see!

VR Au Carré

Commentaire RVBK Conseil  – Chiffres clés de la dette publique 2025Ce chapitre apporte une base quantitative solide et g...
28/04/2026

Commentaire RVBK Conseil – Chiffres clés de la dette publique 2025

Ce chapitre apporte une base quantitative solide et globalement conforme aux standards d’analyse. Il met en évidence une stabilisation apparente du ratio d’endettement, mais révèle en réalité des mutations structurelles importantes du portefeuille de dette, avec des implications stratégiques majeures.

1. Une stabilisation du ratio dette/PIB qui masque une dynamique préoccupante :

Le ratio dette/PIB passe de 92,31% à 92,46%, soit une quasi-stabilité.

Lecture RVBK Conseil :

Cette stabilité peut être perçue comme un signal positif à court terme, mais elle repose sur une augmentation nominale de la dette (+408 Md FCFA) compensée par une croissance du PIB
Conclusion : la soutenabilité n’est pas améliorée, elle est simplement stabilisée sous contrainte. À ce niveau (92,46%), le Congo reste dans une zone de vulnérabilité élevée.

2. Une recomposition du portefeuille vers davantage de dette extérieure:

La dette extérieure progresse en valeur (+253 Md FCFA), en part (39,32% → 40,36% du total), et en % du PIB (36,30% → 37,32%). On assiste donc à une montée en puissance de l’exposition externe. Cela confirme l’impact du retour aux marchés internationaux (Eurobond) avec un risque d’exposition accrue au change (USD), et une dépendance aux conditions financières internationales.

3. Dégradation qualitative de la structure de la dette extérieure:

Plusieurs signaux critiques apparaissent :
Un basculement vers la dette commerciale. La Dette commerciale passe de 22,30% à 31,21% et la Dette bilatérale de 45,55% à 36,26% avec un glissement vers des financements plus coûteux et plus risqués. Par contre, la hausse de l’exposition au dollar ( 50,83% à 54,41%) fait face à un risque de change renforcé, surtout en cas de choc sur les devises ou les recettes pétrolières. Cependant la réduction du coût apparent (3,59% à 2,06%) est un effet trompeur. Cette baisse peut sembler positive, mais elle est probablement liée à des effets de structure (encours concessionnels existants), ou des effets temporaires. Elle ne reflète pas encore l’impact réel des Eurobonds à 9,875%, qui se matérialisera progressivement. Enfin la réduction de la maturité moyenne (8 ans à 7,28 ans) est un signal négatif car le profil de maturité se détériore, malgré les opérations d’allongement affichées.

4. Dette intérieure : stabilisation sous tension :

Le PIB baisse en % de 56,01% à 55,14%, et le coût se réduit légèrement de 5,84% à 5,69%. Ce qui traduit une bonne gestion apparente à court terme. Mais le raccourcissement de la maturité de 5,4 ans à 5,02 ans entraine une pression accrue sur le refinancement domestique. La concentration sur les OTA (77,46%) est une stratégie positive, mais dépend de la profondeur du marché régional.

5. Un point critique souvent sous-estimé : les arriérés et engagements sociaux.

Le poste “reste à payer” évolue fortement, le social de 44,83% à 52,00%, et le commercial de 55,17% à 48,00%. Il y a donc une montée des engagements sociaux non réglés, et une pression potentielle sur la stabilité sociale et budgétaire. Cela peut traduire des tensions de trésorerie, ou un arbitrage politique dans le paiement des dépenses.

6. Lecture consolidée du risque (vision RVBK Conseil) :

Malgré une apparente stabilisation, trois tendances lourdes se dégagent. Tout d’abord un Renchérissement implicite du coût de la dette (dette commerciale + Eurobond). Ensuite, une Externalisation du risque (plus de dette en devises, notamment USD). Enfin une Pression accrue sur le refinancement futur (maturités en baisse + concentration des échéances).

En réalité, le Congo a stabilisé son endettement… en augmentant son exposition au risque. La stratégie actuelle peut être résumée ainsi : à court terme sécurisé (trésorerie, refinancement), à moyen terme fragilisé (coût, change, maturité). La question centrale n’est plus le niveau de la dette, mais la qualité et le coût du portefeuille de dette.

Recommandation RVBK Conseil:

Le rapport gagnerait à intégrer une analyse de sensibilité (taux / change / croissance), un indicateur de coût moyen projeté, et une trajectoire cible explicite de la SDMT.

VR Au Carré

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