Depuis 1835, je fabrique et commercialise des : Sirops, Liqueurs Provençales, Marc de Provence / de Châteauneuf-du-Pape, Pastis
http://www.distillerieablachere.com/fr/avertissement Mais je ne suis pas que murs et machines. Mon cœur bat au rythme de celui des gens qui m’animent. V.L Blachère, mon fondateur, et son fils, Auguste Blachère, m’installent, en 1835, au 14 rue Molière, en plein cœur d’Av
ignon. Souvent, je m’en évade et me laisse porter par le puissant parfum qui, au gré des vents, m’arrive des hauteurs du Mont Ventoux. Sur ses versants croît une flore abondante et variée. Ses arômes s’épanouissent dans ma tête et pénètrent mon cœur. Ô délicates plantes du soleil ! Thym, Romarin, Marjolaine, Mélisse, Lavande... J’y puise pour mes liqueurs toutes les saveurs de la garrigue, toutes les senteurs de cette terre où tout est parfum et couleur. Ces plantes aux vertus bienfaisantes sont reconnues en Provence depuis des générations, mais je garde précieusement mes secrets sur les alliances de ces simples . Mélanges et macérations s’accomplissent dans mes murs. Mes premières liqueurs sont d’origine ancienne. Au XVIIIème siècle, un chimiste religieux, le révérend frère Imbert, inventait des produits aux propriétés curatives. Je m’en suis notamment inspirée pour élaborer ma liqueur « La Magistrale ». Mes recettes associent un choix rigoureux de vins, plantes et fleurs, selon des procédés de fabrication très anciens. Les alcoolats sont vieillis, distillés, modifiés, et passés ensuite dans des appareils modernes et performants. S’y ajoutent enfin les macérations de fleurs fraîches. Trois liqueurs m’ont rendue célèbre : « l’Elixir du Mont Ventoux », « la Comtadine », et « l’Origan du Comtat ». Selon la tradition, encore, elles vieillissent dans des fûts de chêne pendant deux ans. L’Origan du Comtat est, de toutes mes liqueurs, celle qui est la plus étroitement liée à l’âme provençale. En 1882, lors de l’épidémie de Choléra, elle a soulagé beaucoup de malades. A l’époque, je fabriquais déjà le Rhum Zoulla avec lequel on frictionnait le corps des personnes souffrantes. Pour me rendre hommage, la ville d’Avignon a scellé de grands bas-reliefs de céramique sur les trois portes de ses remparts. Et ce n’est pas tout ! Germain Béraud, compositeur de la région, m’a dédié une valse en l’honneur de la liqueur salvatrice. Mes murs sont également décorés de médailles, récompenses et gages de la qualité de mes breuvages.
1951-1989
En 1951, à la suite de Louis Blachère, petit-fils d’Auguste Blachère, Louis Guiot prend ma direction. Ma production se diversifie alors avec le développement de vieux marcs : La « Réserve des Légats » et les Vieux Marcs de Provence « GROS CALAN ». Je me dote d’un nouvel apéritif anisé, le Pastis Marra, initialement créé par un confrère de l’Isle-sur-sorgues, « Michel Marra ». Les pâtissiers de la région intègrent certaines de mes liqueurs à leurs créations. Mon Rhum « Zoulla », rhum pur de Martinique, agrémente de nombreuses recettes. Mon « Origan du Comtat » entre, lui, dans la composition d’un produit de notre terroir, les Papalines d’Avignon, fins chocolats au cœur liquoreux. En 1960, je lance le « PAC Citron », sirop à base de sucre et de citron, sans colorants. C’est une véritable réussite dans toute la région, et dès lors, il devient mon produit phare. On doit son nom, PAC Citron, à Louis Guiot qui le compose de chaque première lettre du prénom de ses enfants : Pierre, Annick, Christian et Colette. Chacun de mes produits a sa petite histoire !
1989-1993
En 1989, Jean-Claude Blachère reprend ma direction. Amoureux de la Camargue, il m’offre trois nouveaux alcools, reflets de cette contrée sauvage. Ses vastes étendues, ses manades, taureaux noirs et chevaux blancs, ses flamands roses, sont autant de beautés qui l’ont inspiré. Ma liqueur « La Camarguaise », à base de thym et de romarin de l’arrière pays, est issue d’une recette ancienne. L’apéritif « Lou Gardian » est un doux mélange de vin et de pêche. Quant à mon « pastis camarguais », il est un des dernier pastis fabriqué à l’ancienne. Ces trois breuvages restent dans l’esprit que je cultive et ajoutent à mon univers provençal, celui de la Camargue. Je m’évade. J’élargis mon horizon. J’innove aussi avec ma première bouteille sérigraphiée, pour « La Camarguaise ». Evasion et innovations font grandir ma passion pour toutes ces traditionnelles « potions ».
1993 à nos jours
En 1993, avec mes nouveaux propriétaires, Sandrine Blachère et Raphaël Vannelle, je m’installe à Châteauneuf-du-Pape, village réputé pour son célèbre vignoble. Dynamisée par ce nouveau souffle, j’aménage de vastes entrepôts, améliore l’efficacité de ma gestion, et élargit mon secteur d’activité de Valence à Toulon. Je donne également une nouvelle apparence à mes liqueurs centenaires : les bouteilles s’affinent mais gardent intacts la beauté et le charme de leurs étiquettes. Enfin, j’ouvre un magasin pour la vente et la dégustation. Soucieuse d’en faire un lieu accueillant et chaleureux, je le décore avec des objets hérités de mon histoire : une ancienne balance à fûts, des distinctions du passé, des photos chargées de souvenirs, et même quelques rares bouteilles de mon « Thé au Magot », délicieuse liqueur de mandarine, que je ne fabrique plus aujourd’hui. Connaisseurs ou amateurs, mes invités peuvent y terminer leur visite par une dégustation. Sous l’impulsion de mes dirigeants, je me tourne plus nettement vers la production de sirops, sans toutefois abandonner la fabrication des alcools. Le « Fun Blue » est le premier né de cette génération. Ce sirop, a base de sucre et d'essence de menthe, affiche son originalité : couleur « bleu Méditerranée » et étonnant goût « chlorophylle ». Rapidement adopté par les jeunes, il devient le digne petit frère du « PAC Citron ». Mais je ne m’arrête pas là. Fière de mon âme provençale, je lance ma gamme de sirops « Couleur Provence ». Une fois de plus, je recherche l’innovation et décline cette gamme en douze parfums surprenants tels que pêche, Châtaigne, Pomme, Melon ou réglisse. Pour assouvir mon désir d’ouverture toujours plus grand, j’élabore une nouvelle liqueur, « l’Ardéchoise ». Une crème de châtaignes inspiré par Jean-Claude Blachère natif de l’Ardèche, et qui m’a déjà poussé à tenter l’aventure camarguaise. Aujourd’hui, je conserve les reliques des vieux ages et envisage l’avenir avec sérénité.