17/06/2026
[ K**A MUTA ]
Le K**a Muta, c’est ce moment où le cœur déborde. Pas de tristesse, pas vraiment de joie non plus. Juste cette émotion qui monte quand on se sent profondément relié aux autres.
Chez moi, ça arrive souvent.
Quand une personne que j’accompagne retrouve confiance en elle et en ses projets.
Quand un ami traverse une épreuve et découvre qu’il n’est pas seul.
Quand je vois un geste de solidarité, de générosité ou de réconciliation.
Mais surtout, cela se glisse dans les moments les plus simples de ma vie comme quand je ris à en avoir mal au ventre avec mon mari pour une bêtise dont nous serons les seuls à comprendre l’origine.
Quand nous partons pédaler ensemble sous le soleil, sans autre objectif que d’être côte à côte.
Quand nous découvrons un village, un musée ou un paysage au détour d’un voyage.
Quand nous partageons un dîner, une terrasse, un spectacle ou simplement une conversation qui nous fait oublier l’heure.
Quand mes enfants et moi éclatons de rire pour une raison parfaitement absurde.
Quand nous jouons, marchons, bricolons ou regardons un film ensemble.
Quand je les vois grandir sans même m’en apercevoir, tout en retrouvant parfois dans leurs yeux les petits garçons qu’ils étaient hier.
Quand nous partageons ces moments ordinaires qui deviennent, avec le temps, les plus beaux souvenirs.
Et puis il y a ces petits riens : une chanson qui réveille un souvenir, un message inattendu, une vieille photo retrouvée, un fou rire partagé, une main posée sur une épaule, un regard qui dit « je suis là ».
Alors arrivent les symptômes bien connus des initiés : gorge nouée, yeux brillants, chair de poule et cette étrange sensation que la vie est précieuse justement parce qu’elle est faite de liens.
Je crois que si le K**a Muta me touche autant, c’est parce que je suis profondément convaincue que rien n’est plus important que la relation. Les réussites passent, les objets s’oublient, mais les moments de complicité, les éclats de rire et l’amour partagé restent gravés en nous.
Et finalement, ce n’est peut-être pas de la sensiblerie.
C’est simplement une immense gratitude d’être vivante, entourée de ceux que j’aime. 🩷