12/05/2024
« Ils voyent », « malgré que »… 👀 Ces erreurs vous sautent aux yeux ou à l'oreille ? Que ce soit à l'écrit ou à l'oral, il est tout à fait possible de les éviter. ❌ Découvrez 10 fautes courantes à l'oral et nos astuces pour ne plus maltraiter notre belle langue française. ✅
1) Pallier… à ? : On ne dit pas : « Nous allons pallier à ce problème », car « pallier » est un verbe transitif direct. Il faut donc dire : « Nous allons pallier ce problème. »
2) Ils croivent, ils voyent… : Il faut dire : « Ils croient... » Pour ce qui est de « voyent », il s’agit d’un barbarisme. On dit bien « voyez », mais ce n’est pas pour autant qu’il faut employer « voyent » à la troisième personne du pluriel. Il faut dire : « Ils voient... »
3) Après qu’il soit venu ? : C’est bien l’indicatif qui s’impose. On ne dit pas : « Après qu’il soit venu... » Il faut dire : « Après qu’il est venu... »
4) Malgré que : Cette formule est fausse. Remplacez-la par « bien que ».
5) Il vient des fois : Cette formule ne remplace pas les adverbes de temps. Il faut dire : « Il vient parfois. »
6) Je me suis permise ? : Posez la question : « J’ai permis… à qui ? » Le pronom « se » est bien ici un COI. Si le sujet est de genre féminin, vous ne pouvez donc pas dire « Je me suis permise... » Il faut dire : « Je me suis permis... »
7) Tu sais c’est qui : Ce « c’est qui », qui devrait être un « qui est-ce » dans une question, devient un « qui c’est » dans une phrase déclarative : « Tu sais qui c’est. »
8) « Que » au lieu de « dont » : On ne dit pas : « C’est le livre que nous avons parlé. » On dit : « C’est le livre dont nous avons parlé. » « Le livre » est ici un complément d’objet indirect (COI), il est donc normal qu’il soit mis en relief par l’expression « c’est ... dont ». S’il s’agissait d’un complément d’objet direct (COD), l’emploi de l’expression « c’est ... que » serait justifié. On dirait : C’est le livre que je lis. »
9) Le copain à : Pour marquer l’appartenance, « à » est interdit pour introduire un complément du nom. Il faut employer « de ». On utilisera « à » après un verbe (exemple : « Ce vélo appartient à Jean. »).