06/10/2026
Ce matin, j’ai vu une personne qui m’avait contactée parce qu’elle avait peur des chiens.
Avant de programmer la séance, nous avons d’abord beaucoup échangé au téléphone. L’idée était de comprendre ce qu’elle vivait, son histoire, les situations qui lui posaient problème, mais aussi de voir si l’accompagnement que je pouvais lui proposer était bien adapté à ses besoins et s’il n’y avait pas besoin d’un autre type d’accompagnement en parallèle.
Elle a ensuite rempli un questionnaire pour me permettre de préciser tout ça.
Parce que je fonctionne toujours de manière individualisée. Chaque histoire est différente, chaque personne a son propre tempérament et ses propres besoins. Mon objectif est donc d’abord de comprendre ce qui se joue derrière cette peur pour pouvoir adapter les séances.
Pour cette première séance de deux heures, nous avons aussi parlé du lieu. Elle pouvait venir chez moi, avec Yoyo, puisque je connais ma chienne, son tempérament et je savais comment elle allait se comporter. Mais si elle préférait, nous pouvions tout aussi bien nous retrouver dans un endroit neutre, sans chien.
Elle a choisi de venir à la maison.
Au début, Yoyo est venue prendre quelques informations, tranquillement. Puis elle est retournée à sa place et a passé une grande partie de la séance complètement couchée sur le côté, très tranquille, pendant que nous discutions et analysions des vidéos.
Et finalement, tout s’est très bien passé. ❤️
Au cours de la séance, nous avons beaucoup parlé de ce qui peut rendre certaines situations difficiles : ne pas savoir ce que signifie le comportement d’un chien, ne pas savoir interpréter une posture ou un regard, ou encore ne pas savoir comment réagir lorsqu’on croise un chien pendant un footing ou une balade.
Nous avons donc analysé plusieurs vidéos, parlé du langage corporel, de la communication non verbale, de nos propres attitudes, mais aussi de l’importance du contexte et de l’état émotionnel de chacun.
Et maintenant, on va avancer progressivement. Dans un premier temps, l’idée sera d’aller dans des endroits où elle pourra observer des chiens à distance, sans avoir à interagir avec eux. Puis nous irons dans des lieux où nous pourrons croiser des chiens et prendre le temps de regarder ce qui se passe, de comprendre les comportements et de voir comment réagir selon les situations. Et petit à petit, lorsque ce sera confortable pour elle, nous pourrons aller vers des rencontres plus directes, avec pourquoi pas l’objectif de pouvoir un jour participer à une balade collective.
Parce que le but n’est pas de lui dire « il ne faut pas avoir peur » ou de la mettre directement face à des chiens.
Le but, c’est de lui permettre de mieux comprendre ce qu’elle observe, de savoir quoi faire et de retrouver progressivement de la sécurité dans ces situations.
Et parfois, comprendre ce que le chien est en train de nous dire, ça change déjà beaucoup de choses.